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Aperçus de l’économie sociale en Ontario: une modalité spécifique d’affirmation de la minorité francophone

Cet article vise à présenter le bilan d’un ensemble de recherches sur l’économie sociale dans le contexte particulier de la minorité francophone de l’Ontario. Dans ce type de « petite société », la création de structures d’économie sociale peut être lue comme autant de manifestations des luttes solidaires de la minorité francophone pour sortir de la précarité et résister à la domination politique, matérielle et symbolique qui s’exerce sur elle. Les formes et les objectifs de cette économie communautaire ont évolué en plus d’un siècle. La défense linguistique et religieuse cède la priorité à des considérations plus matérielles, autour de l’emploi, et pancanadiennes. Des conditions nécessaires pour permettre aux chercheurs, aux militants et aux élus de produire une construction symbolique de l’économie sociale.

Numéro de revue: 
312
Année de publication: 
2009
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312_089101.pdf190.42 Ko
Auteur(s): 
Rachid Bagaoui

Maurice Hauriou, théoricien de l’institution et inspirateur de statuts mutualistes

Parce qu’elle est transverse aux catégories du droit et de l’organisation, la théorie de l’institution et de la fondation de Maurice Hauriou permet de penser le développement des entreprises d’économie sociale et solidaire comme un approfondissement de leurs particularismes statutaires et managériaux, en lien avec leurs valeurs fondatrices. Une illustration en est donnée par l’étude de l’histoire comme du fonctionnement actuel d’une banque mutualiste ayant connu une forte croissance au cours des cent dix dernières années. Quelques conditions du maintien d’une identité coopérative et mutualiste dans la transformation organisationnelle et institutionnelle sont proposées en application de ces enseignements.
Numéro de revue: 
312
Année de publication: 
2009
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312_070083.pdf56.98 Ko
Auteur(s): 
Rémi Jardat

Gouvernance et contrôle interne à l’aune de Solvabilité II: les nouvelles responsabilités des administrateurs de mutuelles fran

Trait commun partagé par toute l’économie sociale, la gouvernance des mutuelles se caractérise par la participation des adhérents à la désignation des administrateurs selon le principe « Une personne, une voix ». Les 110 000 administrateurs élus au sein des 2 000 mutuelles actives dans le domaine de la santé témoignent ainsi de la pertinence de ce modèle et de son ancrage dans la société française. La gouvernance mutualiste se trouve aujourd’hui face à un mouvement de fond initié par le projet de directive européenne Solvabilité II. Cette vague contraint les mutuelles à se pencher sur leurs pratiques de gouvernance et à interroger leur modèle dans toute son originalité. Trois textes servent ici de base à une réflexion projective sur la gouvernance des mutuelles. Solvabilité II est sans conteste l’épicentre de cette dynamique initiée en juillet 2007 ; un rapport de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles réalisé en octobre 2007 et le décret du Conseil d’Etat de mai 2008 se présentent comme une suite logique agrégeant une refonte de pratiques. Loin de dévaloriser la gouvernance démocratique des mutuelles, ce mouvement de réforme tendrait à redonner aux administrateurs une place importante dans le processus de contrôle de l’organisation, notamment via la création de comités d’audit.

Numéro de revue: 
312
Année de publication: 
2009
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312_055069.pdf54.72 Ko
Auteur(s): 
Olivier Boned

La valeur ajoutée du modèle mutualiste : origines et mise en perspective à travers les exemples de la Macif et de la Maif

Sur le marché français de l’assurance dommages, les sociétés d’assurance mutuelles (SAM) représentent en 2007 25 % des cotisations reçues. Dans quelle mesure les spécificités de forme et de fonctionnement des SAM ainsi que leur appartenance à l’économie sociale expliquent-elles cette position dans un marché hautement concurrentiel? Nous pensons que le modèle mutualiste produit par construction une plus-value favorable au sociétaire-client. Cette plus-value constitue par rapport aux assureurs capitalistes un avantage concurrentiel notable que cet article va s’attacher à qualifier et à démontrer. Partant, les SAM sont contraintes à un constant effort pédagogique auprès de leurs membres. Pour répondre aux attentes de la société, elles doivent en effet se diversifier dans le cadre d’un marché de l’assurance largement décloisonné. L’adoption d’un statut de mutuelle européenne, mais sans doute aussi les nouvelles normes de solvabilité peuvent constituer des atouts pour le modèle mutualiste.

