"Charities" et associations: une étude comparative France-Royaume-Uni du comportement des donateurs

La loi sur les charities est beaucoup plus ancienne que la loi de 1901. Ces organisations se limitent à des domaines plus étroits que les associations françaises. Elles n’ont également pas les mêmes arguments fiscaux pour inciter les donateurs à réaliser un don. Les Britanniques donnent beaucoup plus que les Français et sont plus nombreux à donner. La concentration des revenus de l’ensemble du secteur auprès de quelques organisations est plus importante au Royaume-Uni qu’en France. Il existe dans ces deux pays une forte concurrence à la recherche de financement, principalement due à l’augmentation de la taille des organisations, à l’intégration de nouveaux entrants dans le secteur et à la baisse ou à la stagnation des financements publics. Les outils de collecte sont nombreux et divers de façon à toucher un public de plus en plus large. L’innovation est constante en la matière. Pour satisfaire leurs donateurs, les associations et les charities doivent être concrètes dans leur communication auprès du public.

British charities and French nonprofits: A comparative study of donor behavior and fundraising in France and the United Kingdom

British legislation on charities is much older than the French 1901 law on nonprofits. British charities are restricted to a narrower range of areas than French nonprofits. They also do not have the same tax incentives for making donations. The British give much more than the French, and there are more donors in the UK. Income is also concentrated in fewer organizations in the UK than in France. In both countries, however, there is enormous competition for funding mainly due to the growing size of organizations, the appearance of new organizations in the sector, and cuts or freezes in public funding. A great variety of fundraising techniques tapping into an ever-widening public is available, and new ways are constantly being devised. In order to satisfy their donors, British charities and French nonprofits have to communicate with the public in concrete terms.