Les entreprises sociales mettent en question la mesure de la qualité de l’emploi

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Employant 2 529 936 salariés, les entreprises de l’économie sociale et solidaire ont réalisé 345 milliards € d’activité en 2010. Le Rapport annuel "L’entreprise sociale en mouvement", publié par le CEGES le 27 avril à l’occasion de son Assemblée générale, met en évidence le rôle clé des entreprises de l’économie sociale dans une réponse performante économiquement et pertinente socialement aux besoins sociaux notamment dans les secteurs de la santé, de l’action sociale et médico-sociale, de l’assurance, des sports et loisirs, de l’agro-alimentaire ou du commerce… « Fondées sur un principe de solidarité entre les personnes et non de rémunération du capital, les entreprises sociales portent une autre régulation économique des marchés en faveur d’une accessibilité pour tous, d’une modération des prix du marché et d’une adaptation aux besoins des personnes », indique Gérard Andreck, président de la MACIF et président du CEGES. Malgré les difficultés économiques notamment dans le secteur des services à la personne, les entreprises sociales demeurent plus créatrices d’emplois que les autres entreprises : la création d’emplois dans l’économie sociale est en moyenne supérieure d’un point à celle dans les autres entreprises, hors économie sociale.

L’étude du Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail du CNRS comparant la qualité de l’emploi dans les entreprises sociales et dans les autres entreprises pointe la satisfaction au travail plus importante dans les entreprises sociales que dans les autres entreprises. L’articulation entre finalités sociales et enjeux économiques, le dialogue démocratique au sein de l’entreprise, la personnalisation des parcours professionnel… sont des atouts des entreprises de l’économie sociale, alors même que celles-ci n’offrent pas toujours des conditions plus avantageuses en matière de rémunération ou de dialogue social. « Le sens donné au travail est un élément essentiel de la qualité de l’emploi qui est mieux pris en compte par les entreprises de l’économie sociale que par les autres entreprises », observe Guillaume Légaut, délégué général du CEGES, « Il est temps de reconnaitre les plus-values des entreprises sociales et de faire une place dans le dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux à ces entreprises qui représentent plus de 10% de l’activité et de l’emploi de notre pays ».