économie sociale

L’économie sociale : près de 90 milliards d'euros de valeur ajoutée

L'économie sociale « génère 90 milliards d'euros de valeur ajoutée [en 2012], provenant en majorité d'activités marchandes (..) soit 5 % de l'ensemble de l'économie » portés par quelques 2,3 millions de salariés, indique l'Insee dans une étude publiée ce vendredi 21 novembre. Les quatre membres de cette famille quelque peu hétéroclite quant à ses modes de gouvernances et ses activités, à savoir les associations, les mutuelles, les fondations et les coopératives, ne participent pas à part égale dans cette création de richesse.

Henri Desroche aurait cent ans

Le centenaire de la naissance d’Henri Desroche est l’occasion de se plonger une nouvelle fois dans son oeuvre immense et complexe. Dans le présent article, nous proposons de donner un cadre général de compréhension de cette oeuvre, en vue de faciliter le travail du lecteur qui souhaite la découvrir. Deux propositions principales sont avancées. La première est que les faits abordés par cette oeuvre peuvent être regroupés en trois ensembles principaux : le fait religieux, les pratiques sociales et l’éducation des adultes. La seconde est que l’oeuvre de Desroche a deux expressions : théorique, à travers la production d’ouvrages, et pratique, à travers la fondation d’entreprises, et que chacune n’est compréhensible qu’à condition d’être articulée à l’autre. Cette contribution conclut sur l’actualité de l’oeuvre d’Henri Desroche, en rappelant la défi nition qu’il donna de l’économie sociale.
Numéro de revue: 
334
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Jean-François Draperi

Loi cadre ESS: "Retrouver quelques fondamentaux pour avancer", par Marcel Caballero et Jean-Philippe Milésy

Un texte de Marcel Caballero et Jean-Philippe Milésy pour les Brèves de juin du Ciriec France.
Une loi sur l’Economie Sociale et Solidaire est en débat à l’Assemblée nationale. Présentée par Benoît Hamon, alors ministre délégué à l’ESS (ce ministère a été supprimé depuis), elle a été adoptée en novembre par le Sénat, ce qui représente un délai insolite de six mois entre les deux examens. C’est sans doute que, bien que présentée comme une des dix priorités du candidat Hollande, l’ESS, malgré la satisfaction affichée par certains de ses acteurs, prompts à s’ébaudir, n’est guère une préoccupation du gouvernement, à l’heure du Pacte de  responsabilité. Il est d’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Lors de la conférence de presse du président de la République qui portait sur les entreprises et l’emploi et l’annonce du Pacte de responsabilité, l’Economie sociale ne fut pas même citée.  Or, l’ESS représente des dizaines de milliers d’entreprises de toutes tailles, contribuant pour pas moins de 10% au PIB et  employant plus de 2 millions de personnes. Mais surtout, alors  que les entreprises dites « classiques » licencient par milliers,  l’ESS embauche régulièrement. Est-ce une faute  d’appréciation du président ? Ou est-ce son acquiescement au  monopole de l’entreprise et de la création de richesse  revendiqué par le MEDEF et ses supplétifs de la CGPME et de  l’UPA ? En tout cas, cette absence pose à l’ESS un défi à la  mesure des enjeux de son développement dans la France  d’aujourd’hui, à l’instar de celui qu’elle connaît dans le monde.  En effet, l’Economie sociale, à travers ses valeurs et ses  principes, est une alternative utile au capitalisme financiarisé  et donc un enjeu économique, social, environnemental mais  aussi démocratique. Mais comment la mettre en œuvre ? 

Une théorie pour l’économie sociale et solidaire?

