Francesca Petrella

Vent nouveau sur la recherche en ESS

La diversité des articles qui composent ce numéro 350 de la Recma témoigne de la multiplicité des approches et des formes de l’économie sociale et solidaire. Cette multiplicité a été soulignée de longue date – à vrai dire dès l’émergence du concept d’économie sociale dans les années 1970. Elle a cependant évolué en relation avec les transformations de la société et sous les impulsions de la recherche. Celle-ci est aujourd’hui en effervescence.

Agenda de la recherche en économie sociale (Février 2018)

8 février : Paris, Cedias-Musée social, « Échec et pérennisation des expériences coopératives » : 2e séance du séminaire « Histoire de la coopération », organisé par le centre Georges-Chevrier de l’université de Bourgogne.

13 février : université de Lyon-II, Grand Amphi, conférence de Francesca Petrella dans le cadre des « Mardis de l’ESS ».

 

Risques et potentialités des restructurations interassociatives

Dans une perspective néo-institutionnaliste, cet article cherche à mettre à jour l’impact des restructurations actuelles sur le paysage associatif, en particulier sur les pratiques et les projets associatifs. Les auteures s’interrogent sur les conséquences du mouvement de concentration des associations sur leur dimension politique et sur le fonctionnement démocratique qui les caractérise. Alors que la réduction des marges de manœuvre associatives est souvent mise en avant par les acteurs et travaux universitaires, cet article montre que, paradoxalement, ces démarches de regroupement peuvent contribuer à redynamiser et réaffirmer la dimension sociopolitique des associations. Les auteures s’appuient sur des enquêtes de terrain menées en Paca et en Languedoc-Roussillon.

Numéro de revue: 
344
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Nadine Richez-Battesti, Francesca Petrella, Céline Marival

Les associations du secteur social et médico-social Entre créativité et normalisation

Les associations sont, en France, des institutions dynamiques et appréciées de la population (Archambault, 2012). Leur contribution – et notamment celle des associations sociales et médico-sociales – au bien-être des personnes, à la cohésion sociale, à la vie démocratique et à  l’animation des territoires est clairement reconnue aujourd’hui : « Les associations, c’est la quasi-totalité des structures d’accueil d’urgence aux personnes en détresse.