Numéro de revue: 
312
Année de publication: 
2009
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312_035054.pdf75.64 Ko
Auteur(s): 
Adrien Couret et Arnaud Lacan

Le nouveau cadre institutionnel de la protection sociale complémentaire d’entreprise: quels enjeux pour les mutuelles santé ?

Le désengagement des régimes d’assurance maladie obligatoire offre des opportunités de croissance importantes pour les assureurs complémentaires. Le marché qui se développe ne reproduit pas à l’identique la distribution historique des parts d’activité qui, au fil du temps, avait confié aux institutions de prévoyance les différentes formes de prévoyance collective obligatoire, aux mutuelles la complémentaire santé facultative et aux compagnies d’assurance des portefeuilles très diversifiés, tant en facultatif qu’en obligatoire. Ce nouveau cadre institutionnel, non encore stabilisé, durcit le système de contraintes auxquelles les différents opérateurs sont exposés alors que l’intensité concurrentielle s’accroît. Nous analysons les avantages et les désavantages comparatifs des mutuelles sur le marché de la complémentaire santé collective et les stratégies mises en oeuvre pour synchroniser leurs organisations et leurs pratiques aux évolutions de leur environnement.

Numéro de revue: 
312
Année de publication: 
2009
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312_015034.pdf73.74 Ko
Auteur(s): 
Monique Kerleau

Les relations entre les banques coopératives et les organisations de l’économie sociale et solidaire: proximités et partenariats

Cet article a pour objet d’étudier, de façon essentiellement empirique et exploratoire, la manière dont les dirigeants des organisations de l’économie sociale et solidaire (OESS) considèrent leurs relations avec les banques coopératives en France. Sont-elles à leurs yeux des banques « comme les autres » ou bien vont-ils jusqu’à les considérer comme de véritables partenaires ? La notion de proximité joue-t-elle un rôle dans l’existence d’un « sentiment de partenariat » ? Et si oui, de quels types et de quelles formes de proximité s’agit-il ? A partir de l’hypothèse que les banques coopératives sont a priori mieux outillées que les autres pour être considérées comme des partenaires par les OESS, nous nous intéresserons au point de vue subjectif formulé par les clients ou sociétaires particuliers que sont les OESS. En exploitant des retranscriptions d’entretiens réalisés sur le terrain, nous testerons une grille de lecture de la proximité construite à partir de travaux théoriques du courant économique néo-institutionnaliste s’étant attachés à traiter du territoire. Au terme de ce travail, il apparaît assez que les responsables d’OESS se sentent d’autant plus proches de leur banque qu’ils partagent avec elle un « capital culturel » et un « capital social ».

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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311_046058.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Jean-Robert Alcaras, Patrick Gianfaldoni et Nadine Richez-Battesti

La nouvelle logique d’action des mutuelles de santé: la mise en place de « Priorité santé mutualiste »

Les difficultés de contrôle des dépenses d’assurance maladie, la crise de représentation des acteurs et le maintien de significatives inégalités de santé conduisent les mutuelles à revendiquer une place accrue dans la régulation du système de santé. En juin 2006, la Mutualité française a annoncé la mise en place progressive d’un parcours mutualiste visant à la double amélioration de l’efficacité et de l’équité dans l’accès à des soins de qualité. Cet article met en perspective cette action à travers l’histoire des relations entre Sécurité sociale et mutualité et au regard de la théorie économique de l’agence. Cette double grille de lecture permet de dégager les éléments d’utilité sociale de cette nouvelle logique d’action, mais aussi de souligner la responsabilité du mouvement mutualiste dans l’avenir de la protection sociale française.

