Coopaname

Les « Dialogues de la Recma » ont vu le jour !

Que nous dit la recherche sur la gestion des coopératives d’activités et d’emploi (CAE) ? C’est autour de cette thématique que la Revue internationale de l’économie sociale (Recma) a inauguré, le 6 novembre 2018, un rendez-vous à destination de ses lecteurs et amis. Ceux-ci étaient invités à partager un petit-déjeuner avec Stéphane Veyer et Joseph Sangiorgio, de la Scop Coopaname, auteurs d’un article de recherche-action paru dans le numéro d’octobre de la Recma et portant sur une innovation de gestion au sein de la CAE Coopaname.

Focus sur trois initiatives coopératives

- Sise dans le 14 e arrondissement de Paris, la Manufacture coopérative a été mise en place par les coopératives d’activité et d’emploi Oxalis et Coopaname, afin d’accompagner la transformation de collectifs de travail (groupes d’usagers, PME, associations, projets étudiants, collectifs informels d’individus autonomes regroupés autour d’une profession, etc.) en organisations coopératives.

Les parts congrues de la coopération : penser la question de la propriété dans les Coopératives d’activités et d’emploi. L’exemple de la Scop Coopaname

Ce qui est congru est juste, exact. Toute expérience coopérative implique un débat permanent sur les parts congrues de la coopération, où se joue notamment l’équilibre entre personne et collectif. Mais comment coopérer congrûment quand la coopération intègre une troisième partie, l’activité – objet juridique mal identifié qui constitue pourtant l’une des deux composantes de la Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE) ? En étudiant de quelle manière Coopaname, Scop issue du mouvement des CAE, traite la question du résultat comptable, les auteurs illustrent comment le débat sur les choix de gestion dans un jeu coopératif complexe débouche sur une  appréhension originale du rapport à la propriété. La négociation permanente entre injonctions de gestion contradictoires semble ainsi fonder le commun coopératif.

 

Numéro de revue: 
350
Année de publication: 
2018
Auteur(s): 
Stéphane Veyer, Joseph Sangiorgio

Pour une économie sociale et solidaire "de combat"

Voilà, c'est fait. L'économie sociale et solidaire (ESS) voulait être " reconnue ", elle l'est. Elle souhaitait changer d'échelle : elle en aura les moyens. Les entrepreneurs sociaux voulaient qu'on leur fasse une place sur la photo de famille : ils sont au premier rang. Dont acte : le projet de loi sur l'ESS présenté par Benoît Hamon et voté par le Sénat a le mérite d'exister et de proposer des dispositions qui faciliteront la vie des entreprises du secteur. Il suffirait donc à présent de se fondre dans le cadre institutionnel tracé par la puissance publique et d'y faire prospérer nos entreprises d'ESS en bons développeurs. Mais est-ce bien là ce que nous avions à revendiquer ? Une tribune de E. Antoine (Minga) S. Veyer (Coopaname) dans le Monde du 21/11/2013.

La coopérative d’activités et d’emploi à la recherche d’un modèle productif

A partir de l’exemple de Coopaname, coopérative francilienne dont deux des coauteurs sont associés, nous montrerons que le développement des coopératives d’activités et d’emploi (CAE), bien qu’il se situe dans le champ de la production, procède avant tout d’une dynamique de nature politique. Ce faisant, les CAE se heurtent au caractère difficilement soutenable de ce modèle économique (accès aux marchés, profitabilité, niveau des revenus versés), ce qui entre en contradiction avec leur capacité à produire un compromis interne. C’est dans cet esprit que nous nous référerons à la notion de modèle productif, non pas pour montrer que la CAE est un modèle, mais pour favoriser la réflexion sur sa dynamique productive. Les CAE sont en effet construites sur le refus de la subordination et une quasi-absence de division technique du travail. L’originalité du modèle politique qu’elles produisent apporte des éléments de réponse individuelle et collective aux transformations du travail, mais interroge sur la stabilisation d’une dynamique productive.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma329_037051.pdf750.17 Ko
Auteur(s): 
Catherine Bodet, Noémie De Grenier et Thomas Lamarche

"Réinventer le travail: la voie coopérative", Nanterre, 2 juillet

Avec un chômage qui ne cesse de croître, la question du travail a cédé le pas à celle de l’emploi. L’organisation coopérative, méconnue et souvent mal servie, constitue une voie extraordinairement fertile et moderne. Son modèle de rapport au pouvoir, au temps, à la propriété, sa manière de construire du lien social et des solidarités permettent d’inventer des organisations de production et des façons de faire de l’économie qui posent les conditions d’une sortie du travail des logiques marchandes. La soirée proposée et animée par Coopaname, commencera par la projection du film "Les Fagor et les Brandt" et se poursuivra par un débat et un échange avec la salle. 

"L'économie sociale - préparer le terrain pour des réponses innovantes face aux défis actuels" : les responsables européens du secteur se penchent sur les politiques publiques françaises

Le 10 décembre 2012, la Direction générale française de la cohésion sociale organisait à Paris, dans le cadre de la méthode ouverte de coordination,  une "Peer review" sur l'"économie sociale" (ie "l'entreprise sociale") . Outre le pays hôte, il a rassemblé des représentants de dix pays pairs: l’Allemagne, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, la République tchèque, la Roumanie et la Slovénie. Ils ont été rejoints par des représentants des parties prenantes Eurodiaconia et FEANTSA et de la Commission européenne (DG EMPL).

"Sports coopératifs" Une coopérative de travail pour professionnel(le)s des activités physiques et sportives? 17 janvier, Bagnolet

Les professionnelles et professionnels des APS se débattent trop souvent avec leur propre travail : cumul de statuts différents, manque de couverture sociale, isolement, vrai-faux bénévolat, difficultés dans leurs rapports avec les collectivités ou les associations etc. Une solution existe pourtant pour dépasser ces difficultés : le rassemblement, sous forme coopérative, de groupes de professionnel(le)s qui auraient envie de partager une même organisation économique, de la gouverner ensemble, de s’y co-salarier et de s’y protéger mutuellement. Utopie ? Non ! Ce modèle existe déjà pour des professionnel(le)s de l’artisanat, de la communication, du bâtiment, de l’informatique ou de la formation professionnelle. Alors, pourquoi pas le sport ?