banque coopérative

Les banques coopératives françaises dans la crise : l’occasion d’un retour aux valeurs ?

Cet article est consacré à souligner les différences, mais aussi les ressemblances entre banques coopératives et banques capitalistes en France. Après une présentation de l’importance des banques coopératives en France, nous recensons et classons les objectifs, les valeurs et principes exposés dans les grands textes de référence de l’économie sociale, de la coopération et des banques coopératives ; puis, nous montrons comment les réseaux bancaires coopératifs relaient ces éléments dans leurs politiques de communication ; nous évaluons ensuite la réalité de ces « promesses » concernant le service aux usagers, la responsabilité, la solidarité, la démocratie. Enfin nous soulignons l’importance d’une meilleure connaissance du sociétariat « de base ».

La coopérative financière et la politique d’uniformisation du droit Ohada

Le 10 décembre 2010, l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) a adopté un nouvel acte uniforme relatif au droit des coopératives. Au cours des travaux préparatoires, il avait été convenu de définir des règles particulières applicables aux coopératives financières (ou coopératives d’épargne et de crédit, Coopec), dont la désorganisation aurait été à l’origine de la réglementation même des coopératives. Curieusement, elles ont progressivement été extraites du texte et ne figurent pas dans la version finale de l’acte uniforme. L’objectif de cet article est de porter une analyse critique sur cette éviction par le législateur Ohada tant du point de vue de la place de ces organisations dans la société que sous l’angle de l’appréciation du procédé d’uniformisation du droit par l’organisation, qui se trouve ici réduit.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma330_072087.pdf1.27 Mo
Auteur(s): 
Willy Tadjudje

Les fondements théoriques des coopératives de crédit

Les coopératives de crédit sont des institutions bancaires développées au cours des xixe et xxe siècles comme des banques locales qui desservent des catégories sociales ayant des difficultés d’accès au financement. Avec cet article, nous proposons d’analyser leur rôle dans le cadre d’extraits de la pensée des économistes du XIXe siècle comme Léon Walras, Marshall, Mill, Pareto et Say. A l’instar des associationistes du début du siècle, ces derniers attribuaient un rôle double aux coopératives de crédit: politique, en permettant l’accès à la propriété privée des classes modestes pour limiter les projets révolutionnaires, et économique, en contribuant au développement économique par l’épargne et le crédit. Sans que la coopération constitue un élément particulièrement privilégié de leur analyse, le peu qui a été dit sur les coopératives suffit à expliquer leur rôle dans une économie capitaliste.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma330_027042.pdf2.2 Mo
Auteur(s): 
Nazik Beishenaly

Une banque coopérative en Israël?

Israël a une forte tradition coopérative (actualité des Kibboutz Recma n°320 et 321, sur les coop. de transport ) , mais ne compte plus de banques coopératives depuis 1957. La contestation sociale de l’été 2011 aura peut-être comme conséquence en la matière la création d'une banque coopérative. Ofek doit trouver les 30 000 premiers clients (particuliers et PME) qui en détiendront la propriété collective. Chaque client devra effectuer un dépôt minimal de 3 000 shekels (625 euros), ce qui permettra à la banque de se constituer un capital propre d’environ 100 millions de shekels (21 millions d’euros).

Banques coopératives... toujours coopératives ?

Dossier « banques coopératives » du numéro 317 de Banques & stratégie (septembre 2013). S’il est communément admis que les banques coopératives ont bien supporté la dernière crise financière, le dossier questionne ce point d’évolution optimal vraisemblablement atteint au-delà duquel l’hybridation du modèle coopératif vers un modèle de banque commerciale classique fait peser des risques nouveaux sur ces groupes (Jean-Noël Ory). Le fonctionnement de ces banques, notamment leur entrée en bourse, est il toujours en adéquation avec les valeurs qu’elles affichent ?

Desjardins : fronde dans les caisses locales

"Depuis le début de l'année, une soixantaine de points de service et de guichets ont été fermés au sein des caisses Desjardins. Nicole Racine, éleveuse de chiens bouviers bernois dans la région de Trois-Rivières, a convaincu plus de 800 membres de la caisse Desjardins Godefroy de réclamer une assemblée générale extraordinaire . Le but est d'amender le règlement de la caisse pour faire en sorte que le pouvoir de fermer ou d'ouvrir un point de service ou un guichet automatique relève dorénavant des membres réunis en assemblée. Actuellement, le pouvoir relève du conseil d'administration, comme l'ensemble des activités courantes d'une caisse".

Rentabilité modeste pour les banques coopératives en 2013 ?

En 2013, la rentabilité opérationnelle des banques coopératives risque de rester modeste, selon une étude publiée par Fitch en août 2013 et intitulée « French cooperative banks: peer review ». L’agence de notation constate que les groupes bancaires coopératifs français tels que Crédit agricole, groupe BPCE et CM11-CIC mènent une stratégie peu risquée et axée sur les volumes, s’exposant ainsi ai risque de marges faibles. Source : Agefi

Finance solidaire et système financier : une approche historique

La finance solidaire suscite un regain d’intérêt dans le contexte de crise actuelle, et elle est présentée comme une réponse innovante. Or ce constat est à nuancer. Depuis le xixe siècle et aujourd’hui encore, en France, la finance solidaire développe une offre de financement complémentaire du fait des transformations de la régulation financière. Cette complémentarité par rapport au système financier conventionnel est-elle simplement un palliatif aux dysfonctionnements ou constitue-t-elle une réelle alternative dans les relations financières entre les emprunteurs et les intermédiaires financiers et dans l’organisation du système ? Par une approche historique comparée, nous montrons la permanence de la finance solidaire, tout en soulignant les formes de continuité et de discontinuité. Dès lors, nous discutons des rapports entre la finance solidaire et le système financier conventionnel, entre inclusion financière et transformations des règles.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma329_065078.pdf732.9 Ko
Auteur(s): 
Amélie Artis