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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311_022035.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Gilles Caire

Propositions pour un contrôle de la filialisation dans les groupes coopératifs

Les sociétés coopératives, à l’instar des autres sociétés, sont soumises au libre jeu de la concurrence et aux enjeux du développement économique et industriel. Dès lors, pour faire face aux défis de l’économie d’aujourd’hui, celles-ci ont une propension à la recherche d’une taille critique par le regroupement, l’union et la concentration ; d’où la constitution de véritables « groupes coopératifs », principalement par le biais de la création de filiales capitalistes. Cependant, la technique de la filialisation peut porter atteinte à l’intégrité du statut coopératif et à ses principes. Ainsi, nous nous proposons de « réguler » ou à tout le moins de « minimiser » l’impact de l’existence de structures capitalistes dans les groupes coopératifs par la création d’outils législatifs nouveaux en s’inspirant principalement des travaux sur le « gouvernement d’entreprise ».

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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311_036045.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Laurent Gros

Une question de justice ? Réforme « assurancielle » et tradition mutualiste au québec (1890-1910)

Les historiens considèrent que la réforme de la mutualité – l’introduction de techniques assurancielles – a permis de consolider les organisations mutualistes apparues dans les communautés ouvrières naissantes et condamnées à une grande précarité économique. En reprenant le discours des réformateurs de l’époque, les analystes ont méconnu le fait que la réforme de la mutualité n’a pas simplement balayé un exercice amateur et déficient de l’assurance : elle a également mis sous le tapis une réponse originale aux problèmes de solidarité qui a profondément marqué la classe ouvrière. L’expérience mutualiste du Québec, où contrairement à la France la mutualité s’est développée sans contrôle de l’Etat, permet de poser cette hypothèse. La réforme assurancielle ne se résuma pas à des enjeux techniques moralement neutres, mais souleva une profonde question de justice qui touchait la nature même de la solidarité dans les sociétés démocratiques. Au détriment d’une autodiscipline collective, la rationalité bureaucratique imposa au tournant du XXe siècle un processus d’individuation au terme duquel les sociétés mutuelles d’assurance ne lièrent plus les membres entre eux, mais lièrent plutôt d’une façon individuelle et sérielle des assurés à une administration centrale.

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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311_083094.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Martin Petitclerc

La problématique de la fiscalité des coopératives en Allemagne aujourd'hui

Dans les sociétés coopératives, les conditions spéciales ou les avantages exclusifs accordés aux membres ne constituent pas une distribution cachée de bénéfices, en dehors des procédures ordinaires aux termes de la législation sur les sociétés commerciales. Un directeur ou gérant de société coopérative a l’obligation légale d’offrir à ses membres des conditions plus favorables que celles qu’il offre à ses clients non membres de la coopérative. Le fait d’appliquer aux sociétés coopératives des règles portant sur la distribution cachée de bénéfices élaborées dans le cadre des sociétés commerciales revient à ignorer l’objet spécifique des sociétés coopératives, à savoir la promotion de leurs membres. Dans le cas des sociétés coopératives, ni les conditions spéciales ni les ristournes accordées aux membres ne peuvent être, aux termes de la législation fiscale, assimilées à des distributions cachées de bénéfices.

