insertion par l'activité économique

Le bien-être des usagers face aux indicateurs de performance Changement de modèle de l’IAE et tensions professionnelles

Etre un laboratoire du bien-être de leurs usagers est au coeur des préoccupations des responsables de structure d’insertion par l’activité économique (SIAE) du territoire étudié dans cet article. Les évolutions qu’ils décrivent de leur métier tendent cependant à leur faire opposer cette représentation de leur travail à d’autres, portées notamment par des indicateurs de performance issus des pouvoirs publics. Leurs discours montrent qu’en l’état ces structures sont également des lieux d’impuissance professionnelle pour des acteurs ne se sentant plus capables de répondre conjointement à ces deux logiques, qu’ils présentent comme contradictoires. En réponse, il s’agit de réinterroger collectivement les pratiques sociales et professionnelles pour se réapproprier le sens de leur métier.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Bernard Balzani, Eric Creusat et Renaud Garcia-Bardidia

La constitution de groupes associatifs dans l’insertion par l’activité économique

L’objet de cet article est de traiter de la constitution de groupes associatifs dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE), en analysant conjointement la croissance d’entreprises sociales d’insertion et la formation d’alliances interentreprises. Une grille de lecture théorique des modèles canoniques de concentration permet d’explorer deux études de cas. Le premier groupe associatif s’est édifié en valorisant une polycompétence technique et conçoit son expansion par connexion avec les besoins situés et les acteurs des territoires. Le groupe mixte étudié est de plus grande taille que le précédent. Il présente aussi la caractéristique de contrôler des associations et des sociétés. Il couvre ainsi plusieurs axes professionnels de l’IAE, tout en renouvelant ses activités productives par extension à des secteurs innovants.

Numéro de revue: 
333
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Patrick Gianfaldoni

Un guide sur les bonnes pratiques des conseils régionaux en matière de clauses sociales d'insertion

La nouvelle publication réalisée par l’Avise en partenariat avec l’Association des Régions de France (ARF) et la Caisse des Dépôts vise à présenter de nombreux retours d’expérience sur la mise en œuvre des clauses sociales d’insertion dans les Conseils régionaux. Volonté politique, organisation interne, mobilisation des partenaires, possibilités concrètes dans les marchés… Les élus et techniciens des Régions pourront y trouver bonnes pratiques et analyses pour renforcer leurs achats socialement responsables, quel que soit leur niveau d’avancement en la matière.

La réforme de l'IAE : tout ce qui va changer

L'Uniopss fait le point sur la réforme l’Insertion par l’Activité Economique: 

- Généralisation de l’aide au poste d’insertion pour le financement des 4 catégories de SIAE. Cette aide se substituera à toutes les aides actuellement versées par l’Etat.

- Abandon du recours aux contrats aidés pour les Ateliers et Chantiers d’ Insertion.

- Maintien des exonérations sociales spécifiques pour les Associations Intermédiaires et les Ateliers et Chantiers d’ Insertion.

- Modulation d’une partie de l’aide au poste avec 3 critères de modulation : le profil des personnes accueillies, les efforts d’insertion de la structure, les résultats en terme d’insertion.

- Fixation des règles de modulation au niveau national et marges de manœuvre laissées au niveau local.

- Suppression du recours au FSE pour financer l’aide au poste dans les SIAE (le FSE sera désormais utilisé pour financer le Fonds Départemental de l’Insertion).

Insertion par l'activité économique: l'aide au poste indexée au Smic

Les structures de l'insertion par l'activité économique (SIAE) - chantiers d'insertion, entreprises d'insertion, associations intermédiaires et entreprises de travail temporaire d'insertion - permettent à des personnes éloignées de l'emploi de retrouver progressivement "le chemin de l'insertion professionnelle durable, à travers des parcours associant activité salariée et accompagnement personnalisé", selon un communiqué de Matignon le 31 juillet.

Entreprises d’insertion en péril: la preuve par l’exemple

Benoît Hamon, ministre délégué à l’économie sociale et solidaire, est attendu par Ménage Service ce lundi 29 octobre, à Amiens. Cette entreprise, adhérente au Comité National des Entreprises d'Insertion (CNEI), qui crée chaque année de l’emploi sur des activités de ménage, nettoyage, repassage et services à la personne se trouve depuis le mois de mai dans une situation critique. Une des branches du groupe « Ménage service Professionnels » qui s’occupe de l’entretien de locaux professionnels est placée en redressement judiciaire, mettant en péril la viabilité du groupe tout entier, avec au total plus de 200 emplois concernés. La cause principale est connue, c’est la non revalorisation des financements alloués par l’Etat aux entreprises d’insertion pour assurer leur mission d’insertion.

Emplois d’avenir et entreprises d’insertion : premier acte manqué?

L’assemblée nationale a adopté la nuit du 12 septembre le projet de loi portant création des emplois d’avenir. Ce projet de loi à destination des jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés, venant de zones défavorisées était attendu par le Comité National des Entreprises d’Insertion (CNEI). Et pour cause : les 560 entreprises qu’il rassemble œuvrent au quotidien à la requalification sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi et parmi elles 27% de jeunes. Mais c’est aujourd’hui la déception qui prédomine dans les rangs du CNEI. Certes, les structures d’insertion par l’activité économique ont désormais été ajoutées à la liste des employeurs d’emplois d’avenir. Pour autant, cette avancée par rapport au texte initial ne permettra pas l’embauche de jeunes en difficulté par les entreprises d’insertion qui se sont vues refuser l’instauration du contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) comme la troisième forme des emplois d’avenir, financé à 75% du SMIC.