capitalisme

L’entrepreneuriat social, un mouvement de pensée inscrit dans le capitalisme, J.-F. Draperi

Jean-François Draperi, L’entrepreneuriat social, un mouvement de pensée inscrit dans le capitalisme, Cestes-Cnam, Recma, Acte1, févr. 2010

La conception portée par le Mouves (mouvement des entrepreneurs sociaux) est présente à peu près partout dans le monde. Dans de nombreux pays, des mouvements comparables sont d’ores et déjà organisés ou sont en passe de l’être.

L’économie sociale, une alternative au capitalisme

Thierry Jeantet. Economica, 2008, 80 pages.

Dans une première partie (« Le capitalisme comme il va »), Thierry Jeantet souligne qu’en poursuivant l’accumulation du capital le capitalisme ne peut éviter de se projeter en avant, comme dans « une marche forcée » qui suscite une imagination débordante et une transformation permanente. Le capitalisme ne constitue pas un système stable : concurrence interne, OPA hostiles… Il témoigne ainsi d’une grande plasticité, il est protéiforme (p. 5).

Les défis du capitalisme coopératif. Ce que les paysans nous apprennent de l’économie.

Préface de Philippe Mangin. Georges Lewi, Pascal Perri, 2009, Pearson, 214 pages

80 milliards d’euros de chiffre d’affaire, 150 000 salariés, 40 % de l’agroalimentaire du pays avec des marques comme Candia, Béghin Say, Loïc Raison, D’Aucy … : la coopération agricole française est un poids lourd… très largement méconnu. Deux spécialistes du marketing et de la stratégie économique sollicités par Coop de France en livrent une introduction riche, bien documentée et vivante.

Débat du GNC: "capitalisme coopératif" versus "capitalisme financier"?

Près de cent vingt personnes ont assisté au débat organisé par le Groupement national de la coopération (GNC) le 9 juin 2009 sur le thème: « Face à la crise, les autres réponses des coopératives ». A la table, les présidents Jean-Claude Detilleux (Groupe Crédit coopératif ), Yves Zehr (Coop Alsace), Marie-Noëlle Lienemann (Fédération nationale des coopératives HLM), Charles-Henri Montaut (Union technique bâtiment) et Michel Prugue (Maïsadour) ont librement échangé avec Jean Arthuis et Didier Migaud (respectivement présidents de la commission des Finances du Sénat et de l’Assemblée nationale), sous la direction fringante de Guillaume Delacroix, journaliste aux Echos.  

L’économie sociale et solidaire une alternative à l’économie « capitaliste » ? Par Maurice Parodi

 

Il faut d’abord s’entendre sur le sens des mots qui constituent l’ossature du "discours" [1] des économistes orthodoxes (classiques et néoclassiques), hétérodoxes et marxistes. Et d'abord le mot "économie" qui peut désigner, dans le langage courant, les manifestations les plus tangibles de la "vie économique", telles que nous pouvons les appréhender dans notre environnement immédiat au travers des actes de la consommation (commerce, marchés locaux, produits importés, prix, pouvoir d'achat, etc.) ; au travers des manifestations de la production (industrie, agriculture, services [aux entreprises, aux ménages, services de proximité, entreprises – grandes ou petites, capitalistes, artisanales -], emploi, chômage, délocalisation, commerce, …) ; ou à travers les phénomènes de distribution (salaires, profits, rentes, …) et de redistribution des revenus (par les systèmes de sécurité sociale, d'action sociale [petite enfance, personnes âgées, handicapés, défavorisés, …] ou de la protection sociale en général) ; ou encore au travers des phénomènes bancaires, monétaires, financiers qui interfèrent inévitablement avec notre vie quotidienne (inflation, pouvoir d'achat, emprunt, prêt, taux d'intérêt, Bourse et même CAC 40, spéculation, crise financière, etc.). Mais dans la bouche des économistes et des experts, le mot "d'économie" et les mots associés vont prendre une saveur particulière perceptible par les seuls palais "éduqués". On est alors dans le langage codé et codifié des "sciences économiques", c'est-à-dire des représentations scientifiques et du discours propres à la discipline économique [2].

Entre mutualisme et capitalisme: le modèle de gouvernance hybride du groupe Crédit agricole

Depuis une quinzaine d’années, le secteur bancaire connaît de fortes restructurations tant au niveau national qu’européen. Au coeur de ces bouleversements, la structure spécifique des établissements mutualistes les a jusqu’ici préservés des erreurs commises par certains de leurs concurrents classiques traditionnels. L’article pointe pourtant une dilution des modèles: les valeurs mutualistes se conjuguent aux alternatives capitalistes, faisant ainsi émerger un modèle hybride. Trois critères de qualification de ce modèle sont retenus : couple produit-marché, schéma de gouvernance et mode de financement du développement. En étudiant le cas du Crédit agricole, qui concentre à lui seul les faits majeurs constatés dans le secteur mutualiste bancaire (internationalisation, entrée en Bourse, croissance externe), les auteurs cherchent à comprendre les conditions d’émergence d’un modèle hybride de gouvernance et les conséquences managériales en termes d’organisation et de contrôle.

Numéro de revue: 
308
Année de publication: 
2008
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Auteur(s): 
Julien Batac, Vincent Maymo et Valérie Pallas-Saltiel