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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311_072082.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Hans H. Münkner

L’enseignement initial de l’économie sociale et solidaire: un enjeu stratégique

La nature de l’information économique et la place de l’enseignement économique et social au lycée font débat. Le Medef multiplie les initiatives pour valoriser, dans les programmes et auprès des enseignants, le rôle de l’entreprise. Malgré son engagement historique envers l’éducation (ouvrière, populaire, coopérative), l’économie sociale et solidaire (ESS) semble aujourd’hui très éloignée de cette ambition de formation générale de la jeunesse. Elle resserre les liens avec l’université pour former ses cadres, mais l’ESS paraît davantage comme objet de « découverte » qu’un élément de « programme » dans l’enseignement secondaire. La mise en synergie des actions de l’ESS éducative (avec ses valeurs et ses pratiques), des associations d’enseignants (avec leur pédagogie) et des universitaires-formateurs (et leur analyse critique) permettrait pourtant d’assurer un véritable continuum d’apprentissage et d’enseignement. Préparer la relève des adhérents et dirigeants militants, et non seulement celle des cadres salariés de demain, est une urgente nécessité. L’ESS se trouve ainsi face au défi de s’inscrire dans le « dialogue éducatif » avec l’Education nationale, comme elle cherche à s’inscrire dans le « dialogue social » avec les partenaires sociaux.

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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311_059071.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Danièle Demoustier et Scarlett Wilson-Courvoisier

Scic et agriculture: le temps des défricheurs

La coopération est enracinée dans l’économie agricole. Elle prend cependant des formes très variées. Elle contribue à ce qu’est aujourd’hui l’économie sociale en France, même si cette filiation n’est pas suffisamment lisible. Pourtant, les questions qui la traversent se rapprochent de celles posées à l’ensemble des coopératives. Dans ce contexte, il est intéressant d’observer qu’en dehors des schémas traditionnels, une partie des cent sept sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic) en activité fin 2007 expérimentent des modèles innovants pour la coopération agricole: certaines structurent des filières courtes coopératives alimentaires ou énergétiques où le lien producteurs-consommateurs se redéfinit, d’autres proposent un nouveau cadre de relations entre agriculture et territoire (en particulier collectivités locales). Néanmoins marginales, ces expériences supposent pour être développées d’encourager davantage la collaboration entre secteurs d’activité et entre familles coopératives différents, et de redéfinir la place des salariés dans la coopération agricole.

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_017030.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Franck Thomas

Les coopératives agricoles face à l’internationalisation et à la mondialisation des marchés

Les coopératives agricoles françaises sont confrontées depuis plusieurs décennies à un changement radical de leur environnement, des évolutions de la politique agricole commune en passant par la concentration croissante de la grande distribution. Cet article examine leurs évolutions organisationnelles au regard des stratégies qu’elles déploient pour faire face aux contraintes réglementaires et concurrentielles. Les coopératives ont modifié leur organisation en se complexifiant sous forme de groupes d’entreprises ou en diversifiant leurs activités. Au-delà des stratégies de concentration, elles ont développé des stratégies d’intégration verticale, de diversification et d’internationalisation. De nouveaux défis se posent alors aux coopératives agricoles. Si l’essor des coopératives ne peut désormais plus faire abstraction de la prise en compte du consommateur, l’article montre qu’elles doivent concilier les tensions liées à leur insertion sur les marchés et les territoires dans la perspective du maintien du pouvoir de l’adhérent propriétaire, de la gestion de la volatilité des marchés et du développement durable.

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_031051.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Maryline Filippi, Olivier Frey et René Mauget

La difficile émergence de l'économie sociale en Corée du Sud

Les structures d’économie sociale sont peu développées en Corée du Sud et le concept même d’économie sociale y est presque inconnu. La plupart des coopératives, associations et fondations y oscillent entre des mouvements fortement contrôlés par les pouvoirs publics et d’autres essentiellement tournés vers la recherche du profit. Cependant, l’apparition récente de coopératives de santé, de consommation ou de produits biologiques, d’entreprises sociales et d’associations d’insertion témoigne d’une nouvelle approche et laisse entrevoir la possible émergence d’un secteur dont le développement a été longtemps contrarié par la prégnance multiséculaire du confucianisme. Cet article s’attache à cerner l’influence économique et sociale du confucianisme coréen, qui s’est traduit par un Etat omniprésent, laissant peu d’autonomie à la société civile et repoussant la solidarité sur la sphère familiale et les entreprises. A cet « encastrement culturel » est venu s’ajouter un « encastrement politique » résultant de l’histoire politique contemporaine de la Corée – occupation japonaise, guerre civile et succession de régimes dictatoriaux dans un contexte de guerre froide.

