Pérou

Finances solidaires informelles au Pérou dans la perspective du capital social

Cette recherche explore les raisons qui motivent la participation aux finances solidaires informelles dans le contexte de l’Amérique latine, celui du Pérou notamment, à travers la notion de capital social. Dans ce but, nous examinons le cas des associations d’épargne et de crédit rotatif (AECR), une forme de crédit tontinier fondée sur la confiance et l’information partagée. Malgré le développement et la consolidation des microfinances dans ce pays, on observe que les associations de type tontinier sont encore très utilisées. A partir d’une étude exploratoire qualitative, nos résultats suggèrent que le type de capital social mobilisé explique en partie les motifs de leur utilisation. Par ailleurs, notre analyse met en exergue les motivations sociales, moins souvent explorées dans la littérature.

Numéro de revue: 
337
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Sonia Tello-Rozas

Conférence internationale de la finance sociale et solidaire - Lima, Pérou, 13-14 mai 2015

L'Association Internationale des Investisseurs dans l'Economie Sociale - INAISE - et son membre péruvien la Coopérative FORTALECER ont le plaisir de vous inviter à la Conférence Internationale de la Finance Sociale et Solidaire qui se tiendra les 13 et 14 mai 2015 à Lima (Pérou), dans le centre culturel La Casona de l'Université Nationale Majeure de San Marcos.

Développement communautaire et économie solidaire : l’expérience péruvienne de Villa el Salvador

La population de Villa El Salvador (VES) a acquis, en plus de vingt-cinq ans, une large expérience dans la gestion de ses propres projets et dans le contrôle de son développement. Ce modèle est profondément ancré dans la tradition communautaire indienne, qui n'aurait probablement pas survécu à l'industrialisation et à la prolétarisation de la main-d'œuvre accompagnant cette industrialisation. Mais cette culture a trouvé au Pérou un terrain propice dans l'économie informelle. Il faut voir là un premier facteur de réussite de VES comme expérience de développement local et de démocratie à une échelle qui déborde le microdéveloppement. Cette participation ou cette mise à contribution de la culture locale de type communautaire, au sens ancien de ce mot, n 'est cependtmt pas suffisante. Aujourd'hui, plus de 3000associations (de quartier et sectorielles) s'activent et animent la Communauté urbaine autogérée de Villa el Salvador (Cuaves) à partir d'un réseau de voisinage très structuré, qui a su prendre le contrôle de sa croissance dès ses débuts, dans le cadre d'une organisation de l'espace par groupes résidentiels constitués autour de 120 places communes. Cette communauté autogérée s'est aussi dotée des attributs de la modernité, en créant une collectivité publique et en mettant à profit plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) nationales, de même que des organisations de solidarité internationale (OSI). Quels sont les paramètres généraux qui fondent la réussite de cette expérience de développement local devenue une ville autogérée de 300000 habitants ? Telle est la question qui guide les auteurs dans ce texte, qui constitue la seconde partie de l'article consacré à VES (cf. Recma, n° 271). 

Numéro de revue: 
272
Année de publication: 
1999
Auteur(s): 
Louis Favreau, Lucie Fréchette

Opportunités et menaces pour les coopératives en Europe

Villa el Salvador (VES) est un bidonville de 300 000 habitants, en banlieue de Lima. Cette municipalité se caractérise par son haut degré d'organisation sociale : non seulement plus de 3 000 associations y sont aujourd'hui actives, mais celles-ci déploient leurs activités dans un cadre très évolué de développement communautaire. VES a en effet su développer un aménagement de son territoire correspondant à une organisation de la communauté par groupes résidentiels autour de 120 places communes. Cette expérience unique en Amérique latine est riche en leçons de toutes sortes. Comment
s'organisent ces 300000 habitants et comment la municipalité a-t-elle pu en arriver à planifier son développement ? Issu d'une enquête sur place et de plusieurs échanges, échelonnés sur dix ans, entre Péruviens et Québécois engagés dans la coopération internationale et l'économie sociale, ce texte, qui constitue la première partie d'un article, présente l'expérience de Villa el Salvador sur vingt-cinq ans, son contexte et ses projets concrets de développement. Dans le prochain numéro, les auteurs rendront compte des paramètres plus généraux et des conditions de réussite d'une telle expérience de développement local en la cadrant dans une démarche plus générale d'économie plurielle.

Numéro de revue: 
271
Année de publication: 
1999
Auteur(s): 
Louis Favreau et Lucie Fréchette