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De l’intérêt des biographies: Jules Lechevalier (1806-1862) : des socialismes « utopiques » aux modèles coopératifs

A travers Jules Lechevalier, personnage largement méconnu de l’histoire de l’économie sociale, nous avons cherché à comprendre comment la transition se produit entre une oeuvre théorique et une oeuvre pratique. Jusqu’à présent, la plupart des travaux sur l’économie sociale se sont essentiellement intéressés soit aux pensées des théoriciens, soit aux institutions associatives et coopératives, comme s’il n’existait pas de rétroaction entre le projet pensé et le projet pratiqué. Jules Lechevalier, qui a côtoyé Enfantin, Fourier et Proudhon, n’a cessé de confronter à la réalité les théories sociales et politiques les plus audacieuses de ses contemporains. En laissant des traces éparses dans les archives, ce foisonnement n’a pas retenu l’attention des historiens. Pourtant, cet infatigable « organisateur de travail » a notamment adjoint des syndicats de la consommation et de la production à la Banque du peuple de Proudhon, vaste projet mutualiste et coopératif dont le programme préfigurait la mise en place de l’Etat-providence français bâti sur la sécurité sociale.

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_079091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Olivier Chaïbi

Facteurs de développement international des coopératives par la franchise: le cas de Yoplait

Face à la globalisation des marchés et à l’internationalisation des entreprises capitalistes, l’exportation, la franchise, la joint-venture et l’investissement direct constituent les principaux modes de développement possibles entre lesquels une coopérative doit choisir pour étendre son réseau au-delà de son marché national. Alors que l’internationalisation constitue une priorité stratégique pour les coopératives, il est essentiel de comprendre, dans un contexte où la franchise internationale s’affirme comme un mode d’entrée privilégié, quels sont les facteurs organisationnels et environnementaux qui expliquent le choix de ce modèle de développement. Cette problématique est étudiée à travers l’exemple de Yoplait. La société Yoplait, détenue par Sodiaal, premier groupe coopératif laitier français et l’un des tout premiers européens, est la deuxième marque mondiale dans les yaourts, leader dans seize pays (Etats-Unis, Australie…) et présente dans plus de cinquante pays

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
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310_052064.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Lionel Bobot

Les impasses de la contractualisation du financement public

La mise en oeuvre d’un cadre de « partenariat » entre les pouvoirs publics et les associations d’intérêt général ou de solidarité, assumé et revendiqué par le secteur associatif à partir de la fin des années 90, s’édifie dans une logique de contractualisation progressive de plus en plus formalisée, mais aussi de moins en moins équilibrée. L’article montre que les relations des associations avec les collectivités territoriales de proximité, principales pourvoyeuses de fonds, sont devenues très ambiguës. En effet, la part de soutien public diminue au profit d’une véritable logique de « commande publique » qui tend à indifférencier les acteurs privés, lucratifs et non lucratifs, et fait l’impasse sur les besoins de financements structurels et pérennes d’un grand nombre d’organisations associatives. Face à un environnement juridique de plus en plus complexe qui introduit le doute sur la validité des modalités de conventionnement des subventions et altère la qualité des relations avec leurs interlocuteurs publics, les acteurs associatifs sont de plus en plus démunis et désemparés. L’auteur souligne l’urgence d’approfondir l’analyse de ces enjeux pour aménager un véritable partenariat et restaurer un climat de confiance réciproque.

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_027046.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pascal Perrot

Les grandes évolutions du secteur associatif français

Cet article s’appuie sur une enquête conduite auprès des associations à partir des municipalités et permet de renouveler les grandes données quantitatives de cadrage du secteur associatif français sous différents angles (profil, ressources, emploi salarié, travail bénévole). Trois grands types d’associations sont ainsi caractérisés et analysés : les associations dont le projet est articulé à l’action publique, les associations militantes et les associations de membres orientées vers la pratique d’une activité. L’auteur apporte un éclairage sur les grandes évolutions qu’a connues le secteur associatif entre 1999 et 2005 ; on voit en particulier que le poids des associations dans l’économie continue d’augmenter à un rythme supérieur à celui du PIB. Et les résultats tirés de cette enquête contredisent un certain nombre de discours tenus ces dernières années sur le désengagement de l’Etat ou la crise du bénévolat. On assiste plutôt à une restructuration des financements publics ainsi qu’à une transformation du profil des bénévoles.

