Claude Vienney

De la nécessité de se doter d’un cadre de pensée et d’action

Comme le soulignent les temps forts de ce numéro, l’après-crise du Covid-19 – si ce début d’été 2020 peut-être spécifié comme tel – fait renaître un questionnement qui s’exprima au début des années 2010 autour des façons d’envisager la relation entre l’ESS et l’entrepreneuriat social. Cependant, les termes du débat ont changé, pour plusieurs raisons conjointes.

L’ESS entre démocratie et commerce

En mettant en question les contrats aidés, le gouvernement français a suscité un large mouvement de contestation au sein de l’ESS. En même temps, la nomination de Christophe Itier a été saluée à juste titre, même si un haut-commissariat n’est pas un ministère délégué ni un secrétariat d’Etat. Ces deux évènements invitent à s’interroger sur la grande ligne politique du gouvernement français en matière d’ESS.

Le label américain B-Corp s’invite dans l’ESS

Les 2 vaches (groupe Danone), La ruche qui dit oui, Camif.fr ; Nature & Découvertes... Près de quarante entreprises de toute taille et de tout secteur affichent le label B-Corp en France. Ce label, géré par l’organisme sans but lucratif B-Lab, est censé certifier que l’entreprise est socialement responsable et bénéfique à son environnement, et qu’elle ne poursuit pas seulement le profit.