"La théorie de la régulation à l'épreuve des crises" : appel à com pour l'atelier "Enjeux de l'ESS" - 01/11/2014

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Comme exposé dans la présentation générale du colloque (voir les infor­mations détaillées ici), les organisateurs ont particulièrement souhaité soutenir des dynamiques de recherche collective sur des enjeux économiques émergents ou critiques, questionnant en retour les pratiques et les outils du chercheur en économie.

Dans ce but, le comité scientifique a sélectionné une vingtaine de propositions d’ateliers – dont celui-ci.

Cet appel spécifique permet donc de soumettre une proposition de communication dans le cadre de cet atelier.

Les propositions de communication seront examinées par les responsables d’atelier et par le comité scientifique selon le calendrier ci-dessous. Elles devront parvenir aux responsables d’atelier selon les modalités suivantes :

 

échéance

date limite

Propositions de communication

500 mots environ +10 références bibliographiques maximum (langues de travail : français, anglais)

1er novembre 2014.

Réponse du comité scientifique :
15 décembre 2014.

Communications dans leur format définitif
(ateliers varia et spéciaux).

- 8 000 mots maximum environ, sauf cas particulier.
communications « état des savoirs » : 2 500 mots + 15 références bibliographiques maximum.

30 avril 2015

Colloque : 10-12 juin 2015 (Paris)

Nature des contributions : 

La nature des contributions que l’on peut proposer est libre, mais doit afficher un positionnement clair, d’ordre épistémologique ou théorique, conceptuel ou empirique, de type survey ou programmatique.

Seront aussi recevables des propositions de communication du type « état des savoirs » sur un domaine spécifique – méthode ou terrain. Ce type de communication « état des savoirs », la communication finale devra respecter certaines contraintes formelles (cf. tableau supra).

Par ailleurs, des communications pourront être sélectionnées pour différents débouchés éditoriaux (revues à comité de lecture, ouvrages, actes) que les organisateurs préciseront avant le colloque.

Responsables de l'atelier :

  • Nadine RICHEZ-BATTESTI (université Aix-Marseille, LEST-CNRS).
  • Delphine VALLADE (université Montpellier iii, ART-Dév)

Orientations scientifiques de l'atelier :

Peu de travaux portant sur l’économie sociale et solidaire (ESS) se revendiquent aujourd’hui d’une approche régulationniste. Cet atelier postule néanmoins la fécondité d’un tel rapprochement. Sur plusieurs objets et questions méthodologiques, la Théorie de la Régulation (TR) et les travaux sur l’ESS pourraient en effet engager ou renforcer un dialogue au potentiel novateur. Souffrant souvent d’un déficit de conceptualisation, la compréhension de l’ESS (perçue à travers ses pratiques et formes organisationnelles, ou à travers son projet politique) gagnerait en effet à se confronter à la grille d’analyse régulationniste qui, en retour, ne peut s’approfondir qu’en se confrontant à des terrains empiriques. D’un premier point de vue, il s’agirait alors d’analyser les organisations, les pratiques et les politiques de l’ESS dans le système économique d’ensemble afin de discuter son statut au sein d’un mode de régulation. D’un second point de vue, l’inscription dans le cadre d’analyse régulationniste permettrait d’aborder la dialectique nouveauté / formes anciennes et de penser l’ESS comme espace d’expérimentations au cœur des tensions et des dynamiques de transformations du mode de régulation capitaliste. L’introduction d’un niveau d’analyse méso-économique dans l’analyse régulationniste peut être considérée comme une voix d’entrée facilitatrice de la prise en compte de l’ESS.

Un premier axe portera sur l’analyse des transformations de l’Etat social et des régimes de solidarité. La caractérisation du fordisme par la TR a permis d’avancer dans la compréhension de l’Etat social et de ses articulations aux structures associatives et mutualistes en matière de solidarité. Le délitement du rapport salarial fordiste et la crise de l’Etat social mettent en cause ces articulations : d’un côté, les associations « intégrées » au régime tutélaire de solidarité sont confrontées aux logiques néo-libérales ; de l’autre, de nouvelles formes de solidarités s’expérimentent dans l’ESS. Celles-ci prennent appui sur le secteur  de l’action sociale, mais aussi sur la relocalisation de l’économie et des échanges, sur l’action des usagers ou d’autres acteurs, sur l’usage davantage que sur la propriété individuelle, etc. Que nous apprennent ces formes émergentes sur la nature d’un régime de protection sociale [Théret…] ? Quelles transformations du régime de solidarité ?