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_011026.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Viviane Tchernonog

Les initiatives de développement local au Portugal :entre régulation et autonomie

Sans avoir un statut juridique qui leur donne une spécification légale, les structures appelées ici « associations pour le développement local » (ADL) ou « initiatives de développement local » (IDL) sont aujourd’hui, au Portugal, reconnues non seulement par les populations, mais aussi par des institutions et par l’Etat comme des éléments importants dans l’intervention pour le développement local. Comment peut-on définir ces initiatives dont le nombre s’accroît particulièrement au début des années 90? Quels sont leurs domaines d’activité et les orientations qui régissent leur action ? De quels moyens disposent-elles ? Toutes questions auxquelles ce texte propose de répondre, en s’appuyant sur l’analyse de 196 cas d’organisations qui développent un travail important dans ce domaine. Entre orientation instrumentale et orientation militante, l’auteur présente une typologie des IDL selon quatre profils marqués par des degrés d’autonomie variable par rapport à l’Etat et au marché.

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_064075.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Alcides A. Monteiro

L’évolution des organisations rurales dans les pays en développement: de l’entreprise à la société civile

Cet article étudie la formation et le fonctionnement des organisations rurales des pays en développement en comparant deux grandes périodes caractérisées par des rôles très différents de l’Etat et de la « société civile ». Malgré les mutations considérables que ces organisations ont connues entre les deux périodes, on peut leur appliquer un même cadre d’analyse qui permet de mieux comprendre leur nature, leur importance et leur viabilité dans chaque situation. La place qu’elles occupent dans les stratégies des différentes catégories d’acteurs concernés – dominés ou dominants, intérieurs ou extérieurs – est étudiée. Ainsi, comment les rationalités de l’entreprise, de l’économie domestique et de la gestion publique se conjuguent-elles ? Champ de luttes entre les acteurs qui cherchent à les orienter en fonction de leurs intérêts respectifs, ces organisations ne sont-elles pas aussi un champ de convergences, de négociations et d’adaptations-concessions ?

Numéro de revue: 
309
Année de publication: 
2009
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309_076092.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Maxime Haubert

Nouvelles stratégies mutualistes : le cas du groupe hospitalier mutualiste

Les contraintes pesant sur le secteur de la santé ont conduit les établissements de santé à adopter de nouvelles stratégies de concentration. Les établissements mutualistes sont particulièrement concernés par cette démarche qui permet d’atteindre une taille critique et, par la mise en commun de ressources, de réduire les coûts. Cet article s’intéresse à une organisation mutualiste qui a constitué un groupe en rachetant cinq cliniques privées. L’auteur montre que les cliniques rachetées, non mutualistes à l’origine (but lucratif), peuvent avoir des difficultés à adopter la culture mutualiste (but non lucratif). Par ailleurs, ne bénéficiant pas d’un environnement identique, elles doivent adopter des stratégies locales distinctes tout en appliquant l’éthique mutualiste. Dans quelle mesure une telle structure permet-elle la constitution d’un groupe cohérent sachant garder une réactivité au niveau local ? Quel impact peut avoir cette structure sur les modalités de partage d’une culture mutualiste ?

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_012022.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Jennifer Urasadettan

Lier pratiques démocratiques et efficacité économique: la rationalisation démocratique

Le lien démocratie-efficacité constitue un objet de recherche au sein des sciences sociales, et des sciences de gestion en particulier. Mais du point de vue des organisations d’économie sociale, il n’apparaît pas pertinent de défendre l’existence d’un lien de causalité entre pratiques démocratiques et efficacité économique ; pour l’auteur, la question importante porte sur la façon dont la définition de l’efficacité se construit dans ces organisations. L’article présente tout d’abord différentes approches établissant un lien entre démocratie et recherche d’efficacité. Puis, il montre la difficulté que cela représente d’introduire un concept des sciences politiques (la démocratie) dans l’univers de la gestion des entreprises. Il propose enfin une définition de l’efficacité comme construction sociale qui met en perspective un concept nouveau, la rationalisation démocratique, illustré par l’exemple des coopératives d’activité et d’emploi.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_056069.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Fabrice Caudron

