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Caractériser la démarche des Scop en matière de RSE : quel couplage entre les discours, pratiques et outils ?

Cet article s’inscrit dans une perspective d’enrichissement des connaissances de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et des comportements organisationnels qui lui sont associés, en s’intéressant aux entreprises de l’ESS que sont les sociétés coopératives et participatives (Scop) – dont les engagements sociétaux sont statutairement importants. En s’appuyant sur l’étude de trois Scop, cet article identifie les outils mobilisés par ces entreprises ainsi que le degré d’intégration de la RSE dans la conduite de leurs activités, au regard des discours tenus sur cette démarche. Sur cette base, l’article montre une certaine homogénéité, tant discursive que des outils mobilisés, mais des pratiques différenciées. En illustrant les spécificités des Scop en matière de RSE, l’étude met également à jour des comportements vertueux de nature à inspirer de nombreuses organisations.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Christophe Maurel, François Pantin

De la contestation des accords du Gatt à la création des Amap : genèse d’un mouvement devenu emblématique de l’ESS

Cet article apporte un éclairage nouveau sur la genèse des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) en les réintégrant dans une histoire militante qui prend sa source au début des années 1990 avec l’Alliance Paysans Écologistes Consommateurs (PEC). Le traitement des archives de cette organisation montre combien la transformation de la cause du rapprochement des agriculteurs et des consommateurs est sensible à l’évolution du contexte politique. Ainsi, l’institutionnalisation de l’économie sociale et solidaire qui intervient au début des années 2000 tient une place déterminante dans l’émergence et la diffusion des Amap. L’article invite à analyser les initiatives relevant de l’économie sociale et solidaire à partir des outils de la sociologie des mouvements sociaux, afin de rendre compte de la dimension contestataire de l’ESS au regard des évolutions du militantisme.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Jean-Baptiste Paranthoën

Quels pouvoirs informels au sein des circuits courts et locaux agroalimentaires ? Le cas du Limousin

Cette recherche porte sur des collectifs de production agricole en circuits courts et locaux agroalimentaires (CCLA), établis dans le Limousin, souhaitant avoir un fonctionnement démocratique, inspiré directement ou indirectement de l’économie sociale. Leurs statuts et les dispositifs techniques participatifs permettent de limiter la concentration des pouvoirs et facilitent leur répartition selon un principe démocratique. Toutefois, ce fonctionnement démocratique est impacté par les pouvoirs informels liés aux rapports sociaux des membres. Il s’agit ici de repérer et catégoriser ces sources informelles de pouvoir, d’en analyser les interactions avec les sources formelles, afin de mettre à jour la gouvernance effective.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Marius Chevallier, Julien Dellier

L’économie sociale au Portugal de la révolution des Œillets de 1974 jusqu’aux années 1990 : institutionnalisation, débats et compromis

Cet article retrace le processus historique de l’institutionnalisation de l’économie sociale et des politiques de solidarité au Portugal, de la révolution d’avril 1974, dite révolution des Œillets, aux années 1990. Prenant comme référence le concept d’économie sociale fixé par le cadre juridique portugais, l’auteur étudie les relations institutionnelles et idéologiques établies entre les politiques sociales publiques instituées par le nouveau gouvernement démocratique et l’action des organisations identifiées comme appartenant à l’économie sociale et solidaire. L’analyse repose sur une perspective institutionnaliste qui n’élude pas toutefois la référence aux jeux de pouvoirs et à la dynamique des intérêts. Le cas portugais illustre le bénéfice que peuvent apporter l’institutionnalisation et l’État-providence aux pratiques volontaires de solidarité et de coopération.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Álvaro Garrido

Aider les coopératives à aider l’État. Politiques publiques et coopératives rurales aux États- Unis (Wisconsin, années 1910-1930)

L’implication des coopératives dans les politiques publiques s’accompagne-t-elle nécessairement d’un retrait de la puissance publique, comme on semble l’observer à l’ère du néolibéralisme ? L’auteure répond à cette question via l’étude des coopératives rurales du Wisconsin entre 1910 et 1940. Elle analyse l’arsenal des mesures mises en place par l’État en direction des coopératives en distinguant différentes formes d’intervention (enquête, éducation, protection et organisation). Elle montre ainsi que l’État, peut être amené à mobiliser les coopératives dans un contexte d’interventionnisme fort, comme vecteurs de politiques publiques et non comme une alternative à son action. Enfin, cet article témoigne du fait que l’intervention publique n’est pas neutre : elle conduit à privilégier un certain type de coopératives, à favoriser la centralisation et la rationalisation, mais aussi parfois à défendre des pratiques démocratiques.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Alexia Blin

Commercialiser des produits agricoles sans étude de marché : facteurs de réussite de trois coopératives en Israël dans les années 1980

Alors que l’étude de marché n’est pas toujours efficace pour assurer la commercialisation des produits agricoles, cet article présente une approche originale développée en Israël par des coopératives agricoles ayant réussi à créer des marchés de consommateurs pour écouler les productions de leurs membres.
Le mouvement coopératif a démarré en Israël vers la fin du XIX e siècle avec la fondation par le baron Rothschild des vineries coopératives de Carmel Mizrachi. Bien que de renommée médiocre, ce vignoble a dominé le marché israélien du vin de table jusqu’à la fin des années 1980. Puis le mouvement coopératif rural dans ce pays a pris un second élan avec la création des kibboutzim et des moshavim au début du XX e siècle (Galor et Sofer, 2011). Le kibboutz, village collectif, et le moshav, village coopératif, constituent les deux types caractéristiques de communautés rurales en Israël. Ces coopératives de premier degré, dont les membres sont des individus, ont fondé des coopératives du deuxième degré, comme les entreprises régionales et les vineries. Ces structures de type multifonctionnel étaient dispersées sur tout le territoire d’Israël (Galor, 2015). Au cours de la deuxième moitié du XX e siècle, la production viticole est devenue excédentaire, ce qui a entraîné des difficultés de commercialisation.
Dans cet article, nous présentons trois études de cas où les agriculteurs, membres d’une coopérative, ont élaboré un plan de commercialisation à partir de la marque qu’ils ont créée pour leurs produits. Si le facteur coopératif a été déterminant dans la réussite du proces- sus de commercialisation, il convient également de mentionner l’importance du rôle joué par les dirigeants de ces structures.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Zvi Galor