Amap

Et après ?

S’il avait été écrit il y a un mois, cet éditorial aurait sans doute porté son attention sur le mouvement social qui a saisi la France au début de l’année 2020 consécutivement à la politique de son gouvernement – dont le projet de réforme des retraites. Comme dans d’autres revues à caractère scientifique, les membres du comité de rédaction de la Recma ont échangé leurs analyses de ce mouvement. À la différence de nombreuses revues qui ont pu prendre une position (1) , les approches qui se sont exprimées se sont révélées très variées.

De la contestation des accords du Gatt à la création des Amap : genèse d’un mouvement devenu emblématique de l’ESS

Cet article apporte un éclairage nouveau sur la genèse des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) en les réintégrant dans une histoire militante qui prend sa source au début des années 1990 avec l’Alliance Paysans Écologistes Consommateurs (PEC). Le traitement des archives de cette organisation montre combien la transformation de la cause du rapprochement des agriculteurs et des consommateurs est sensible à l’évolution du contexte politique. Ainsi, l’institutionnalisation de l’économie sociale et solidaire qui intervient au début des années 2000 tient une place déterminante dans l’émergence et la diffusion des Amap. L’article invite à analyser les initiatives relevant de l’économie sociale et solidaire à partir des outils de la sociologie des mouvements sociaux, afin de rendre compte de la dimension contestataire de l’ESS au regard des évolutions du militantisme.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Jean-Baptiste Paranthoën

Un tournant décisif

Les praticiens, chercheurs, militants et partenaires de l’économie sociale et solidaire vivent une période privilégiée. Rarement l’ESS, en effet, aura connu une telle effervescence. Elle vit un tournant de son histoire d’une importance telle qu’il n’en a existé que trois dans son histoire bicentenaire.

L'AMAP, une association considérée lucrative pour le ministre de l'Agriculture

L'activité des associations de maintien de l'agriculture paysanne est considérée du point de vue des principes fiscaux comme lucrative et celles-ci sont soumises aux impôts commerciaux quels que soient leur taille et le montant de leurs recettes. Toutefois dès lors que ces associations ne perçoivent en principe que des recettes modiques, les conséquences de la fiscalisation de ces structures sont en pratique limitées.

Les Amap pour "la reconquête de la souveraineté alimentaire des territoires et du pays"

Le Miramap, mouvement interrégional des Amap, met en route la révision de la Charte des Amap, qui date des débuts des associations il y a une dizaine d'années en France. Aujourd'hui, 1 600 Amap présentes sur tout le territoire, ont développé des pratiques différentes et parfois divergentes. Le Miramap écrit ainsi : ... « On ne compte plus le nombre de paniers bios, ou de terroir, qui proposent leurs services, avec bien moins de contraintes pour le consommateur.

Du Teikei aux Amap, le renouveau de la vente directe de produits fermiers locaux

Hiroko Amemiya. PUR, 2011, 350 p.

Le Japon n’est pas seulement précurseur d’innovations technologiques, il l’est aussi en matière d’innovations sociales, notamment agricoles. Autre élément singulier, l’innovation n’est pas l’apanage des salarymen, des chercheurs des grands laboratoires universitaires japonais ; elle vient aussi des femmes, des mères de famille soucieuses de la qualité de l’alimentation qu’elles donnent à leurs enfants. C’est ainsi que, dans un Japon alors jeune deuxième puissance économique mondiale, cherchant à "produire plus pour vendre plus" et déjà touché par des catastrophes écologiques et sanitaires, le système Teikei voit le jour dans les années 70, opposant la coopération à la concurrence.