L’assurance mutuelle contre l’incendie sous la Restauration (1815-1830)

Cet article présente les fondements de l’assurance contre l’incendie et montre comment le régime de la Restauration en soutient l’essor sous sa forme mutuelle plutôt que par l’intermédiaire des compagnies à primes fixes de type capitaliste. L’auteur rappelle la prégnance du risque incendie, véritable fléau dans les zones rurales comme dans les zones urbaines, en ce début de XIXe siècle. Dotées d’une structure à base censitaire, les premières mutuelles d’assurance reflètent les forces politiques en présence. Démarche de prévention et déploiement de moyens de lutte contre le feu portent aussi un projet moraliste. Au-delà des strictes finalités de l’assurance, il s’agit de promouvoir l’avènement d’un honnête homme, pleinement responsable. Dans ces associations volontaires d’individus, imprégnées de secours mutuel, la solidarité est centrale : le montant des cotisations varie en fonction des sinistres. Ce sont donc les liens originels entre mutualité de santé et mutualité d’assurance qui sont ainsi questionnés dans l’article, introduit par Michel Dreyfus.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_077089.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Christian Lion

Pour une gestion du sociétariat : le cas du Crédit mutuel Anjou

La trajectoire stratégique d’une banque coopérative, le Crédit mutuel Anjou, est au coeur de cet article. Il apparaît que la mission initiale, appelée « dimension politique », centrée sur les préoccupations sociales des individus – faciliter l’accession au crédit au meilleur coût pour l’amélioration de la condition matérielle et morale des individus –, s’est érodée au fil du temps. En revanche, la gestion des activités bancaires, appelée « dimension support » – faciliter le développement et la rationalité des activités de production et de commercialisation des produits et services bancaires –, constitue un ensemble de préoccupations majeures. Le sociétaire est devenu un client, étudié et ciblé, qui se voit proposer produits et services selon des pratiques comparables à celles des banques capitalistes. L’auteur souligne les enjeux à regagner une légitimité de banque coopérative pour s’éloigner de la banalisation et faire reculer le risque de démutualisation, en redonnant toute sa place à la gestion du sociétariat.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_035055.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Dominique Nouvel

Sur le nouveau coopérativisme de crédit au Brésil

Ce texte constitue la préface d’un ouvrage paru en 2007 sur la coopération de crédit au Brésil. S’appuyant sur les deux études présentées dans le livre, le système Cresol de crédit solidaire en zone rurale et les coopératives de crédit de la région sisalière du Nordeste brésilien, l’auteur en dégage les points communs. Axés sur le rôle de la finance dans la lutte contre la pauvreté, ces travaux montrent aussi l’apport fondamental des coopératives au développement des régions.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_070076.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Ricardo Abramovay

Entre mutualisme et capitalisme: le modèle de gouvernance hybride du groupe Crédit agricole

Depuis une quinzaine d’années, le secteur bancaire connaît de fortes restructurations tant au niveau national qu’européen. Au coeur de ces bouleversements, la structure spécifique des établissements mutualistes les a jusqu’ici préservés des erreurs commises par certains de leurs concurrents classiques traditionnels. L’article pointe pourtant une dilution des modèles: les valeurs mutualistes se conjuguent aux alternatives capitalistes, faisant ainsi émerger un modèle hybride. Trois critères de qualification de ce modèle sont retenus : couple produit-marché, schéma de gouvernance et mode de financement du développement. En étudiant le cas du Crédit agricole, qui concentre à lui seul les faits majeurs constatés dans le secteur mutualiste bancaire (internationalisation, entrée en Bourse, croissance externe), les auteurs cherchent à comprendre les conditions d’émergence d’un modèle hybride de gouvernance et les conséquences managériales en termes d’organisation et de contrôle.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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308_023034.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Julien Batac, Vincent Maymo et Valérie Pallas-Saltiel

Les coopératives agricoles. Un atout pour la pérennité de l’agriculture dans la mondialisation