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_065078.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Eric Bidet

De l’intérêt des biographies: Jules Lechevalier (1806-1862) : des socialismes « utopiques » aux modèles coopératifs

A travers Jules Lechevalier, personnage largement méconnu de l’histoire de l’économie sociale, nous avons cherché à comprendre comment la transition se produit entre une oeuvre théorique et une oeuvre pratique. Jusqu’à présent, la plupart des travaux sur l’économie sociale se sont essentiellement intéressés soit aux pensées des théoriciens, soit aux institutions associatives et coopératives, comme s’il n’existait pas de rétroaction entre le projet pensé et le projet pratiqué. Jules Lechevalier, qui a côtoyé Enfantin, Fourier et Proudhon, n’a cessé de confronter à la réalité les théories sociales et politiques les plus audacieuses de ses contemporains. En laissant des traces éparses dans les archives, ce foisonnement n’a pas retenu l’attention des historiens. Pourtant, cet infatigable « organisateur de travail » a notamment adjoint des syndicats de la consommation et de la production à la Banque du peuple de Proudhon, vaste projet mutualiste et coopératif dont le programme préfigurait la mise en place de l’Etat-providence français bâti sur la sécurité sociale.

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_079091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Olivier Chaïbi

Facteurs de développement international des coopératives par la franchise: le cas de Yoplait

Face à la globalisation des marchés et à l’internationalisation des entreprises capitalistes, l’exportation, la franchise, la joint-venture et l’investissement direct constituent les principaux modes de développement possibles entre lesquels une coopérative doit choisir pour étendre son réseau au-delà de son marché national. Alors que l’internationalisation constitue une priorité stratégique pour les coopératives, il est essentiel de comprendre, dans un contexte où la franchise internationale s’affirme comme un mode d’entrée privilégié, quels sont les facteurs organisationnels et environnementaux qui expliquent le choix de ce modèle de développement. Cette problématique est étudiée à travers l’exemple de Yoplait. La société Yoplait, détenue par Sodiaal, premier groupe coopératif laitier français et l’un des tout premiers européens, est la deuxième marque mondiale dans les yaourts, leader dans seize pays (Etats-Unis, Australie…) et présente dans plus de cinquante pays

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_052064.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Lionel Bobot

Les impasses de la contractualisation du financement public

La mise en oeuvre d’un cadre de « partenariat » entre les pouvoirs publics et les associations d’intérêt général ou de solidarité, assumé et revendiqué par le secteur associatif à partir de la fin des années 90, s’édifie dans une logique de contractualisation progressive de plus en plus formalisée, mais aussi de moins en moins équilibrée. L’article montre que les relations des associations avec les collectivités territoriales de proximité, principales pourvoyeuses de fonds, sont devenues très ambiguës. En effet, la part de soutien public diminue au profit d’une véritable logique de « commande publique » qui tend à indifférencier les acteurs privés, lucratifs et non lucratifs, et fait l’impasse sur les besoins de financements structurels et pérennes d’un grand nombre d’organisations associatives. Face à un environnement juridique de plus en plus complexe qui introduit le doute sur la validité des modalités de conventionnement des subventions et altère la qualité des relations avec leurs interlocuteurs publics, les acteurs associatifs sont de plus en plus démunis et désemparés. L’auteur souligne l’urgence d’approfondir l’analyse de ces enjeux pour aménager un véritable partenariat et restaurer un climat de confiance réciproque.

