Au sommaire du numéro 336

L'économie sociale dans le monde

L'économie sociale en mémoire

L'économie sociale en recherche

Varia

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En 2014, l’ESS, entendue sous le seul angle juridique des associations, des coopératives, des mutuelles et des fondations, employait 2,38 millions de salariés, représentant 12,7 % des emplois du secteur privé français.

Mais de quels emplois parle-t-on ? Comment évoluent les professionnalités ? L’ESS peut-elle définir un rapport au travail original ? Telles sont quelquesunes des questions abordées dans ce numéro 338.

A travers une remarquable enquête sur « Les emplois occasionnels dans les associations d’économie sociale », Lionel Prouteau explore une réalité peu observée et pourtant essentielle de l’emploi associatif. L’analyse établit un lien entre ce type d’emploi et des compétences, si bien, conclut Lionel Prouteau, qu’« il existe des modèles économiques spécifiques aux associations qui encouragent le recours à l’emploi occasionnel ».

Dans leur article « Le bien-être des usagers face aux indicateurs de performance : changement de modèle de l’IAE et tensions professionnelles », Bernard Balzani, Eric Creusat et Renaud Garcia-Bardidia montrent comment les professionnels de l’insertion par l’activité économique (IAE) sont placés face à une injonction paradoxale qui met en péril l’exercice de leur métier de base. Comment permettre « la réappropriation de la capacité d’élaboration critique, de décision et d’action orientation » plutôt que se limiter au « traitement social du chômage » ?

Luc Audebrand et Myriam Michaud explicitent « Les enjeux de la professionnalisation des entreprises d’économie sociale » : la professionnalisation peut être le vecteur d’importation de pratiques de l’idéologie dominante dans les associations. Les auteurs soulignent l’intérêt de relier les techniques aux valeurs d’origine et décrivent les moyens pour y parvenir.

Se penchant sur...

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