Belgique

Une exploration historique de l’économie sociale en Belgique

L’économie sociale, en Belgique comme ailleurs en Europe, s’enracine historiquement dans les organisations de travailleurs autonomes (mutualités, coopératives) qui, les premières, ont exprimé des préoccupations sociales à l’égard du capitalisme débridé du XIXe siècle, peu soucieux de celles et ceux qui peinaient toujours plus à suivre le mouvement. Nous retrouvons aujourd’hui cette même préoccupation au sein des entreprises sociales qui relient l’engagement social (et l’emploi) à la durabilité et aux objectifs environnementaux. Parfois avec un clin d’œil adressé non seulement au passé idéologique de l’économie sociale (pharmacies coopératives ou sociétés coopératives d’assurance, …), mais également à de nouveaux groupes au sein de notre société (réfugiés, personnes handicapées, …) qui risquent à nouveau d’être laissés pour compte.

 

Numéro de revue: 
368
Année de publication: 
2023
Auteur(s): 
Luc Peiren

Séminaire sur l’histoire de l’ESS au Cedias-Musée social

Dans la continuité du colloque international sur l’histoire de l’ESS qui s’est tenu en 2020, les historiens Olivier Chaïbi, Timothée Duverger et Patricia Toucas-Truyen ont organisé avec le Cedias-Musée social un séminaire visant à faire un état des lieux de la recherche et de l’histoire de l’économie sociale en Europe. Cette présentation rend compte des trois premières séances sur la Belgique, le Canada et la Grande-Bretagne.

La popularité de l’économie sociale en Belgique francophone

ConcertES est une plate-forme de concertation des organisations représentatives de l’économie sociale en Région wallonne et àBruxelles, initiée en 2005 par trois fédérations transversales d’économie sociale – Febecoop, SAW-B et Syneco – afin de représenter les entreprises d’ESS auprès des instances politiques. En sortie de crise sanitaire, l’association a commandé une étude pour le moins originale.

Une ligne de production de masques solidaire à Bruxelles

Pour contribuer à la lutte contre la pandémie du virus Covid-19 et remédier aux ruptures de stock de masques à l’échelle internationale,l’entreprise de travail adapté (ETA) bruxelloise Travie a constitué une ligne de production de masques, avec le soutien de la Région bruxelloise et en consortium (avec notamment EcoRes, MAD, Home of Creators). L’objectif est de fabriquer au moins 100 000 masques avec l’aide d’une équipe de bénévoles, selon une approche de production décentralisée collaborative en Région bruxelloise.

Création d’une section tunisienne du Ciriec

Le Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative (Ciriec) a récemment entrepris de créer une section en Tunisie à l’occasion d’un séminaire organisé le 29 octobre 2019 à Tunis avec l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Premier syndicat du pays, particulièrement bien implanté dans le secteur public, l’UGTT accompagne l’État, au sein d’un réseau, dans son choix stratégique de promouvoir l’économie sociale et solidaire (Voir R. Ben Abdallah, A. Béji-Bécheur et O.

Comment se financent les associations belges francophones?

En raison de la nature de leurs activités et de leur finalité non lucrative, les associations rencontrent des problèmes spécifiques de financement. Cet article en présente une première étude empirique sur la Belgique francophone (Wallonie et Bruxelles). La proximité juridique des associations belges et de leurs homologues françaises ainsi que les similitudes entre les réalités associatives des deux pays permettent de donner aux résultats obtenus une portée assez générale. L’enquête montre notamment que si les associations se tournent effectivement peu vers les banques, que ce soit pour faire face à des problèmes de trésorerie ou pour financer leurs investissements, ce n’est pas en raison de difficultés d’accès au crédit, mais plutôt pour des raisons de principe (ne pas s’endetter auprès des institutions bancaires).

Numéro de revue: 
332
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Sybille Mertens et Michel Marée