Harmonie Mutuelle poursuit sa croissance

Devenue la première mutuelle santé française, à la suite d'une multitude de rapprochements, Harmonie Mutuelle poursuit sur sa lancée. Elle va fusionner avec cinq nouvelles petites mutuelles - la Mutualité des Territoriaux de la Ville du Havre, Thiers Mutualité, la Société Mutualiste par le Travail, la Mutuelle de L'Etang et Viazimut - qui lui apporteront quelques dizaines de milliers de personnes protégées supplémentaires. Un article de Laurent Thévenin, Les Echos.

Harmonie Mutuelle, qui compte déjà plus de 4,5 millions de personnes protégées et 2,1 milliards d'euros de cotisations en santé, n'entend pas s'arrêter là, alors que le secteur se concentre à toute vitesse. « La porte est ouverte, mais nous ne sommes pas dans une course à la taille », précise Joseph Deniaud, élu à la présidence de la mutuelle jeudi dernier. « Nous sommes aujourd'hui de dimension nationale, mais nous n'avons pas une couverture nationale. Nous devrons donc, peut-être, nouer des partenariats pour compléter notre présence sur le territoire et apporter un meilleur service de proximité », ajoute-t-il.

Diversification

Cette stratégie de croissance passe aussi par la création d'une union mutualiste de groupe. Cette structure devrait rassembler la SMAR (la mutuelle historique du ministère de l'Agriculture), la MNAM (Mutuelle Nationale Aviation Marine), la Mutuelle Mare-Gaillard, et, comme l'a révélé « L'Argus de l'Assurance », La France Mutualiste, un acteur spécialisé en épargne et retraite. Pour Harmonie Mutuelle, il s'agit aussi de se diversifier au-delà de la santé. Ce qu'elle fait déjà, à travers Mutex, dont elle est le premier actionnaire. « Notre objectif est d'en faire le cinquième opérateur en prévoyance d'ici trois à quatre ans », indique Joseph Deniaud.

La mutuelle s'estime par ailleurs bien armée en vue de la généralisation de la complémentaire santé d'entreprise prévue par l'accord national interprofessionnel (ANI)du 11 janvier. « Nous faisons la moitié de notre chiffre d'affaires en collectif. Nous sommes donc prêts pour l'ANI, même s'il aura un impact non négligeable sur notre activité en santé individuelle », affirme Joseph Deniaud.