agriculture

La Scic : un modèle pour la préservation d’un territoire agricole...

Coop de France-Alpes-Méditerranée, la Safer Paca et le Conseil régional Sud Paca ont entrepris de fonder la Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) Terre Adonis. Sa mission est d’acquérir des terres par l’intermédiaire de la Safer Paca afin de les louer à un jeune agriculteur ou à un agriculteur nouvellement installé, qui s’engage en retour à acquérir ces terres dans un délai de sept à quinze ans.

Les organisations paysannes, un nouvel acteur des politiques agricoles en Afrique de l’Ouest ?

En Afrique de l’Ouest, le contexte est porteur pour la reconnaissance de l’agriculture familiale durable. Au lendemain des indépendances, les coopératives de producteurs sont d’abord apparues comme des appendices des autorités gouvernementales. Les sécheresses des années 1970 ont ensuite amené les gouvernements à une certaine ouverture vis-à-vis des mouvements paysans, dans le cadre d’actions de développement. La Fédération des ONG du Sénégal (FONGS), créée en 1976, a ainsi joué un rôle précurseur pour le mouvement paysan en Afrique de l’ouest. La mise en œuvre des plans d’ajustement structurel à partir des années 1980 a renforcé l’émergence d’organisations de producteurs et de plates-formes nationales, avec des leaders paysans développant une vision régionale de la problématique de l’agriculture.
Ces processus ont abouti à la création du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (Roppa) (Cissokho, 2009) à Cotonou (Bénin) en 2000. Le Roppa, après dix années de travail, a réussi à inscrire l’agriculture familiale dans les politiques régionales 1 (Magha, 2010).
Plusieurs travaux récents mettent en évidence l’importance de l’agriculture familiale dans la perspective de devoir nourrir une population de plus de 9 milliards d’êtres humains à l’horizon 2050. Parmi ceux-ci, une étude canadienne de l’University of British Columbia, intitulée How much of the world’s food do smallholders produce ? (Ricciardi et al., 2018), confirme que les agricultures familiales sur petites surfaces produisent une part de la nourriture mondiale proportionnellement supérieure à la portion de terre qui leur est attribuée. Il s’agit donc bien d’agricultures productives (Coopman, 2018) et non seulement de subsistance, comme elles sont parfois décrites.

 

Numéro de revue: 
352
Année de publication: 
2019
Auteur(s): 
Marc Mees, Dominique Morel et Pape Assane Diop

Agreenium et Coop de France partenaires pour des Moocs

A l’occasion du Salon international de l’agriculture 2018, Services Coop de France (l’organisme de formation de la Coopération agricole) et Agreenium (institut regroupant quinze grandes écoles et quatre organismes de recherche en agrobiosciences) ont signé un accord de partenariat afin de développer leur collaboration dans la production de ressources numériques pédagogiques à destination du grand public.

Les coopératives agricoles au Salon de l’agriculture

Le Salon international de l’agriculture s’est déroulé du 24 février au 4 mars 2018, sur fond de difficultés économiques pour nombre de petits agriculteurs et de suspicion croissante des consommateurs à l’égard de l’industrie agroalimentaire, à la suite du scandale Lactalis. Cependant, le thème choisi par les organisateurs de cette 55e édition – « L’agriculture, une aventure collective » – avait une résonance très coopérative.

Réduire les pertes de récolte en Inde grâce aux plateformes coopératives et à la capacitation des communautés

En Inde, dans les zones enclavées, les pertes de récoltes peuvent parfois annuler les effets d’une hausse de la production agricole et affecter la sécurité alimentaire des populations. L’étude de la chaîne de valeur des produits agricoles dans la région tribale de Koraput a permis d’évaluer les pertes de récoltes et le gaspillage des principaux fruits, légumes et céréales cultivés. À partir des résultats de cette enquête de terrain, des agronomes sont intervenus sur place et une action coopérative intégrant tous les foyers concernés a vu le jour, soutenue par la formation de cinq cercles agricoles et de dix groupes de solidarité. La promotion de l’action collective, le renforcement des institutions communautaires et la capacitation (empowerment) des parties prenantes ont contribué à réduire les pertes alimentaires dans des proportions significatives : 45,15 % pour les céréales, 24,03 % pour les légumes et 18,75 % pour les fruits.

 

Numéro de revue: 
347
Année de publication: 
2018
Auteur(s): 
Chaudhury Shripati Mishra, Seema Tigga, Malay Kumar Sahu

Séminaire Innovation sociale, agriculture et alimentation durable, 7 oct 2014, Paris

Commerce équitable, circuits courts alimentaires, maintien de l’agriculture paysanne, accès solidaire à la terre, distribution de paniers, jardins partagés ou solidaires, agriculture urbaine, épiceries sociales et solidaires, consommation engagée ou critique, autoproduction accompagnée, etc., nombre de pratiques socio-économiques sont présentées comme innovantes car concourant à une alimentation plus durable au regard des modes dominants de production, de distribution ou de consommation dans l’agroalimentaire. Parfois rattachées au giron de l’économie sociale et solidaire et à sa revendication de produire, échanger et consommer autrement, souvent ancrées dans des démarches locales pragmatiques, elles sont plus ou moins récentes et bénéficient aujourd’hui de soutiens publics qui renforcent mais aussi fragilisent les initiatives en suscitant de nouvelles opportunités et de nouvelles concurrences. L’accumulation d’études et de recherches permet aujourd’hui de mieux analyser et qualifier les aspects innovants de ces initiatives ainsi que leurs portées régulatrice ou transformatrice.