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PLFSS 2021 : les mutuelles mises à contribution pour combler le déficit de la Sécurité sociale

Le déficit de la Sécurité sociale, qui était estimé à au moins 41 milliards d’euros avant le premier confinement, est désormais évalué à environ 48 milliards d’euros. Ce chiffre ne saurait surprendre au vu de l’envolée des dépenses sanitaires directement liées à la pandémie, ainsi que du choix gouvernemen- tal de faire peser une partie de la dette Covid sur le budget de la Sécurité sociale (déjà ponctionné pour financer les mesures dites « Gilets jaunes »).

Un regard mutualiste sur la crise sanitaire

Entre le 10 mars et le 20 mai 2020, Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, a consigné dans un journal son ressenti personnel du confinement, ses réflexions de citoyen et surtout son analyse de responsable mutualiste dans une tourmente sanitaire inédite. Ce Journal d’une crise. De l’urgence du Covid aux soins du quotidien a été publié en août 2020 aux éditions de l’Aube.

L’économie sociale et solidaire, des alternatives au néolibéralisme ?

Il est sans doute plus urgent que jamais de rouvrir le débat sur la capacité de l’économie sociale et solidaire (ESS) à constituer des alternatives à l’économie dominante et au néolibéralisme. De le rouvrir au sein de la société civile dans le sens que lui donne Gramsci et qui renvoie à tous les acteurs produisant dans la superstructure des idées et des représentations participant de la fabrique de la société 1 .

Covid-19 : près d’un million d’emplois perdus dans le tiers-secteur états-unien

Selon le très officiel Bureau of Labor Statistics, le secteur sans but lucratif aux États-Unis aurait perdu 977 000 emplois entre février et août 2020 à la suite de l’épidémie de Covid-19 (10). Pour ce secteur qui reste le plus important au niveau mondial, avec environ 12 millions d’emplois, cela représente une perte de 8 % des salariés. La majorité des postes supprimés se situent dans des domaines cruciaux pour lutter contre la pandémie et la crise économique et sociale qui en découle.

Finance solidaire : une étude pointe son essor et ses atouts par temps de crise

Née dans les années 1980 à l’initiative d’associations loi 1901 qui n’avaient pas accès au financement bancaire pour développer leurs projets à forte utilité sociale (les banques classiques n’ayant pas une bonne compréhension du modèle spécifique de l’entrepreneuriat associatif ou à finalité sociale), la finance solidaire n’a cessé de progresser depuis.

Une enquête sur les coopératives européennes pendant la pandémie

Une enquête comparable a été menée par Cooperatives Europe à l’échelle européenne, auprès de coopératives et d’organisations dans différents secteurs  d’activité. Le rapport rappelle les qualités intrinsèques du modèle coopératif (contrôle démocratique, ancrage territorial, etc.), qui expliquent sa capacité à maintenir une stabilité de l’emploi et à réguler l’emploi informel. Il insiste sur le 6 e principe coopératif, « la coopération entre les coopératives », qui est un facteur déterminant de la résilience coopérative dans un contexte de crise.

Une nouvelle taxe pour les mutuelles

Les Ocam (organismes complémentaires d’assurance maladie) seront prochainement soumis à une « taxe Covid » d’un montant de 1,5 milliard d’euros échelonnée sur deux ans via une hausse de la TSA (taxe de solidarité additionnelle), à laquelle sont soumis ces organismes. Le ministre des Solidarités et de la Santé justifie cette contribution exceptionnelle par les économies qu’auraient réalisées ces organismes durant le confinement, du fait de la baisse des dépenses de santé.
Ce nouvel impôt, qui pèsera sur les budgets mutualistes, inspire trois critiques :