Vers une société de l’engagement ?

Lionel Prouteau, membre du laboratoire d’économie et de management de Nantes-Atlantique et du Centre de recherche sur les associations, a publié l’étude « Bénévolat et bénévoles en France en 2017 : état des lieux et tendances », afin de pallier des lacunes dans la connaissance du comportement bénévole et la pauvreté des statistiques publiques. L’enquête est circonscrite au bénévolat réalisé dans le cadre d’une organisation, c’est-à-dire celui que l’on appelle « formel », « organisé » ou « encadré », et le bénévole est défini comme « celui qui s’engage librement pour mener à bien une action en direction d’autrui, action non salariée, non soumise à l’obligation de la loi, en dehors de son temps professionnel et familial ».


En attendant la parution dans la Recma d’un article de fonds extrait de cette étude, voici quelques données :
• 43 % des Français déclarent pratiquer le bénévolat, et 35 % le font en tant que membres d’une association.
• Plus de 90 % des bénévoles exercent leurs activités dans une association, qu’ils en soient membres ou non, 6 % le font exclusivement dans un organisme non associatif et 4 % dans les deux cadres.
• Le « top 4 » des activités suscitant l’engagement est le suivant : la défense de causes (13 %), l’action sociale et humanitaire (12 %), les loisirs (10 %) et le sport (10 % également).
• Un bénévolat à deux vitesses ? Les jeunes précaires et les moins diplômés s’engagent moins que les autres. La participation bénévole est plus fréquente chez les diplômés de l’enseignement supérieur (55 %) que chez les titulaires du bac ou du BEPC-brevet des collèges (36 %).