innovation sociale

Redécouvrir la source autogestionnaire de l’innovation sociale

L'article 15 de la loi Hamon du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire définit juridiquement l’innovation sociale.

C’est « le projet d’une ou de plusieurs entreprises consistant à offrir des produits ou des services présentant l’une des caractéristiques suivantes :
- soit répondre à des besoins sociaux non ou mal satisfaits, que ce soit dans les conditions actuelles du marché ou dans le cadre des politiques publiques ;
- soit répondre à des besoins sociaux par une forme innovante d’entreprise, par un processus innovant de production de biens ou de services ou encore par un mode innovant d’organisation du travail.


Les procédures de consultation et d’élaboration des projets socialement innovants auxquelles sont associés les bénéfi ciaires concernés par ce type de projet ainsi que les modalités de financement de tels projets relèvent également de l’innovation sociale ».

Numéro de revue: 
346
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Timothée Duverger

Du concept d’« innovation sociale »

L’innovation sociale est devenue, en quelques années, un concept tellement galvaudé qu’il entretient une large confusion dans les débats. Utilisé d’abord en Amérique du Nord (1), il s’est généralisé avec l’arrivée, dans les années 90, de la notion anglo-saxonne d’« entrepreneurs sociaux ». Introduit ensuite par des travaux initiés par la Communauté européenne (2), il est entré dans la loi française du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire (ESS).
L’objet de notre article n’est pas de dresser un inventaire des différentes acceptions de ce concept, mais plutôt de chercher, d’une part, à asseoir sa définition sur des fondements théoriques et, d’autre part, à tirer les conséquences pragmatiques de ce positionnement.
Nous commencerons par l’innovation technologique, car c’est d’elle qu’il est question lorsque l’on évoque l’innovation sans donner d’autres précisions. Nous verrons cependant que cette définition masque des sous-entendus qui nous serviront pour définir l’innovation sociale. Cette définition peut déboucher sur deux approches : l’une collaborative, l’autre coopérative. Il importe de le préciser, car elles n’ont pas les mêmes implications en termes de projets politiques. Nous montrerons que la question de la propriété est au centre de ce qui les différencie. Un tableau de synthèse de ce raisonnement est présenté en annexe.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Jacques Prades

Les marqueurs d’innovation sociale : une approche institutionnaliste

L’innovation sociale fait actuellement l’objet d’une attention soutenue en France et plus largement en Europe. En particulier, l’un des enjeux pour les pouvoirs publics réside dans le fait de disposer d’outils afin d’identifier et de sélectionner des projets favorisant l’émergence de nouvelles trajectoires d’innovation par la valorisation, l’accompagnement et le financement des initiatives. Cette contribution a pour but de montrer comment, à partir d’une approche institutionnaliste, il a été possible d’élaborer, en Picardie, un outil collectif d’analyse : les marqueurs d’innovation sociale, permettant d’asseoir une politique publique de soutien à l’innovation sociale.

Numéro de revue: 
336
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Emmanuelle Besançon et Nicolas Chochoy

L’innovation sociale en contexte d’austérité - Rimouski (Québec) 26-27 mai 2015 - Appel à communication 16-02-15

L’innovation sociale en contexte d’austérité,

Colloque organisé par le Centre de recherche sur les innovations sociales

Congrès de l’ACFAS, colloque scientifique # 633

26 et 27 mai 2015

Université du Québec à Rimouski, Rimouski (Québec)

Séminaire Innovation sociale, agriculture et alimentation durable, 7 oct 2014, Paris

Commerce équitable, circuits courts alimentaires, maintien de l’agriculture paysanne, accès solidaire à la terre, distribution de paniers, jardins partagés ou solidaires, agriculture urbaine, épiceries sociales et solidaires, consommation engagée ou critique, autoproduction accompagnée, etc., nombre de pratiques socio-économiques sont présentées comme innovantes car concourant à une alimentation plus durable au regard des modes dominants de production, de distribution ou de consommation dans l’agroalimentaire. Parfois rattachées au giron de l’économie sociale et solidaire et à sa revendication de produire, échanger et consommer autrement, souvent ancrées dans des démarches locales pragmatiques, elles sont plus ou moins récentes et bénéficient aujourd’hui de soutiens publics qui renforcent mais aussi fragilisent les initiatives en suscitant de nouvelles opportunités et de nouvelles concurrences. L’accumulation d’études et de recherches permet aujourd’hui de mieux analyser et qualifier les aspects innovants de ces initiatives ainsi que leurs portées régulatrice ou transformatrice.

Oxalis : Your innovation day, Lyon, le 19 septembre 2014

Dans le cadre du projet européen CITEK “Capitalization Initiative for the Innovation and Internationalization of the MED economic and knowledge system”, Oxalis organise, le 19 septembre prochain, à l’Embarcadère à Lyon, un événement dédié à l’innovation et l’entreprenariat. Tous les partenaires européens de CITEK seront présents, ainsi que de nombreux participants dans les thématiques en rapport à l’innovation. Cette journée sera l’occasion de présenter les différents moyens d’entreprendre et d’innover aujourd’hui. 

L’innovation sociale, diffusion et institutionnalisation-Appel à contribution jusqu'au 26-08-2014

Appel à articles pour la revue Sociologies pratiques n°31 : L’innovation sociale, diffusion et institutionnalisation

Coordination scientifique : Elisabetta Bucolo (Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Economique, LISE), Laurent Fraisse (LISE)

Coordination éditoriale : Pierre Moisset