Divers

« Nous sommes demain »

Lors de sa démission « en direct » au micro de France Inter, Nicolas Hulot a regretté le peu de soutien dont il avait bénéficié en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire : « Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité [...], est-ce que j’ai une union

Un nouvel élan pour la fondation actionnaire ?

À l’occasion des réflexions sur l’objet social de l’entreprise et la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), le modèle de la fondation d’actionnaires connaît un regain d’intérêt. En mars, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a annoncé l’ouverture d’un chantier de réflexion portant sur ce statut peu connu et peu répandu en France, sans toutefois l’inclure au projet de la loi Pacte, ce qui aurait pourtant pu être une option pertinente, car ce modèle allie intérêt général et projet entrepreneurial.

Les chauffeurs Uber, canuts du xxi e siècle ?

Cet article propose une réflexion sur l’« ubérisation » des rapports de travail au moment où ce modèle se présente comme une réalité innovante de notre société. Les plateformes d’intermédiation qui répondent aux demandes non satisfaites de consommateurs tout en fournissant une solution alternative d’emploi à des personnes au chômage semblent réinventer les rapports de travail et proposer un nouveau modèle économique. Cependant, ces fonctionnements sont-ils si nouveaux ou inédits ? En prenant l’exemple des canuts au XIX e  siècle, l’article apporte des éléments d’analyse et de réflexion. En même temps, il propose des pistes déjà éprouvées historiquement, telles que le mutualisme, pour encadrer ce nouveau modèle « d’économie numérique de la demande » qui remet en cause les systèmes sociaux et laisse de plus en plus de travailleurs sans protection juridique.

 

Numéro de revue: 
346
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Claire Bonici

Les PTCE culture : des spécificités à ne pas négliger

Les pôles territoriaux de coopération économique culture se présentent en France comme des regroupements d’organisations à vocation coopérative, souvent de très petite taille, composées en premier lieu de producteurs et de distributeurs professionnels. Ceux-ci s’agrègent d’abord à partir d’une filière centrale d’activité artistique ou culturelle, même si une dimension de développement territorial entre aussi en jeu. Des valeurs communes de partage et de solidarité sont constamment présentes. Mais l’objectif premier porte sur une mutualisation de moyens et de compétences, de manière à ce que chaque organisation élémentaire puisse mieux faire face aux défis de survie et de développement. En cela, les PTCE culture exemplifient des questions  qui n’apparaissent pas nécessairement de manière aussi exacerbée dans les regroupements de même type qui se développent dans d’autres secteurs d’activité.

Numéro de revue: 
343
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Philippe Henry

Quelle place pour les PTCE dans une perspective d’économie verte ?

L’étude de deux pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) à vocation industrielle, inscrits dans des projets d’écologie industrielle et territoriale (Ardaines et Fe2i), nous permet de questionner l’inscription de l’ESS à la fois dans les secteurs industriels et dans le champ du développement durable. Ancré dans une approche en termes de patrimoines productifs collec­tifs, ce travail vise à montrer que la forme PTCE est une forme d’organisation de la construction des apprentissages adaptée à l’émergence des projets de création d’activités économiques et de développement territorial par la constitution de ressources collectives.

Numéro de revue: 
343
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Christopher Lecat, Philippe Lerouvillois, Martino Nieddu