Le label américain B-Corp s’invite dans l’ESS

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Les 2 vaches (groupe Danone), La ruche qui dit oui, Camif.fr ; Nature & Découvertes... Près de quarante entreprises de toute taille et de tout secteur affichent le label B-Corp en France. Ce label, géré par l’organisme sans but lucratif B-Lab, est censé certifier que l’entreprise est socialement responsable et bénéfique à son environnement, et qu’elle ne poursuit pas seulement le profit. Lors de son lancement en 2006, un de ses fondateurs, l’entrepreneur Jay Coen Gilbert, expliquait : « nous devons passer à un capitalisme du xxi e  siècle qui crée de la valeur aussi bien pour les actionnaires que pour la société ». C’est donc un label certifiant un type de démarche de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). Pour le décrocher, les entreprises candidates doivent se soumettre à un questionnaire en ligne qui comporte entre 200 et 300 questions portant sur la gouvernance, les collaborateurs, la communauté ou encore le modèle économique. Le questionnaire est gratuit mais la labellisation, elle, est payante, et varie en fonction du chiffre d’affaires.

Au niveau mondial, le mouvement se propage à grande vitesse et a gagné plus d’une cinquantaine de pays. Trente États américains et plusieurs pays (Suisse, Luxembourg, Italie) ont modifié les lois pour intégrer le concept de « Benefit Corporation » et ainsi protéger les entreprises au cas où leurs ­actionnaires les accuseraient de privilégier la RSE au détriment des profits alors que, dans la logiqueB-Corp, les deux dimensions  doivent être mises sur le même plan. Manifestement, B-Lab ne trouve pas son label redondant pour les entreprises de l’ESS, qui vont pourtant au-delà de cette démarche par leurs engagements, leur fonctionnement et leur gouvernance. Sur la page « France » du site, la campagne est lancée en ces termes : chez B-Corp, « associations, acteurs de l’ESS, entreprises engagées de toutes tailles œuvrent pour développer et adapter les principes fondateurs de B-Corp dans un état d’esprit résolument moderne, joyeux et international ». La preuve que l’affichage ESS (sans la totalité du contenu) devient commercialement intéressant et fait l’objet d’un phénomène de mode.Au point que certaines entreprises de l’ESS pourraient être tentées de se banaliser ou, comme le disait Claude Vienney (1994), de « muter » ?