Le dilemme des associations caritatives face au covid-19

Suivre les consignes de confinement ou être sur le terrain (sans masque) pour aider les plus fragiles ? Pour les associations qui interviennent auprès de ceux qui vivent dans la rue, le confinement a soulevé des difficultés majeures : tout d’abord, les bénévoles sont souvent des personnes retraitées elles-mêmes fragiles face au virus. Ensuite, les personnes qui vivent sans domicile fixe - dont les familles hébergées dans des hôtels sociaux et qui n’ont pas d’autre solution, pour s’alimenter, que de sortir de leur chambre - ont été verbalisées par les forces de l’ordre car elles n’avaient pas d’attestation à montrer, se retrouvant dans des situations de détresse accrus. La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui regroupe 800 associations de lutte contre la pauvreté, a très tôt alerté les préfets afin que des consignes adaptées soient transmises aux policiers. De son côté, le ministère du Logement annonçait avant la fin de la première semaine de confinement la réquisition de chambres dans des hôtels ou encore la mise à disposition de locaux spécifiques. En espérant que certaines initiatives soient pérennisées par la suite...