Nadine Richez-Battesti

Entreprise, quand tu nous tiens

Ce numéro spécial sur l’entreprise de l’ESS a été conçu et réalisé par le comité de rédaction de la Recma. Nous avons voulu éclaircir ce concept central de la définition de l’ESS, en rappeler les origines, expliciter sa définition juridique, mesurer sa place à l’échelle internationale, souligner les débats qu’il suscite. Les articles qui composent ce numéro sont signés par des membres universitaires du comité, qui privilégient les mises en perspective théoriques et croisent des approches historiques, juridiques, économiques et sociologiques.

Transition écologique et Scic : une université éphémère à Grasse

« Les Scic comme véhicules des coopérations territoriales pour la transition écologique » : c’est sous cet intitulé que s’est déroulée à Grasse, les 1 er et 2 avril 2019, une université éphémère (UE) qui a rassemblé plus de 70 praticiennes et chercheur·ses dans les murs du tiers-lieu de la transition écologique et solidaire animé par la Scic Tetris.

Penser la gouvernance et ses nouveaux outils

Gouvernance et ESS. En rapprochant ces deux termes lors de son 28 e colloque, qui s’est tenu le 9 octobre 2018, l’Addes (Association pour le développement des données sur l’économie sociale) s’est intéressée à l’une des spécificités des entreprises de l’ESS mise en exergue dans l’article 1 de la loi sur l’ESS de juillet 2014 : la gouvernance démocratique. À l’instar de ses colloques précédents,  celui-ci a témoigné de l’état des réflexions critiques du moment sur l’économie sociale. Au moins trois thématiques s’en sont dégagées.

Vent nouveau sur la recherche en ESS

La diversité des articles qui composent ce numéro 350 de la Recma témoigne de la multiplicité des approches et des formes de l’économie sociale et solidaire. Cette multiplicité a été soulignée de longue date – à vrai dire dès l’émergence du concept d’économie sociale dans les années 1970. Elle a cependant évolué en relation avec les transformations de la société et sous les impulsions de la recherche. Celle-ci est aujourd’hui en effervescence.

Risques et potentialités des restructurations interassociatives

Dans une perspective néo-institutionnaliste, cet article cherche à mettre à jour l’impact des restructurations actuelles sur le paysage associatif, en particulier sur les pratiques et les projets associatifs. Les auteures s’interrogent sur les conséquences du mouvement de concentration des associations sur leur dimension politique et sur le fonctionnement démocratique qui les caractérise. Alors que la réduction des marges de manœuvre associatives est souvent mise en avant par les acteurs et travaux universitaires, cet article montre que, paradoxalement, ces démarches de regroupement peuvent contribuer à redynamiser et réaffirmer la dimension sociopolitique des associations. Les auteures s’appuient sur des enquêtes de terrain menées en Paca et en Languedoc-Roussillon.

Numéro de revue: 
344
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Nadine Richez-Battesti, Francesca Petrella, Céline Marival

Les associations du secteur social et médico-social Entre créativité et normalisation

Les associations sont, en France, des institutions dynamiques et appréciées de la population (Archambault, 2012). Leur contribution – et notamment celle des associations sociales et médico-sociales – au bien-être des personnes, à la cohésion sociale, à la vie démocratique et à  l’animation des territoires est clairement reconnue aujourd’hui : « Les associations, c’est la quasi-totalité des structures d’accueil d’urgence aux personnes en détresse.