La Maif (qui triple son bénéfice) approfondit son partenariat avec la MGEN

Pour se développer en prévoyance et en dépendance, la Maif a décidé de renforcer ses liens avec la mutuelle santé MGEN, qui entre au conseil d'administration de la Maif. 

Un ancrage commun, une même problématique de croissance

Les deux mutuelles se connaissent bien. La Maif et la MGEN ont en commun des "valeurs politiques partagées et un ancrage très fort dans l'Education nationale". Chacune a pendant longtemps exercé sur sa chasse gardée tout en respectant celle de l'autre : l'assurance complémentaire santé pour la MGEN et l'assurance auto et habitation pour la Maif. Puis est venu le temps du partenariat. Une offre santé MGEN Filia est ainsi distribuée par la Maif et proposée à ses sociétaires non éligibles à la MGEN (car non enseignant).

Les nouveaux sociétaires ne sont majoritairement pas enseignants

L'objectif est de développer l'équipement des sociétaires Maif sans faire une concurrence à la MGEN, " une concurrence que nos sociétaires ne comprendraient pas", estime-t-on en interne. 

Depuis trois ou quatre ans, l'essentiel des nouveaux sociétaires gagnés par le groupe mutualiste niortais ne proviennent de toute façon pas de l'Education nationale (ou assimilé, comme la recherche ou la formation professionnelle). Sur 30 000 sociétaires supplémentaires acquis en 2011, seulement 4000 viennent du monde enseignant, les autres, soit près de 87% n'en viennent pas. Ils souscrivent en fait un contrat auprès de Filia Maif qui compte aujourd'hui près de 800 000 adhérents soit environ 27% du total de sociétaires du groupe Maif. C'est avant tout pour eux que la Maif a conçu son offre Efficience Santé. "Les annonces de 60 000 recrutements dans l'Education nationale sont une bonne nouvelle pour la Maif", s'est réjoui Pascal Demurger, directeur de la Maif. Un bon moyen de regonfler le sociétariat de la mutuelle "mère" la Maif, réservée aux enseignants et assimilés.

Développer une offre de prévoyance et de dépendance

Lire la suite de l'article de Séverine Sollier dans la Tribune du 24/05/12