Un « labcom » sur l’innovation sociale

Les laboratoires communs – « labcom » – associent les acteurs de la recherche publique et des PME ou ETI (entreprises de taille intermédiaire). Ces partenariats structurés font l’objet d’un programme de soutien de l’Agence nationale de la recherche depuis 2013. Ellyx (ingénierie en innovation sociale) et la Maison des sciences de l’homme et de la société de Poitiers ont déposé ensemble, avec l’appui du CNRS et de l’université de Poitiers, un projet de ce type sur l’innovation sociale, relevant essentiellement du champ des sciences humaines et sociales, dont l’acceptation constituerait une première en France.
Mobilisant une trentaine de chercheurs issus de quatre laboratoires (Ruralites, Cecoji, Crief et Cerege) et d’Ellyx, dans une approche très pluridisciplinaire (économie, gestion, géographie, droit, sciences politiques...), ce labcom réunira notamment douze professeurs et maîtres de conférences spécialisés dans les dynamiques d’innovation, les droits de propriété intellectuelle, le champ de l’économie sociale et solidaire et l’inscription territoriale de l’innovation. Outre le directeur, Dominique Royoux, professeur de géographie et responsable du programme (CPER-Insect), sont notamment impliqués Liliale Bonnal (directrice du Crief), Olivier Bouba-Olga (président du comité scientifique de l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » ), Gilles Caire (responsable du master « droit et développement de l’économie sociale et solidaire » et membre du comité de rédaction de la Recma), Sophie Nivoix (responsable du thème de recherche « financements et territoires », axe 1 du programme Insect), Jean-Louis Yengué (directeur de Ruralites), Marie-Eugénie Laporte-Legeais (codirectrice du Cecoji et responsable du master « droit de la recherche et valorisation de l’innovation »).
Il s’appuiera enfin sur un comité scientifique élargi à des spécialistes français et étrangers de l’innovation sociale et sur un comité partenarial. Doté d’un budget de 2 millions d’euros sur trois ans, il ambitionne de créer neuf emplois d’ici à 2021.