innovation sociale

La déclaration de Luxembourg, une nouvelle donne en Europe ?

À l’issue de la conférence « Booster les entreprises sociales en Europe », qui s’est déroulée les 3 et 4 décembre 2015, six gouvernements de l’Union européenne adoptaient une feuille de route pour la création d’un écosystème favorable aux entreprises de l’économie sociale. C’est ainsi que la « déclaration de Luxembourg » (ainsi nommée car le comité de travail était alors placé sous présidence luxembourgeoise) était signée par les représentants des gouvernements français, espagnol, italien, luxembourgeois, slovaque et slovène.

Mesurer l’impact de l’innovation sociale : quelles perspectives en dehors de la théorie du changement ?

La mesure de l’impact social est devenue un sujet majeur dans le débat relatif au financement de l’innovation sociale. Plusieurs rapports de référence ont été publiés dans ce sens. Ces travaux récents, en s’inscrivant tous dans le cadre logique de la gestion axée sur les résultats (GAR), également appelée « théorie du changement », renouvellent la construction d’une relation problématique : le lien causal et la mesure de sa preuve. À partir d’une approche institutionnaliste de l’innovation sociale, cet article expose les impasses de la GAR dans l’évaluation des innovations sociales et souligne que d’autres voies sont possibles. Les auteurs proposent ainsi de placer l’aspiration sociale au cœur du processus d’évaluation.

 

Numéro de revue: 
352
Année de publication: 
2019
Auteur(s): 
Emmanuelle Besançon, Nicolas Chochoy

Date limite pour l’appel à communications à la 11e conférence internationale Isirc

28 février : Date limite pour l’appel à communications à la 11e conférence internationale Isirc (International Social Innovation Research Conference) : « Social innovation : local solutions to global challenges ». Le colloque aura lieu du 2 au 4 septembre 2019 à Glasgow (Écosse).

http://www.isircconference2019.com

L’innovation sociale : un concept évolutif et polysémique

Sonia Bendimerad, quant à elle, a entrepris une revue critique de l’évolution du concept d’innovation sociale en lien avec les grandes scansions économiques et technologiques des quatre dernières décennies. L’approche diachronique met en relief le caractère polysémique de ce  concept aujourd’hui très galvaudé. Durant les années 1970, les innovations mises en avant étaient plutôt de nature technologique.

Redécouvrir la source autogestionnaire de l’innovation sociale

L'article 15 de la loi Hamon du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire définit juridiquement l’innovation sociale.

C’est « le projet d’une ou de plusieurs entreprises consistant à offrir des produits ou des services présentant l’une des caractéristiques suivantes :
- soit répondre à des besoins sociaux non ou mal satisfaits, que ce soit dans les conditions actuelles du marché ou dans le cadre des politiques publiques ;
- soit répondre à des besoins sociaux par une forme innovante d’entreprise, par un processus innovant de production de biens ou de services ou encore par un mode innovant d’organisation du travail.


Les procédures de consultation et d’élaboration des projets socialement innovants auxquelles sont associés les bénéfi ciaires concernés par ce type de projet ainsi que les modalités de financement de tels projets relèvent également de l’innovation sociale ».

Numéro de revue: 
346
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Timothée Duverger

Du concept d’« innovation sociale »

L’innovation sociale est devenue, en quelques années, un concept tellement galvaudé qu’il entretient une large confusion dans les débats. Utilisé d’abord en Amérique du Nord (1), il s’est généralisé avec l’arrivée, dans les années 90, de la notion anglo-saxonne d’« entrepreneurs sociaux ». Introduit ensuite par des travaux initiés par la Communauté européenne (2), il est entré dans la loi française du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire (ESS).
L’objet de notre article n’est pas de dresser un inventaire des différentes acceptions de ce concept, mais plutôt de chercher, d’une part, à asseoir sa définition sur des fondements théoriques et, d’autre part, à tirer les conséquences pragmatiques de ce positionnement.
Nous commencerons par l’innovation technologique, car c’est d’elle qu’il est question lorsque l’on évoque l’innovation sans donner d’autres précisions. Nous verrons cependant que cette définition masque des sous-entendus qui nous serviront pour définir l’innovation sociale. Cette définition peut déboucher sur deux approches : l’une collaborative, l’autre coopérative. Il importe de le préciser, car elles n’ont pas les mêmes implications en termes de projets politiques. Nous montrerons que la question de la propriété est au centre de ce qui les différencie. Un tableau de synthèse de ce raisonnement est présenté en annexe.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Jacques Prades

Les marqueurs d’innovation sociale : une approche institutionnaliste

L’innovation sociale fait actuellement l’objet d’une attention soutenue en France et plus largement en Europe. En particulier, l’un des enjeux pour les pouvoirs publics réside dans le fait de disposer d’outils afin d’identifier et de sélectionner des projets favorisant l’émergence de nouvelles trajectoires d’innovation par la valorisation, l’accompagnement et le financement des initiatives. Cette contribution a pour but de montrer comment, à partir d’une approche institutionnaliste, il a été possible d’élaborer, en Picardie, un outil collectif d’analyse : les marqueurs d’innovation sociale, permettant d’asseoir une politique publique de soutien à l’innovation sociale.

Numéro de revue: 
336
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Emmanuelle Besançon et Nicolas Chochoy