Un second axe portera sur le rôle de l’ESS dans la transformation des organisations productives et du rapport au travail. En effet, de nouvelles formes productives s’expérimentent aussi dans l’ESS. De « l’entreprise associative » à la « mutuelle de travail », l’ESS héberge des formes récessives marquées par un rapport au travail précarisé jusqu’à, inversement, des expériences plus émancipatrices où l’implication et l’autonomie des salariés s’adossent à un pouvoir décisionnaire accru dans leur entreprise.  En quoi ces nouvelles formes constituent-elles des issues ou des impasses dans la crise ? Comment la TR peut-elle éclairer leur analyse ?

Un troisième axe pourrait concerner les dynamiques territoriales. L’un des enjeux du développement de la TR repose sans doute sur une intégration plus poussée des dynamiques territoriales, au sens de la participation d’acteurs de champs sociaux différenciés (politique, culturel, économique… : collectivités locales, associations, entreprises, etc.) à la construction de compromis localisés sur la régulation du rapport salarial et des formes de concurrence. A travers leurs fonctions socio-politiques, certaines pratiques de l’ESS traduisent de fait la recherche de tels compromis économiques selon des critères sociaux ou environnementaux, dans l’entreprise comme dans la société. Comment cette tendance à l’institutionnalisation de nouvelles normes d’efficacité dans la production s’articule-t-elle au régime d’accumulation ?

Les contributions attendues sur ces axes doivent donc articuler problématisation théorique et données empiriques ; elles peuvent aussi au plan méthodologique questionner la posture des chercheurs « engagés », la proximité de la recherche aux acteurs du monde associatif, coopératif ou syndical…

Les propositions de communication sont à envoyer aux responsables de l’atelier (nadine.richez-battesti@univ-amu.fr ; delphine.vallade@univ-montp3.fr) avec copie aux organisateurs (rr2015@upmf-grenoble.fr).

Guide de présentation :

1. Proposition de communication

Pour être étudiée, une proposition de communication devra être présentée dans un document au format traitement de texte présentant les informations suivantes :

Première page : titre de la communication + statut et coordonnées professionnelles de l’auteur (en cas d’auteurs multiples : mettre en premier et en gras le correspondant).

Deuxième page : résumé en français et en anglais (10 lignes maximum et 5 mots-clés)

Troisième et quatrième page :       
— une synthèse présentant le plan détaillé prévu et permettant de répondre aux questions suivantes (sélectionner selon a nature de la communication) : Quelle est la question de départ posée ? Quelle idée-force ou quelle thèse est défendue ? Quelle problématique est mobilisée (et les éléments théoriques ou conceptuels sur lesquels elle s’appuie) ? Quel état de l’art ? Quelle méthodologie est suivie (dans le cas d’une communication s’appuyant sur une enquête) ? 500 mots maximum.             
— bibliographie indiquant les références fondamentales qui guideront l’auteur (10 références maximum)

Les intentions de communications seront évaluées selon la procédure habituelle dite « en double aveugle » par le comité scientifique.

2. Texte final de la communication acceptée

Le texte définitif devra être envoyé selon le calendrier indiqué supra, dans un fichier numérique au format traitement de texte (Arial corps 10, interlignage continu ; marges 2,5 cm).

Première page : titre de la communication + statut et coordonnées professionnelles de l’auteur (en cas d’auteurs multiples : mettre en premier et en gras le correspondant).

Deuxième page : résumé en français et en anglais (10 lignes maximum et 5 mots-clés)

Texte (8 000 mots maximum) .

Les communications présentées pourront ensuite faire l’objet d’une évaluation, après le colloque, en vue de la publication dans une revue à comité de lecture ou un ouvrage collectif.