AU SOMMAIRE DU NUMERO 351 :

DOSSIER GOUVERNANCE ET ESS

L'ECONOMIE SOCIALE EN MOUVEMENT

NOTES DE LECTURE

  • L’Implication citoyenne dans la recherche
  • L’égalité (im)possible ? Manifeste pour une solidarité active
  • La Mutualité, grande semeuse de progrès social. Histoire des œuvres sociales mutualistes (1850-1976)
  • Projet coopératif et christianisme social

Au sommaire du numéro 348 :

L’ÉCONOMIE SOCIALE EN MOUVEMENT

L’ÉCONOMIE SOCIALE EN RECHERCHES

L’ÉCONOMIE SOCIALE EN MEMOIRES

Notes de lecture

Les praticiens, chercheurs, militants et partenaires de l’économie sociale et solidaire vivent une période privilégiée. Rarement l’ESS, en effet, aura connu une telle effervescence. Elle vit un tournant de son histoire d’une importance telle qu’il n’en a existé que trois dans son histoire bicentenaire.

Du travail au développement
L’ESS est née au début du XIX e siècle d’un questionnement du rapport au travail. L’abolition du salariat fut sa première revendication et l’utopie d’une micro-république des producteurs nourrit son premier projet. Durant cette première phase, la liberté du travail fut sa principale préoccupation. Comme le souligne Timothée Duverger dans sa contribution, ce mouvement connut son apogée en 1848. Économiquement marginalisé par l’essor de la grande entreprise, il n’en déboucha pas moins sur les premiers statuts juridiques des coopératives et des mutuelles. L’ESS prend un premier tournant au cours de la seconde moitié du XIX e siècle en répondant de façon originale à l’essor de la consommation et de la vie sociale. Cette deuxième phase connaît un grand développement des coopératives de consommateurs, des mutuelles puis des associations sportives, sociales et culturelles. Ce tournant témoigne à la fois de l’insuffisance d’une action menée à la seule échelle de l’entreprise et de la capacité de l’ESS à se renouveler en relation avec le mouvement social en accompagnant l’émergence de l’État social. Les coopératives de consommation portent une utopie transformatrice, celle d’instaurer une république des consommateurs, qui perdure dans l’esprit des militants jusque dans les années 1960. La Sadel (Société angevine d’édition et de librairie) étudiée dans ce numéro par Valérie Billaudeau et Patrice Moysan est, parmi mille, une concrétisation de cette utopie. Après 1945, les mutuelles redéfinissent leur rôle en complément de la Sécurité sociale. Les associations, particulièrement...

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