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Une nouvelle convention pour promouvoir l’ESS à l’école

L’Esper (Économie sociale partenaire de l’École de la République) et les 45 associations, mutuelles, coopératives et syndicats œuvrant dans le monde de l’éducation qui la composent ont des raisons de se réjouir. Tout d’abord, les deux actions mises en place à destination des élèves et des enseignants gagnent en visibilité.

Quid de l’enseignement de l’ESS et de ses modèles théoriques ?

En matière d’enseignement, le tableau est moins rose. Si la promotion de l’économie sociale et solidaire à l’école (sur la base du volontariat) est bien enclenchée, l’enseignement de l’ESS et de ses modèles parmi les matières obligatoires du lycée est à la peine.

Un contre-manuel de sciences sociales

Cette refonte des programmes de SES, quoiqu’elle mobilise depuis plusieurs années l’Udes (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire) et de nombreux enseignants-chercheurs, notamment de la chaire d’ESS de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, reste difficile à atteindre, car elle remet en cause l’enseignement de l’économie « orthodoxe », ce qui soulève en France de grandes résistances.

Un « labcom » sur l’innovation sociale

Les laboratoires communs – « labcom » – associent les acteurs de la recherche publique et des PME ou ETI (entreprises de taille intermédiaire). Ces partenariats structurés font l’objet d’un programme de soutien de l’Agence nationale de la recherche depuis 2013.

French Impact : 340 millions d’euros sur 1 milliard attendu

En janvier 2018, dès avant la mise en place du Pacte de croissance, le gouvernement promettait un milliard d’euros sur le quinquennat pour soutenir l’innovation sociale et permettre à l’ESS de changer d’échelle.
Le Pacte ESS apporte quelques précisions sur cette enveloppe. Ce milliard devrait être trouvé via des fonds publics et privés et, à ce jour, 340 millions d’euros ont déjà été promis (représentant des engagements sur quatre ou cinq ans) de la façon suivante :

ESS France refonde son mouvement et élit Jérôme Saddier président

Lors de son assemblée générale du 5 décembre 2018, ESS France, qui réunit les têtes de réseau nationales des familles de l’ESS, a voté un projet ambitieux de nature à lui donner un nouvel élan. Objectif : mieux porter la voix de l’ESS grâce à une alliance fondée non seulement sur le statut et l’histoire de ses membres, mais aussi sur des principes modernes et fédérateurs mettant en valeur le caractère exemplaire de ses entreprises, et leur contribution au tissu économique et à la société en général.

Des JO inclusifs et solidaires

Les JO de 2024 seront-ils exemplaires sur le plan écologique et quant à la mise en œuvre de mécanismes vertueux de l’ESS ? La convention signée en mai 2018 entre Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de la Solideo (Société de livraison des équipements olympiques), Tony Estanguet, président de Paris 2024, l’homme d’affaires Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, et Éric Pliez, président des Canaux (la maison de l’économie sociale et solidaire à Paris), suscite des attentes.

Les « Dialogues de la Recma » ont vu le jour !

Que nous dit la recherche sur la gestion des coopératives d’activités et d’emploi (CAE) ? C’est autour de cette thématique que la Revue internationale de l’économie sociale (Recma) a inauguré, le 6 novembre 2018, un rendez-vous à destination de ses lecteurs et amis. Ceux-ci étaient invités à partager un petit-déjeuner avec Stéphane Veyer et Joseph Sangiorgio, de la Scop Coopaname, auteurs d’un article de recherche-action paru dans le numéro d’octobre de la Recma et portant sur une innovation de gestion au sein de la CAE Coopaname.