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_027046.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pascal Perrot

Les grandes évolutions du secteur associatif français

Cet article s’appuie sur une enquête conduite auprès des associations à partir des municipalités et permet de renouveler les grandes données quantitatives de cadrage du secteur associatif français sous différents angles (profil, ressources, emploi salarié, travail bénévole). Trois grands types d’associations sont ainsi caractérisés et analysés : les associations dont le projet est articulé à l’action publique, les associations militantes et les associations de membres orientées vers la pratique d’une activité. L’auteur apporte un éclairage sur les grandes évolutions qu’a connues le secteur associatif entre 1999 et 2005 ; on voit en particulier que le poids des associations dans l’économie continue d’augmenter à un rythme supérieur à celui du PIB. Et les résultats tirés de cette enquête contredisent un certain nombre de discours tenus ces dernières années sur le désengagement de l’Etat ou la crise du bénévolat. On assiste plutôt à une restructuration des financements publics ainsi qu’à une transformation du profil des bénévoles.

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_011026.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Viviane Tchernonog

Les initiatives de développement local au Portugal :entre régulation et autonomie

Sans avoir un statut juridique qui leur donne une spécification légale, les structures appelées ici « associations pour le développement local » (ADL) ou « initiatives de développement local » (IDL) sont aujourd’hui, au Portugal, reconnues non seulement par les populations, mais aussi par des institutions et par l’Etat comme des éléments importants dans l’intervention pour le développement local. Comment peut-on définir ces initiatives dont le nombre s’accroît particulièrement au début des années 90? Quels sont leurs domaines d’activité et les orientations qui régissent leur action ? De quels moyens disposent-elles ? Toutes questions auxquelles ce texte propose de répondre, en s’appuyant sur l’analyse de 196 cas d’organisations qui développent un travail important dans ce domaine. Entre orientation instrumentale et orientation militante, l’auteur présente une typologie des IDL selon quatre profils marqués par des degrés d’autonomie variable par rapport à l’Etat et au marché.

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_064075.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Alcides A. Monteiro

L’évolution des organisations rurales dans les pays en développement: de l’entreprise à la société civile

Cet article étudie la formation et le fonctionnement des organisations rurales des pays en développement en comparant deux grandes périodes caractérisées par des rôles très différents de l’Etat et de la « société civile ». Malgré les mutations considérables que ces organisations ont connues entre les deux périodes, on peut leur appliquer un même cadre d’analyse qui permet de mieux comprendre leur nature, leur importance et leur viabilité dans chaque situation. La place qu’elles occupent dans les stratégies des différentes catégories d’acteurs concernés – dominés ou dominants, intérieurs ou extérieurs – est étudiée. Ainsi, comment les rationalités de l’entreprise, de l’économie domestique et de la gestion publique se conjuguent-elles ? Champ de luttes entre les acteurs qui cherchent à les orienter en fonction de leurs intérêts respectifs, ces organisations ne sont-elles pas aussi un champ de convergences, de négociations et d’adaptations-concessions ?

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_076092.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Maxime Haubert

Nouvelles stratégies mutualistes : le cas du groupe hospitalier mutualiste

Les contraintes pesant sur le secteur de la santé ont conduit les établissements de santé à adopter de nouvelles stratégies de concentration. Les établissements mutualistes sont particulièrement concernés par cette démarche qui permet d’atteindre une taille critique et, par la mise en commun de ressources, de réduire les coûts. Cet article s’intéresse à une organisation mutualiste qui a constitué un groupe en rachetant cinq cliniques privées. L’auteur montre que les cliniques rachetées, non mutualistes à l’origine (but lucratif), peuvent avoir des difficultés à adopter la culture mutualiste (but non lucratif). Par ailleurs, ne bénéficiant pas d’un environnement identique, elles doivent adopter des stratégies locales distinctes tout en appliquant l’éthique mutualiste. Dans quelle mesure une telle structure permet-elle la constitution d’un groupe cohérent sachant garder une réactivité au niveau local ? Quel impact peut avoir cette structure sur les modalités de partage d’une culture mutualiste ?