La coopération agricole a connu de profondes mutations dans les quarante dernières années. L’article rappelle les fondements historiques et juridiques des coopératives agricoles, ainsi que la place importante qu’elles occupent aujourd’hui dans la vie économique. Quelles sont les politiques financières déployées ? Quelles stratégies de développement – concentration, intégration verticale, diversification, internationalisation – les coopératives ont-elles mises en oeuvre ? Des groupes coopératifs complexes ont vu le jour, s’appuyant sur des filiales de statuts non coopératifs et des alliances avec des entreprises capitalistes. L’auteur analyse les conséquences de ces mutations, tant pour les adhérents qu’en termes d’efficacité de la coopérative.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_046057.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
René Mauget

Analyse économique et stratégique des entreprises coopératives d’entrepreneurs

Cet article propose une analyse transversale du développement des entreprises coopératives d’entrepreneurs (ECE), en s’intéressant aux cinq principaux secteurs concernés : agriculture, pêche, artisanat, commerce de détail et transport. Chacune des familles coopératives fait ensuite l’objet d’un papier spécifique au sein de ce dossier. L’auteur rappelle les grandes étapes de structuration des ECE, des Trente Glorieuses à la montée en puissance des groupes coopératifs. Quelques données quantitatives offrent une mise en perspective du poids économique de chaque famille coopérative. Comment la mondialisation des marchés affecte-t-elle chacun des secteurs d’activité ? Dans ce contexte, les choix stratégiques effectués par les entrepreneurs individuels regroupés en coopératives sont-ils comparables ? Le renouvellement des adhérents apparaît comme un enjeu important pour assurer la pérennité des réseaux actuels.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_029045.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
René Mauget et Michel Auvolat

Les coopératives de transporteurs. Des coopératives d’artisans à la coopération de PME

Les premières initiatives coopératives dans le transport apparaissent dans les années 60, plus tardivement que dans les autres secteurs. Le passage d’une économie administrée à la libéralisation du marché entraîne une dualisation du secteur entre petites entreprises et grands groupes. Si le nombre d’adhérents des coopératives artisanales reste limité, les groupements de PME permettent à un nombre important d’adhérents de bénéficier d’un réseau national et international. Alors que les coopératives artisanales génèrent la quasi-totalité du chiffre d’affaires de leurs adhérents, cette part reste marginale pour les groupements de PME. L’article analyse l’efficacité comparée de ces deux modèles, entre permanence et indépendance des adhérents.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_067077.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
par Claire Jafflin et Michel Auvolat

Les coopératives d’artisans. Du métier au développement coopératif

Les coopératives artisanales, historiquement liées au syndicalisme professionnel, se forment localement sur le modèle des coopératives agricoles. La loi du 20 juillet 1983 leur offrira un cadre juridique et des outils fiscaux et financiers nouveaux, visant à favoriser le développement coopératif des entreprises familiales. La situation est aujourd’hui contrastée : peu de coopératives sur quelques secteurs d’activité et des groupes coopératifs de plus en plus puissants concentrés géographiquement. L’article montre la contradiction du projet coopératif dans ce domaine, qui cherche à la fois à pérenniser une conception ancienne de l’artisanat autour du métier et à le faire évoluer vers une conception plus commerciale.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_058066.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Michel Auvolat

Le cadre juridique des coopératives d’entreprises. Un cadre fragmenté, mais des logiques communes. Essai de droit comparé

Les coopératives d’entreprises sont dotées de statuts juridiques spécifiques : loi du 27 juin 1972 pour les coopératives agricoles, loi du 11 juillet 1972 pour les coopératives de commerçants détaillants, loi du 20 juillet 1983 pour les coopératives de transport, artisanales et maritimes. L’article cherche à identifier des logiques communes, propres au fonctionnement coopératif, qui traversent les différents secteurs d’activité. Ces coopératives privilégient le service économique aux membres. Dans la définition de leur objet, de leur sociétariat et de l’exclusivisme, elles apparaissent dépendantes des relations avec leurs membres. Elles se caractérisent aussi par une affectation du résultat modulée entre réserves, ristournes ou intérêts versés aux parts sociales et par un appel aux capitaux extérieurs limité. La gouvernance, les actions d’information et de conseil auprès des membres, les relations avec l’environnement sont les autres dimensions étudiées.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_010028.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Chantal Chomel

Les coopératives de pêcheurs. De la solidarité locale à une stratégie de développement

