Au sommaire du numéro 336

L'économie sociale dans le monde

L'économie sociale en mémoire

L'économie sociale en recherche

Varia

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Nous savons désormais que l’économie sociale et solidaire (ESS) est capable, en complémentarité avec les collectivités territoriales et en partenariat avec l’économie de proximité des TPE et PME, de participer à une politique économique des territoires alternative à l’économie dominée par les grandes sociétés de capitaux.

Vers une économie territoriale

En France, comme dans de nombreux pays, des citoyens se réunissent en effet dans des associations ou des coopératives pour produire eux-mêmes leur énergie, distribuer l’eau, construire de nouveaux habitats, acquérir et exploiter des terres, échanger localement et équitablement, etc. L’engagement des collectivités territoriales – régions, départements, communes – se confirme chaque jour : hier, les collectivités offraient des zones industrielles à l’intention d’entrepreneurs extérieurs ; aujourd’hui, elles s’engagent dans l’économie de leur territoire, introduisant par exemple des clauses sociales et environnementales dans leurs appels d’offres ; demain (déjà aujourd’hui pour certaines, comme le Vorarlberg en Autriche), elles concevront des pans entiers de l’économie à partir des ressources locales.

Elles empruntent, souvent sans le savoir, la voie dans laquelle s’étaient engagés les Etats de l’hémisphère sud accédant à l’indépendance dans la décennie 1960 : celle d’un développement que l’on définissait alors comme autocentré ou encore « écodéveloppement » (Ignacy Sachs). Une révolution technologique nous sépare cependant de cette période. Aujourd’hui, ces initiatives se relient à d’autres avec lesquelles elles établissent des échanges matériels, par exemple dans le cadre du commerce équitable, ou des échanges immatériels, à partir des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Et l’économie immatérielle est sans aucun doute l’un des domaines...

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