Québec: représentants de l'ESS, universités et gouvernement lancent leur "pôle territorial de développement économique"

Alors que plusieurs réseaux d'ESS (RTES, CNCRES, Coorace, Labo de l'ESS...) oeuvrent à la mise en place de "pôle territoriaux de développement de l'ESS" (qu'on les appelle ainsi au RTES  ou qu'on parle d'Ecosens pour le CNCRES) lLe ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, M. Sam Hamad vient d'annoncer la naissance d'un nouvel organisme de liaison et de transfert en innovation sociale appelé "Centre de transfert des innovations sociales en économie sociale et solidaire dans le développement des territoires (CTISESS-DT)". Créé par un consortium formé du Chantier de l'économie sociale, du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), de l'Institut Karl-Polanyi (Université Concordia) et du Service aux collectivités (SAC) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), ce centre a pour mission de contribuer au développement des territoires en transférant à l'ensemble des collectivités locales du Québec, des innovations sociales qui se rattachent à l'économie sociale et solidaire (ESS). Ce centre bénéficiera d'un soutien financier pour les deux premières années. Le montant accordé pourrait atteindre 750 000 $ par année et il provient de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI) 2010-2013.

« Le gouvernement du Québec est fier de pouvoir maximiser le potentiel de développement économique et social du Québec. En faisant le lien entre ces organisations et les acteurs publics et privés, nous profitons des améliorations induites par le développement de ces innovations. Nous devons pouvoir compter sur l'apport de tous les acteurs et de toutes les actrices de la société québécoise pour faire rayonner nos connaissances et nos recherches », a déclaré le ministre Sam Hamad.

Le soutien aux organismes de liaison et de transfert vise à accroître l'accès des organisations et des communautés aux nouvelles connaissances et aux résultats de la recherche en sciences humaines et sociales générés par les universités et les centres de recherche publics. Il permet également de faire bénéficier l'ensemble de la société des retombées que peuvent avoir ces connaissances sur la qualité de vie des individus et des communautés et sur la productivité des organisations.

Deux OLTIS sont actuellement reconnus et financés par la SQRI et interviennent dans les champs de la réussite éducative et du domaine de l'intervention psychosociale. Le gouvernement s'est engagé à reconnaître un nouvel OLTIS afin de répondre aux besoins importants de différents milieux.

À propos de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation 2010-2013

Intitulée Mobiliser, Innover, Prospérer, la SQRI vise notamment à renforcer l'esprit d'initiative scientifique québécois. Elle contribue aussi à accélérer l'innovation, la création de produits et la mobilisation pour mieux positionner les entreprises québécoises sur les marchés porteurs. Elle engage résolument le Québec sur la voie de l'économie verte, l'économie de demain.

En incluant la SQRI 2007-2010, plus de 2,3 G$ auront été injectés pour un effort total du gouvernement du Québec d'environ 11,5 G$, ce qui comprend les crédits d'impôt et les budgets de base des ministères.

Pour consulter la SQRI 2010-2013, visiter la page www.mdeie.gouv.qc.ca/sqri.

Pour plus de renseignements sur les programmes et les services du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, visiter le www.mdeie.gouv.qc.ca.