David Hiez et Eric Lavillunière ont dirigé la publication d’un livre dont le titre, Vers une théorie de l’économie sociale et solidaire (1), d’emblée, attire et interpelle. Il doit en effet être question d’une théorie de l’économie sociale et solidaire (ESS), horizon vers lequel l’ouvrage permettrait d’avancer. Il va de soi que cette ambition impose autre chose que de simples actes de colloque. De fait, ce livre se présente comme un travail ne se réduisant pas à des actes, même si les textes proviennent de deux événements organisés en 2010 par le Réseau interuniversitaire de l’économie sociale et solidaire (Riuess) : d’une part, une double journée d’étude autour d’une réflexion très orientée et intensive sur la question théorique (Marne-la-Vallée, 4-5 février 2010) ; d’autre part, le colloque annuel du Riuess (Luxembourg, 2-4 juin 2010), dont l’appel avait été centré sur la même problématique. La première partie vise à « la définition de [la] structure interne » d’une théorie nouvelle de l’ESS (p. 9), produisant des « ébauches d’une théorie de l’économie sociale et solidaire » (c’est le titre de la partie), pour l’essentiel au moyen de contributions aux journées de février 2010 ; la seconde partie, quant à elle, a pour objectif « l’élucidation de [la] place [de l’ESS] vis-à-vis de l’extérieur » (p. 9) et s’alimente surtout de textes présentés lors du colloque annuel. Deux textes dans chacune des deux parties produisent une interpénétration de ces deux manifestations scientifiques (Dacheux-Goujon et Gardin dans la partie de l’élucidation interne, Ricard Lanata et Corcuff dans la partie de l’articulation externe) (2). Ce texte ne cherche pas à porter la critique aux codirecteurs du livre quant aux insuffisances d’une théorie de l’ESS, qu’il ne vise de toute façon pas à produire (3). Il s’agit de discuter la pertinence et les conditions de possibilité d’une telle théorie, en partant de ce qu’apportent et laissent voir les textes du livre. Pour cela, je n’entreprendrai pas ici un examen exhaustif de ces textes (leur variété rend l’exercice difficile pour le rédacteur, qui devrait se contenter de délivrer ce que l’on voit déjà dans la table des matières), mais je centrerai ma réflexion sur l’ambition première du livre en tant que totalité : cette ambition est-elle réalisée ? Est-elle réalisable ? Est-elle même souhaitable?

Numéro de revue: 
331
Année de publication: 
2014
Fichier attachéTaille
PDF icon recma331_118125.pdf618.61 Ko
Auteur(s): 
Jérôme Blanc

Economia social y solidaria en Bolivia (L'ESS en Bolivie)

Ressources Solidaires publie un texte de Laura Ramirez, étudiante bolivienne à l'IAE de Nantes en L2 sur l'ESS en Bolivie (35% de l'emploi salarié) où il existe une "Stratégie nationale pour l’économie solidaire et le commerce équitable" et une politique de Coordination et d’intégration des organisations économiques paysannes pour harmoniser les structurations sociales communautaires, notamment dans l'Est du pays, et un Réseau National de Commercialisation Communautaire de la Bolivie pour la formation des producteurs... 

L’économie sociale et solidaire : un enjeu pour les droits de l’Homme

Coopératives, mutuelles, associations : le devenir de l’économie sociale et solidaire est au cœur des mutations induites par les bouleversements mondiaux contemporains sous l’aiguillon des politiques européennes, ce secteur est confronté à l’extension du domaine marchand et à des restructurations économiques et juridiques incessantes. Son avenir reste conditionné par des débats sociaux, économiques et politiques engagés de longue date qui prennent aujourd’hui une acuité nouvelle, et par l’investissement d’un nombre toujours plus important d’acteurs – certains sociaux et d’autres pas. Il s’inscrit dans les réflexions sur des solutions alternatives, visant à une citoyenneté élargie qui adjoint au domaine civique et politique les dimensions économique et sociale. Un texte de Dominique Guibert pour la LdH.

Québec : projet de loi économie sociale, le débat est bel et bien engagé

Un projet de loi, le projet de loi 27 sur l’économie sociale a été déposé par le gouvernement du Québec en début d’année. Depuis lors toutes les organisations de ce «tiers secteur» c’est-à-dire les coopératives, les mutuelles et les associations ayant des activités marchandes, s’affairent à produire leur mémoire dans l’éventualité d’une commission parlementaire sur la question. [...] L’économie sociale en France, ce sont les coopératives, les mutuelles et les grandes associations à vocation économique (grandes, moyennes et petites). L’«économie solidaire» à la française, indépendamment de son discours un peu «inflationiste», correspond davantage au monde associatif de nos centres de la petite enfance, de nos OBNL en habitation et de nos petites entreprises de services à domicile par exemple. L’intérêt de ce projet de loi du gouvernement du Québec est d’afficher des couleurs qui vont dans le sens européen du terme : additionner les différentes dynamiques sans en négliger aucune. Un article de Louis Favreau

Agora des CE, rencontre des élus des comités d'entreprises et de l'ESS, Poitiers, 28 mai

Ethique, sens, valeurs… des mots parfois difficiles à concrétiser pour les élus de comités d’entreprise, tiraillés entre leur mission sociale, une exigence toujours plus grande de leurs salariés et un contexte économique délicat. C’est pourquoi trois acteurs majeurs de l’économie sociale, le Groupe Chèque Déjeuner, le Crédit Coopératif et le Groupe Macif, ont décidé de donner aux élus des comités d’entreprise l’occasion de réfléchir à leurs missions et actions, renouant en cela un lien naturel et privilégié entre économie sociale et CE. Prochaine édition à Poitiers, le 28 mai.