Fortement ancré territorialement, le secteur de la pêche se caractérise par un réseau d’entraide et de solidarité exceptionnel sur lequel prend appui la création des premières coopératives maritimes à la fin du XIXe siècle. L’ancrage local de la coopération maritime se double aujourd’hui d’une présence nationale, au travers de différentes structures qui fédèrent les coopératives de conseil, d’avitaillement, de financement, d’assurances, de commercialisation, concourant à faciliter l’exercice du difficile métier de pêcheur. L’article rappelle les enjeux essentiels définis par la Confédération de la coopération, de la mutualité et du crédit maritimes, qui assure également une représentation à l’échelle européenne et internationale.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_087094.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Fanny Ponsot et René Mauget

Les coopératives de commerçants. Le renouvellement des adhérents et l’ouverture internationale

Les termes de groupement ou de commerce associé sont, dans ce champ, utilisés plus fréquemment que celui de coopérative de commerçants. En effet, les groupements à statut coopératif unique ou dominant représentent 80 % des groupements qui s’appuient sur une participation égalitaire des commerçants. Ces groupements d’indépendants se sont imposés comme une véritable alternative face aux enseignes du commerce intégré. L’article analyse quelques enjeux importants pour le développement des coopératives de commerçants et la pérennisation des réseaux : réussir la transmission d’entreprises, soutenir le financement des adhérents et assurer une ouverture à l’international.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_078086.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Fanny Ponsot

L’Université coopérative européenne (UCE)

Ce dossier est consacré à l’Université coopérative européenne (UCE), qui se définit comme un réseau européen de coopération, de recherche et de formation pour l’économie sociale et solidaire (1). « L’UCE vise à mutualiser, développer et valoriser les pratiques coopératives par la construction de connaissances transmissibles aux bénévoles, militants et professionnels de l’économie sociale et solidaire en vue d’améliorer l’action individuelle et collective » (charte de l’UCE ). Ce dossier associe trois contributions.

Jean-François Draperi, ancien collaborateur d’Henri Desroche au Collège coopératif (Paris) et à l’Université coopérative internationale, a participé au premier programme Leonardo, qui faisait l’état des formations en économie sociale en Europe. Il revient sur les antécédences de l’UCE, en particulier sur ce qui la relie et en même temps la distingue des projets conçus par Henri Desroche. La question soulevée est celle de la conception d’un lieu de production de savoirs et de pédagogie coopérative spécifiques à l’économie sociale. Il existe bien un patrimoine insuffisamment valorisé.

Maurice Parodi, président du Collège coopératif Provence-Alpes-Méditerranée (Paca) et ancien président du Réseau des hautes études des pratiques sociales (Rheps), présente le projet de l’UCE et ses réalisations. L’un des apports les plus importants est la transposition des principes coopératifs dans un dispositif pédagogique. Mutualiser les savoirs pour les partager est au coeur du projet, ce qui s’est concrétisé par la mise en place d’un centre-ressources sur le site de l’UCE. Ce centre-ressources s’adresse aux formateurs d’entrepreneurs de l’ES. L’UCE parvient ainsi à allier pédagogie coopérative et formation à distance.

Alain Penven, directeur du Collège coopératif en Bretagne, développe la dimension réseau de l’UCE. Cette présentation du réseau UCE met en valeur l’émergence d’une communauté de formateurs et d’accompagnateurs coopératifs. Ce n’est pas le moindre effet de l’UCE que de provoquer l’apprentissage coopératif des personnes qu’elle associe. On a souvent souligné que l’économie sociale et la coopération ne sont pas suffisamment enseignées dans les cursus universitaires classiques. Un peu dispersé, l’enseignement sur l’économie sociale était souvent tributaire de l’engagement militant d’enseignants chercheurs, dans des disciplines et des universités différentes. Il manquait un réseau, à la fois transdisciplinaire et transnational, qui renforce ces initiatives et donne de la visibilité aux enseignements sur la coopération. C’est la raison pour laquelle la Recma est heureuse de mettre en avant une initiative qui fédère les lieux de formation à l’économie sociale. 