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_012022.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Jennifer Urasadettan

Lier pratiques démocratiques et efficacité économique: la rationalisation démocratique

Le lien démocratie-efficacité constitue un objet de recherche au sein des sciences sociales, et des sciences de gestion en particulier. Mais du point de vue des organisations d’économie sociale, il n’apparaît pas pertinent de défendre l’existence d’un lien de causalité entre pratiques démocratiques et efficacité économique ; pour l’auteur, la question importante porte sur la façon dont la définition de l’efficacité se construit dans ces organisations. L’article présente tout d’abord différentes approches établissant un lien entre démocratie et recherche d’efficacité. Puis, il montre la difficulté que cela représente d’introduire un concept des sciences politiques (la démocratie) dans l’univers de la gestion des entreprises. Il propose enfin une définition de l’efficacité comme construction sociale qui met en perspective un concept nouveau, la rationalisation démocratique, illustré par l’exemple des coopératives d’activité et d’emploi.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_056069.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Fabrice Caudron

L’assurance mutuelle contre l’incendie sous la Restauration (1815-1830)

Cet article présente les fondements de l’assurance contre l’incendie et montre comment le régime de la Restauration en soutient l’essor sous sa forme mutuelle plutôt que par l’intermédiaire des compagnies à primes fixes de type capitaliste. L’auteur rappelle la prégnance du risque incendie, véritable fléau dans les zones rurales comme dans les zones urbaines, en ce début de XIXe siècle. Dotées d’une structure à base censitaire, les premières mutuelles d’assurance reflètent les forces politiques en présence. Démarche de prévention et déploiement de moyens de lutte contre le feu portent aussi un projet moraliste. Au-delà des strictes finalités de l’assurance, il s’agit de promouvoir l’avènement d’un honnête homme, pleinement responsable. Dans ces associations volontaires d’individus, imprégnées de secours mutuel, la solidarité est centrale : le montant des cotisations varie en fonction des sinistres. Ce sont donc les liens originels entre mutualité de santé et mutualité d’assurance qui sont ainsi questionnés dans l’article, introduit par Michel Dreyfus.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_077089.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Christian Lion

Pour une gestion du sociétariat : le cas du Crédit mutuel Anjou

La trajectoire stratégique d’une banque coopérative, le Crédit mutuel Anjou, est au coeur de cet article. Il apparaît que la mission initiale, appelée « dimension politique », centrée sur les préoccupations sociales des individus – faciliter l’accession au crédit au meilleur coût pour l’amélioration de la condition matérielle et morale des individus –, s’est érodée au fil du temps. En revanche, la gestion des activités bancaires, appelée « dimension support » – faciliter le développement et la rationalité des activités de production et de commercialisation des produits et services bancaires –, constitue un ensemble de préoccupations majeures. Le sociétaire est devenu un client, étudié et ciblé, qui se voit proposer produits et services selon des pratiques comparables à celles des banques capitalistes. L’auteur souligne les enjeux à regagner une légitimité de banque coopérative pour s’éloigner de la banalisation et faire reculer le risque de démutualisation, en redonnant toute sa place à la gestion du sociétariat.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_035055.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Dominique Nouvel

Sur le nouveau coopérativisme de crédit au Brésil

Ce texte constitue la préface d’un ouvrage paru en 2007 sur la coopération de crédit au Brésil. S’appuyant sur les deux études présentées dans le livre, le système Cresol de crédit solidaire en zone rurale et les coopératives de crédit de la région sisalière du Nordeste brésilien, l’auteur en dégage les points communs. Axés sur le rôle de la finance dans la lutte contre la pauvreté, ces travaux montrent aussi l’apport fondamental des coopératives au développement des régions.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_070076.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Ricardo Abramovay

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