Insee

L’échelle des salaires est plus resserrée dans le secteur de l’économie sociale (Insee premières, fev 2012)

Pour les 2,3 millions de salariés travaillant dans le secteur de l’économie sociale, l'échelle des salaires est plus resserrée que dans le privé. On y observe en effet un écart moins important entre les plus faibles et les plus hautes rémunérations. Les salariés des associations, les plus nombreux, ont globalement des revenus assez faibles, qui ne s’expliquent pas seulement par la nature des emplois et les domaines d’activité. Ils sont aussi plus souvent à temps partiel. La santé est un des rares secteurs où les salariés sont en moyenne mieux payés que dans le reste du privé, grâce notamment à certains emplois très qualifiés dans des centres de recherche. Dans les coopératives, mutuelles et fondations, les salaires sont plutôt au-dessus de la moyenne, mais la grille salariale n’en est pas moins resserrée. Parmi les explications, l’organisation de certaines coopératives et mutuelles, notamment dans le secteur bancaire et assurantiel, qui concentrent les activités les mieux rémunérées dans des filiales de droit privé. Une étude de Laurent Bisault, direction régionale de Midi-Pyrénées, Insee

La place du secteur associatif et de l’action sociale dans l’économie

La place du secteur associatif et de l’action sociale dans l’économie. Deux dimensions de la vie sociale à l’aune des comptes nationaux. Par Mélanie Vanderschelden, division Synthèse générale des comptes, Insee

Les institutions sans but lucratif au service des ménages employaient 900 000 personnes en 2008, soit 3 % de l’emploi total. Elles ont versé 23 milliards d’euros de rémunérations et acheté pour près de 17 milliards d’euros de biens et services (y compris investissement). Ce faisant, elles ont produit et distribué gratuitement ou presque des services pour un coût de 40 milliards d’euros. La moitié de ces services relève d’activités d’enseignement et d’activités récréatives, sportives et culturelles, l’autre moitié relève de l’aide aux personnes handicapées et en difficulté. Mais la production d’action sociale correspond plus généralement à l’aide à l’ensemble des personnes fragiles ; elle s’élève en France à 62 milliards d’euros, car elle est aussi le fait d’autres acteurs de l’économie et couvre aussi d’autres publics, en particulier les personnes âgées. Les bénéficiaires, hébergés, accueillis à la journée ou pris en charge à domicile, financent 30 % du coût de l’action sociale.

L'Insee chiffre et cartographie l'emploi salarié dans l'ESS

Le n°1342 d'Insee Première paru en mars 2011 est consacré, sous la direction de Laurent Bisault, à l'emploi salarié dans le "tiers secteur" (en 2008).  La source statistique de ce travail est toujours la base de données Clap (Connaissance locale de l’appareil productif) utilisé par l'observatoire national de l'ESS  qui avait fait en son temps réagir les représentants de la coopération française

Associations : 16 ou 30 millions d'adhérents ? L'Insee change de méthode de calcul

Les rédacteurs d'Associations mode d'emploi relèvent dans leur numéro de janvier un beau hiatus dans les travaux de l'Insee comptabilisant les membres d'associations. Selon la statistique nationale, on serait ainsi passé de plus de 30 millions de membres en 2002, à 16 millions en 2008. Un effondrement de 40% qui ne semble pas avoir alerté grand monde.

L'Insee met à jour ses chiffres sur l'ESS

Débats sur le périmètre de l'ESS mis à parts, avec les difficiles questions de comparaison entre différentes bases statistiques, cet été l'Insee a mis à jour ses données sur l'ESS (2008) : effectif salarié par famille, part relative de chacune dans l'ensemble de l'économie, répartition des effectifs par catégories socio-professionnelles, nombre d'établissements, poids des rémunérations brutes. Des chiffres indispensables.