Allemagne : la moitié du parc éolien et photovoltaïque appartient aux citoyens, exemple de la coopérative EWS

Toute la Recma

  • 2010
    • 2017
    • 2016
    • 2015
    • 2014
    • 2013
    • 2012
    • 2011
    • 2010
  • 2000
    • 2009
    • 2008
    • 2007
    • 2006
    • 2005
    • 2004
    • 2003
    • 2002
    • 2001
    • 2000
  • 1990
    • 1999
    • 1998
    • 1997
    • 1996
    • 1995
    • 1994
    • 1993
    • 1992
    • 1991
    • 1990
  • 1980
    • 1989
    • 1988
    • 1987
    • 1986
    • 1985
    • 1984
    • 1983
    • 1982
    • 1981
    • 1980
  • 1970
    • 1979
    • 1978
    • 1977
    • 1976
    • 1975
    • 1974
    • 1973
    • 1972
    • 1971
    • 1970
  • 1960
    • 1969
    • 1968
    • 1967
    • 1966
    • 1965
    • 1964
    • 1963
    • 1962
    • 1961
    • 1960
  • 1950
    • 1959
    • 1958
    • 1957
    • 1956
    • 1955
    • 1954
    • 1953
    • 1952
    • 1951
    • 1950
  • 1940
    • 1949
    • 1948
    • 1947
    • 1946
    • 1945
    • 1944
    • 1943
    • 1942
    • 1941
    • 1940
  • 1930
    • 1939
    • 1938
    • 1937
    • 1936
    • 1935
    • 1934
    • 1933
    • 1932
    • 1931
    • 1930
  • 1920
    • 1929
    • 1928
    • 1927
    • 1926
    • 1925
    • 1924
    • 1923
    • 1922
    • 1921
    • 1920

Effarés par les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, des habitants de Schönau, village de 2 500 âmes au pied du Belchen, se demandent comment ne plus dépendre du nucléaire. Ils commencent par organiser des concours d’économies d’énergie. Quand ils apprennent en 1991 que la concession de leur distributeur d’électricité, KWR, arrive à échéance, ils décident de la reprendre. Dix ans plus tard, l’association de citoyens ( Bürgerinitiative ) crée la coopérative EWS, (Elektrizitätswerke Schönau) et reprend le réseau. « Un fait unique en Allemagne » , soulignent les fondateurs, Ursula et Michael Sladek.

[...]  Son électricité est solaire, hydraulique, éolienne et un peu de cogénération… 

Aujourd’hui, EWS compte 3 000 associés qui détiennent des parts de la coopérative, 140 000 abonnés dans toute l’Allemagne et une centaine de salariés. « La quasi-totalité de l’énergie distribuée provient de centrales hydrauliques récentes, en Norvège. Déjà 6 % de l’ensemble de la consommation de notre réseau est solaire. EWS est le distributeur produisant la plus grande part d’énergie solaire de tout le réseau allemand. »

EWS a grandi : elle a plusieurs filiales dans toute l’Allemagne, investit dans des parcs éoliens, des grandes installations photovoltaïques, des installations biogaz et hydroélectriques, des centrales thermiques en montage-bloc avec chauffage à distance : « Nous avons déjà financé 2 100 installations. Nous encourageons la réduction de la consommation d’électricité, le principe de cogénération, les meilleurs rendements énergétiques. »

Toujours militante contre le nucléaire et les centrales à charbon, la coopérative estime « qu’il faut produire là où l’on consomme. Le meilleur modèle est la fourniture horizontale, et non les grands parcs ou centrales. »

Le modèle des rebelles fait école : 700 à 800 coopératives éclosent chaque année en Allemagne, principalement dans le secteur de l’énergie. « Plus de la moitié des parcs éoliens et photovoltaïques sont aux mains de citoyens, le reste appartient à des PME et des régies municipales. Une situation unique au monde , assure Rainer Baake, ancien secrétaire d’État au ministère fédéral de l’Environnement. [...].

« Nous n’achetons jamais d’électricité à des producteurs qui investissent aussi dans le nucléaire ou le charbon » , assure Eva Stegen.  [...]

L'intégralité de l'article de l'Alsace.fr