Coopératives d’habitants : la riposte à la crise du logement

Dans une tribune publiée sur le site du Labo de l’ESS (« Les coopératives d’habitants : de l’habitat participatif et plus encore », Lelabo-ess.org) , Olivier David, porte-parole de la Fédération des coopératives d’habitants nouvellement créée (Ce sont les animateurs de l’association lyonnaise Habicoop qui sont à l’origine du lancement de cette fédération, créée en novembre 2015. Ils sont aussi les initiateurs du « village vertical » de Villeurbanne première coopérative d’habitants créée en France au xx e siècle) , souligne que, face à la crise du logement et à une spéculation débridée, « il est grand temps de réinventer l’habitat ! Et les coopératives d’habitants entendent poser des questions essentielles en la matière... et y apporter des réponses ! »
Une préoccupation ancienne... Dès l’après-guerre, le mouvement des Scop envisageait une riposte similaire à la pénurie de logements : « La solution paraît donc être dans un vaste mouvement de construction collective libre, c’est-à-dire de coopération d’habitation. L’étranger nous montre depuis longtemps la voie dans ce domaine. [...] Or, la coopération d’habitation n’a pas chez nous la place qui serait souhaitable (Voir la revue La Coopération de production. janvier 1950, n° 45) . »

Nouvelle forme juridique inspirée des valeurs et principes de l’ESS (propriété collective, non-spéculation, démocratie), la coopé­rative d’habitants découle du vote de la loi Alur (mars 2014), qui reconnaît que l’habitat participatif peut être une ­nouvelle façon de produire des logements. Ce nouvel outil juridique devrait permettre de développer l’habitat coopératif, encore embryonnaire en France contrairement à certains pays européens  (Comme la Suède, la Norvège ou la Suisse, l’un des leaders du logement coopératif. Pour en savoir plus sur les pratiques alternatives de l’habitat coopératif dans le monde, voir le site Chaire Habitat coopératif Chaircoop. hypotheses.org. (12 Insee Première, n° 1587, mars 2016.) , afin notamment de «remettre en avant la valeur d’usage du logement».