L’apport des coopératives dans la lutte contre le travail des enfants

L’économie des coopératives, qui pèse environ 2 500 milliards de dollars, tient son rôle dans l’élimination du travail des enfants – un fléau qui, bien qu’en recul, continue d’affecter 168 millions d’enfants dans le monde.

Environ 60 pour cent des enfants qui travaillent sont employés dans l’agriculture ou les activités connexes, un secteur où les coopératives détiennent une part de marché significative.

«Considérant le poids de l’économie coopérative à l’échelle mondiale, plus de 2 500 milliards de dollars, ces entreprises peuvent faire la différence et faire évoluer les choses sur le terrain», indique Simel Esim, Directrice de l'unité Coopératives à l’OIT.

Les coopératives, entreprises démocratiques dirigées par leurs membres, peuvent contribuer à faire évoluer l’organisation du travail et la répartition des richesses – deux étapes importantes en vue d’éliminer le travail des enfants.

Néanmoins, le fait que tant de millions d’enfants passent encore leur enfance à travailler rappelle qu’il faut agir beaucoup plus efficacement.

«Les coopératives et leurs associations ont l’occasion, et même la responsabilité, d’examiner leurs chaînes d’approvisionnement et de s’assurer qu’elles n’alimentent pas involontairement le problème», ajoute Mme Esim.

Le Programme international de l’OIT pour l’élimination du travail des enfants (IPEC) apporte son appui aux gouvernements, aux organisations d’employeurs et de travailleurs pour la réalisation de leur objectif d’élimination progressive du travail des enfants. IPEC a travaillé avec l’Alliance coopérative internationale et le service des coopératives du BIT pour identifier et renforcer le rôle des coopératives. Le rapport de 2009 Cooperating out of child labour (Coopérer pour sortir du travail des enfants) met en exergue les bonnes pratiques des entreprises coopératives.

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