entrepreneuriat social

"Perspectives de l’économie sociale et solidaire" par Hugues Sibille

Courant mars 2011, le vice-président du Crédit coopératif et vice président du Mouves, récent auteur d'un livre qui n'est pas passé inaperçu (Démocratiser l'économie, avec Tarik Ghezali) s'exprimait devant le Conseil national des Cres sur les rapports de l'ESS et de l'entrepreneuriat social. Les grandes lignes de cette intervention sont en ligne sur le blog d'Hugues Sibille. 

Démocratiser l’économie

Hugues Sibille, Tarik Ghezali, Grasset, 2010, 138 pages

Dans leur ouvrage consacré à la démocratisation de l’économie, Hugues Sibille et Tarik Ghezali (1) s’attaquent à une question récurrente dans notre histoire sociale : la démocratie économique, question familière aux praticiens et analystes de l’économie sociale et solidaire. Contrairement au discours des économistes qui réclament un retour de la régulation publique, ils affirment une conviction forte : la sortie de crise « ne sera pas keynésienne ». Ce ne sera pas une économie mixte mais une économie plurielle qui nous permettra de sortir des dégâts opérés par les dérégulations. Dans ces nouvelles « régulations citoyennes et entrepreneuriales » (p. 10), les sociétés de personnes devraient jouer un rôle important pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires et des managers qui a conduit à la financiarisation de l’économie. La perspective d’une plus forte valorisation de la coopération est séduisante mais l’argumentation n’est pas dénuée d’ambiguïtés.

Entreprises sociales et entrepreneuriat social en Grande-Bretagne

Cet article vise à présenter la situation des entreprises sociales en Grande- Bretagne. L’auteure y décrit d’abord brièvement l’histoire du tiers secteur anglais depuis le milieu du xxe siècle et les récentes mesures spécifiquement destinées aux entreprises sociales. Les conséquences majeures de cette politique publique sont ensuite présentées : la mise en concurrence des structures et la montée en puissance du « managérialisme ». Puis la question de la structuration légale est évoquée, avec le nouveau statut de société d’intérêt communautaire, ou community interest company, et la récente création du label Entreprise sociale. L’auteure étudie enfin la figure de l’entrepreneur et montre que la logique de l’entrepreneuriat social va à l’encontre de logiques collectives et d’entraide.

Numéro de revue: 
319
Année de publication: 
2011
Fichier attachéTaille
PDF icon recma319_097113.pdf422.08 Ko
Auteur(s): 
Maïa Souviron

Economie sociale et solidaire : nouvelles trajectoires d’innovation

Sous la direction de Sophie Boutillier et Sylvain Allemand. L’Harmattan, coll. « Marchés et organisation », 2010.

Cet ouvrage collectif, composé de neuf contributions, aborde l’économie sociale et solidaire (ESS) sous l’angle des nouvelles trajectoires d’innovation et d’une forme originale d’entrepreneuriat social. Une fois encore, comme dans la plupart des travaux sur l’ESS, l’ouvrage donne à voir la diversité des pratiques. Il ancre toutefois cette économie dans une perspective entrepreneuriale qui fonde pour partie l’originalité du livre et contribue à caractériser les enjeux qui traversent l’ESS aujourd’hui. On pense notamment à la question du poids de l’ESS (texte de B. Guesnier) et à sa contribution à la richesse ou plus largement au développement durable ; on pense aussi au diagnostic de ses faiblesses et particulièrement à la question des dynamiques participatives ; on pense enfin à cette dimension entrepreneuriale de l’ESS, centrale dans l’ouvrage. Il nous semble d’ailleurs que, plus que la question des nouvelles trajectoires d’innovation qui constitue le sous-titre de l’ouvrage, c’est celle des dynamiques entrepreneuriales qui prime.

Refonte du Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire

Le 21 octobre 2010, le Journal Officiel publiait le décret n° 2010-1230 du 20 octobre 2010 relatif au Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire qui installe et modifie le Conseil supérieur de l'économie sociale créé en juillet 2006.  Il s'est réuni le 26 octobre 2010 à Bercy sous la présidence de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi Christine Lagarde,  du ministre de la Jeunesse et des solidarités actives Marc-Philippe Daubresse et le secrétaire d'Etat en charge de l'emploi Laurent Wauquiez.