La parité dans les instances de gouvernance de l’ESS ?

Le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les grands réseaux de l’économie sociale et solidaire ont signé avec Christophe Itier, Haut-Commissaire à l’ESS, un engagement pour atteindre la parité dans les instances de gouvernance des entreprises d’ici à 2020. Le Centre français des fonds et fondations (CFF), le Mouvement associatif, le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves), le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale (CNCRESS), Coop FR, le Mouvement pour l’économie solidaire (MES) et le réseau des Scop sont signataires de la convention avec le ministère de la Transition écologique et solidaire. Un premier rapport avait déjà été soumis par la commission Égalité femmes-hommes, puis adopté à l’unanimité pour onze propositions en février 2017 par le Conseil supérieur de l’ESS. Selon cette étude et les chiffres de l’Observatoire national de l’ESS-CNCRESS, 67 % des salariés de l’ESS sont des femmes, mais celles-ci n’occupent que 5 à 30 % des fonctions clés, selon les structures : « 34 % de femmes présidentes dans les associations, 4 à 50 % de femmes administratrices dans les coopératives, 24 % de femmes dans les conseils d’administration des mutuelles, dont 13 % seulement sont présidentes ». La signature de cet engagement remet à l’honneur les objectifs de parité et rappelle que le temps presse.