agriculture

Agreenium et Coop de France partenaires pour des Moocs

A l’occasion du Salon international de l’agriculture 2018, Services Coop de France (l’organisme de formation de la Coopération agricole) et Agreenium (institut regroupant quinze grandes écoles et quatre organismes de recherche en agrobiosciences) ont signé un accord de partenariat afin de développer leur collaboration dans la production de ressources numériques pédagogiques à destination du grand public.

Les coopératives agricoles au Salon de l’agriculture

Le Salon international de l’agriculture s’est déroulé du 24 février au 4 mars 2018, sur fond de difficultés économiques pour nombre de petits agriculteurs et de suspicion croissante des consommateurs à l’égard de l’industrie agroalimentaire, à la suite du scandale Lactalis. Cependant, le thème choisi par les organisateurs de cette 55e édition – « L’agriculture, une aventure collective » – avait une résonance très coopérative.

Réduire les pertes de récolte en Inde grâce aux plateformes coopératives et à la capacitation des communautés

En Inde, dans les zones enclavées, les pertes de récoltes peuvent parfois annuler les effets d’une hausse de la production agricole et affecter la sécurité alimentaire des populations. L’étude de la chaîne de valeur des produits agricoles dans la région tribale de Koraput a permis d’évaluer les pertes de récoltes et le gaspillage des principaux fruits, légumes et céréales cultivés. À partir des résultats de cette enquête de terrain, des agronomes sont intervenus sur place et une action coopérative intégrant tous les foyers concernés a vu le jour, soutenue par la formation de cinq cercles agricoles et de dix groupes de solidarité. La promotion de l’action collective, le renforcement des institutions communautaires et la capacitation (empowerment) des parties prenantes ont contribué à réduire les pertes alimentaires dans des proportions significatives : 45,15 % pour les céréales, 24,03 % pour les légumes et 18,75 % pour les fruits.

 

Numéro de revue: 
347
Année de publication: 
2018
Auteur(s): 
Chaudhury Shripati Mishra, Seema Tigga, Malay Kumar Sahu

Séminaire Innovation sociale, agriculture et alimentation durable, 7 oct 2014, Paris

Commerce équitable, circuits courts alimentaires, maintien de l’agriculture paysanne, accès solidaire à la terre, distribution de paniers, jardins partagés ou solidaires, agriculture urbaine, épiceries sociales et solidaires, consommation engagée ou critique, autoproduction accompagnée, etc., nombre de pratiques socio-économiques sont présentées comme innovantes car concourant à une alimentation plus durable au regard des modes dominants de production, de distribution ou de consommation dans l’agroalimentaire. Parfois rattachées au giron de l’économie sociale et solidaire et à sa revendication de produire, échanger et consommer autrement, souvent ancrées dans des démarches locales pragmatiques, elles sont plus ou moins récentes et bénéficient aujourd’hui de soutiens publics qui renforcent mais aussi fragilisent les initiatives en suscitant de nouvelles opportunités et de nouvelles concurrences. L’accumulation d’études et de recherches permet aujourd’hui de mieux analyser et qualifier les aspects innovants de ces initiatives ainsi que leurs portées régulatrice ou transformatrice.

Colloque "Renouveler les approches institutionnalistes sur l'agriculture et l'alimentation : la "grande transformation" 20 ans après", Montpellier, 16-17 Juin 2014

Il y a presque 20 ans, en 1995, paraissait un ouvrage collectif (pour l’essentiel des économistes de l’INRA et des enseignants d’un DEA parisien sur l’économie des institutions), édité par Gilles Allaire et Robert Boyer et souvent cité, qui traitait de « la grande transformation de l’agriculture. L’idée de « grande transformation » correspondait à une forme de transition, en référence à Polanyi. Elle voulait signifier que la crise du fordisme, de l’agriculture du fordisme et des politiques agricoles correspondantes remettait en chantier une grande transformation, pour faire plus de place au « marché ». Vu d’aujourd’hui, il est clair qu’il y avait alors, et il y a encore, une concurrence entre différentes voies de transformation des systèmes agroalimentaires.

Agrilocal :une association nationale pour promouvoir la relation directe entre producteurs locaux et acheteurs publics

Lancée par la Drôme et développée par le Puy-de-Dôme, ce dispositif permet à la restauration collective de se fournir localement à travers de marchés adaptés. Mutualisée, la plateforme sera adoptée par une trentaine de départements. La démarche a reçu le soutien de Stéphane Le Foll, Fleur Pellerin et Cécile Duflot.