DIVERSITÉ DES ORGANISATIONS DANS LES ÉCONOMIES DE MARCHÉ, RÔLE DES COOPÉRATIVES ET DES ENTREPRISES SOCIALES Plaidoyer en faveur d’un pluralisme économique

Année de publication:
 2011
Numéro de revue: 

Auteur(s)

Carlo Borzaga, Sara Depedri et Ermanno Tortia

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Les approches économiques dominantes ont jusqu’à présent minimisé et marginalisé le rôle que jouent les entreprises coopératives et sociales dans les économies de marché contemporaines. Ce manque d’attention est certainement dû au fait qu’il est diffi cile d’appliquer aux coopératives et aux entreprises sociales deux des présupposés fondateurs des théories orthodoxes sur la micro-économie (la participation exclusive d’individus ayant à coeur leur intérêt propre, d’une part, et la maximisation des profi ts, d’autre part) comme uniques objectifs de l’entreprise. L’inadéquation entre la théorie et la réalité a mené à une sous-estimation du potentiel de croissance, du poids et du rôle des coopératives et des entreprises sociales. Les théories institutionnalistes ne sont pas parvenues non plus à expliquer la persistance et la croissance de ce type d’entreprise. Ainsi, nous proposons d’élargir les hypothèses des modèles économiques dominants et de considérer les entreprises comme des mécanismes de coordination des activités économiques, dont les parties prenantes sont motivées par des fi nalités diverses et affi chent des préférences complexes. Pour gérer cette complexité des motivations et des comportements, les coopératives et les entreprises sociales développent des modes d’organisation spécifi ques. Il est courant que les objectifs qu’elles poursuivent soient ambigus : elles peuvent envisager la propriété privée tout en ayant des objectifs de bénéfi ces mutuels et de bien commun soutenus par des préférences altruistes.

Organizational variety in market economies and the role of cooperative and social enterprises: A plea for economic pluralism

<p style="text-align: justify;">To date, the dominant economic approaches have downplayed and marginalized the role of cooperative and social enterprises in contemporary market economies. This insufficient attention derives from the limited applicability to the case of cooperative and social enterprises of two of the main assumptions of orthodox microeconomic theory: the presence of self-interested individuals and profi t-maximization as the only possible fi rm objective. Th e mismatch between theoretical assumptions and empirical evidence has led to underestimating the growth potential, weight and role of cooperative and social enterprises. An explanation for the persistence and growth of these organizational types has not been provided by institutionalism either. We thus maintain that the assumptions of the main theoretical models must be broadened to consider fi rms as coordination mechanisms of economic activities, whose stakeholders are driven by a plurality of motivations and display complex preferences. In order to manage motivational and behavioral complexity, cooperative and social enterprises develop specific organizational routines. Th ey commonly pursue ambiguous objectives. Th ey can envisage private appropriation while having mutual benefi t goals and public benefit aims supported by altruistic preferences.</p>