conditions de travail

La journée internationale des coopératives 2019

Depuis 1992, l’ONU organise une journée internationale des coopératives (CoopsDay) qui se tient le premier samedi de juillet. Cette année, cet événement sera célébré le 6 juillet et portera sur le thème du travail décent dans les coopératives. L’occasion de rappeler que les coopératives emploient 10 % de la population active totale au niveau mondial, soit plus de 279 millions de personnes, selon un rapport publié en 2017 par le Cicopa (Comité international des coopératives de production et de services industrielles et artisanales).

Coopérative et rapport au travail : le cas d’une CAE

La coopérative d’activités et d’emploi (CAE) permet d’accompagner les porteurs de projets entrepreneuriaux. A ce titre, les particularités de la CAE devraient avoir une influence sur eux – sur leurs compétences et leur identité professionnelle en particulier –, sous le statut original d’entrepreneurs-salariés, et plus généralement modifier leur rapport au travail. Cet article mobilise, dans un premier temps, la littérature sur la CAE, les profils génériques d’entrepreneurs, leurs compétences et leur identité professionnelle. Dans un second temps est présentée une enquête exploratoire dans une de ces coopératives, qui infirme certains aspects de la revue de littérature.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Marc-André Vilette

Le bien-être des usagers face aux indicateurs de performance Changement de modèle de l’IAE et tensions professionnelles

Etre un laboratoire du bien-être de leurs usagers est au coeur des préoccupations des responsables de structure d’insertion par l’activité économique (SIAE) du territoire étudié dans cet article. Les évolutions qu’ils décrivent de leur métier tendent cependant à leur faire opposer cette représentation de leur travail à d’autres, portées notamment par des indicateurs de performance issus des pouvoirs publics. Leurs discours montrent qu’en l’état ces structures sont également des lieux d’impuissance professionnelle pour des acteurs ne se sentant plus capables de répondre conjointement à ces deux logiques, qu’ils présentent comme contradictoires. En réponse, il s’agit de réinterroger collectivement les pratiques sociales et professionnelles pour se réapproprier le sens de leur métier.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Bernard Balzani, Eric Creusat et Renaud Garcia-Bardidia

La qualité de l’emploi dans les associations : quels enjeux dans un contexte de crise ?

La qualité de l’emploi est une préoccupation croissante des partenaires sociaux et un enjeu constant des débats publics sur l’emploi.Sa nécessité est soulignée depuis une quinzaine d’années par divers organismes internationaux, du Bureau International du Travail, à la Commission Européenne, en passant par l’OCDE.

L'ESS peut-elle réenchanter le travail ?

Si comme le dit Frédéric Lordon, « l’innovation historique du néolibéralisme consiste en le projet de faire entrer la mobilisation salariale dans un régime d’affects joyeux intrinsèques », alors il faut bien admettre que le développement de « l’économie sociale et solidaire » (ESS), et son aspiration à promouvoir le « travail autrement », participe à sa manière, à la construction d’un régime spécifique de mise de travail fondé sur la recherche de l’épanouissement de soi dans l’activité productive. Les organisations de l’économie sociale et solidaire, dont le développement et le champ d’exercice ont été récemment consacrés par une loi, constituent-elles un « écosystème » plus favorable à la diffusion de pratiques plus soucieuses du « développement professionnel » de leurs salariés ? Plus précisément, l’espace des organisations de l’ESS peut-il incarner une voie d'émancipation à l’hégémonie du « capital humain » comme référentiel des pratiques managériales ? Et si oui, quelles en sont les conditions de possibilité ?

Travailler dans l’ESS: aspirations, représentations et dispositions. Etude auprès des adhérents de Ressources Solidaires

A partir d’une étude menée auprès des adhérents d’un site spécialisé dans l’économie sociale et solidaire (ESS) dont il diffuse les offres d’emploi, cet article s’attache à dessiner le portrait type de l’aspirant salarié de l’ESS et plus spécifiquement dans le monde associatif, qui regroupe l’essentiel de l’emploi dans ce champ. Si les premières conclusions de cette étude ne sont donc pas généralisables à l’emploi dans les coopératives et les mutuelles, elles sont riches d’enseignements sur les représentations et les dispositions des actifs souhaitant travailler dans l’ESS. Loin de l’image du cadre supérieur du secteur capitaliste « en quête de sens », l’étude révèle que le « profil type » est davantage à chercher parmi les jeunes actifs, souvent des femmes fortement diplômées, dont les parents sont salariés de la fonction publique et qui voient se réduire considérablement leurs chances de titularisation dans le service public.

Numéro de revue: 
317
Année de publication: 
2010
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Auteur(s): 
Fanny Darbus et Matthieu Hély