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
Auteur(s): 
Jean-François Draperi

Un réseau de formateurs en économie sociale

Alain Penven, directeur du Collège coopératif en Bretagne, développe la dimension réseau de l’UCE. Cette présentation du réseau UCE met en valeur l’émergence d’une communauté de formateurs et d’accompagnateurs coopératifs. Ce n’est pas le moindre effet de l’UCE que de provoquer l’apprentissage coopératif des personnes qu’elle associe.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_037040.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Penven A.

Travailler dans un monde de bénévoles : contraintes et limites de la professionnalisation dans les clubs sportifs

Historiquement structurées autour des logiques de l’engagement, les associations sportives, à l’instar de l’ensemble du secteur associatif, sont traversées par un processus de professionnalisation. Au-delà des tendances effectives et des chiffres qui attestent un accroissement quantitatif de l’emploi dans les clubs sportifs, cet article propose une analyse des conditions d’exercice de l’activité des salariés et des stratégies qu’ils développent dans un contexte associatif sportif fortement marqué par l’éthos bénévole. En effet, bastion d’une tradition sportive qui perdure – malgré la forte diversification des structures et des logiques à l’oeuvre dans le monde associatif sportif – et conforté par un rapport de force qui, lui, est très favorable, le bénévolat sportif impose ses règles et sa doxa à l’espace du sport associatif et aux acteurs qui y travaillent, déterminant leurs conditions et leurs identités professionnelles.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_078091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Falcoz M., Walter E.

La crise financière de l’été 2007 : quelques réflexions pour les banques coopératives

Cet article analyse les mécanismes de la crise financière de l’été 2007 et cherche à en tirer quelques enseignements pour les banques coopératives. La crise apparaît comme la conséquence d’un développement excessif des prêts immobiliers à risque, développement excessif qui a été facilité par la titrisation. L’auteur, banquier coopératif, souligne l’affaiblissement du lien prêteur-emprunteur que permet le processus de titrisation, ainsi que le rôle des agences de notation. Il s’interroge enfin sur le rôle des banques coopératives dans les mécanismes financiers décrits et sur la possibilité pour celles-ci de tirer profit de la situation des marchés.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_041046.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Valentin P.

Adhésion associative et positions sociales : l’adhésion associative des ouvriers-employés

A partir de l’enquête Insee « Vie associative » de 2002, cet article vise à repérer au sein des catégories des ouvriers et employés les facteurs sociologiques contribuant à l’adhésion à une association. Il permet également de saisir les similitudes et les différences dans les motifs d’adhésion entre les ouvriers-employés et les cadres supérieurs selon le moment dans le cycle de vie. Entre autres facteurs, la situation économique et la situation professionnelle, qui ne sont pas sans rapport avec les ressources culturelles, influent sur les aspirations à être dans le monde associatif. Pour saisir les motifs d’adhésion en tenant compte du critère de l’âge, les auteurs proposent deux indices visant à mesurer pour l’un le cadre social de l’action de l’association (indice de socio-dépendance), pour l’autre l’orientation de l’action des adhérents (indice de motivation collective). Parmi les personnes les plus âgées (55-74 ans), si les ouvriers-employés justifient leur adhésion par la recherche d’une proximité relationnelle, les cadres semblent moins à la recherche du lien social comme finalité.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_047064.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Thalineau A., Morel G., Nowik L.

Les services d’aide à domicile, entre régulations publiques et stratégies de développement autonomes

A partir des années 70, la fourniture des services d’aide à domicile est fondée sur une logique de spécialisation en fonction des besoins exprimés par des publics différents. On distingue alors deux types d’organismes clairement séparés: l’aide ménagère auprès des personnes dépendantes et l’aide à domicile aux familles en difficultés sociales. Actuellement, ces organismes diversifient leurs services et leurs publics et tendent à devenir polyvalents. Cet article, qui s’appuie sur des enquêtes réalisées en 2005 et 2006, cherche à identifier les facteurs à l’origine de cette évolution, qui concerne plutôt le secteur non marchand. L’auteur aborde ainsi l’impact du facteur économique, en mettant l’accent sur l’ouverture de l’activité à la concurrence et sur l’évolution de la demande. Puis il met en exergue le rôle de la régulation publique. La réglementation de l’offre est en particulier marquée par l’instauration récente du régime de l’autorisation. L’article montre aussi comment les régulations locales peuvent reconfigurer l’offre locale de ces services.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_065077.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Messaoudi D.

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