capitalisme

La contribution de l’économie sociale et solidaire à l’heure de Rio + 20 : Une réponse aux challenges posés par la crise

Les  5e Rencontres du Mont-Blanc se sont tenues à Chamonix Mont-Blanc  du 9 au 12 novembre 2011. Elles ont réuni plus de 240 dirigeants et représentants de l'économie sociale venant de 40 pays. Ces rencontres ont été précédées d'un important travail de préparation. Le document d'orientation des RMB présente ainsi en une trentaine de pages une réflexion sur la crise, un tour d'horizon de l'ESS au Nord et au Sud et des pistes de sortie de crise, "vers un new deal social, écologique et démocratique planétaire". Une annexe, "cahiers d'initiatives", vise "à illustrer le potentiel actuel et à venir de l’économie sociale et solidaire dans le contexte des enjeux qui seront débattus à Rio en juin 2012" en 40 réalisations. 

"Économie politique de l'Asie", appel à contributions pour la Revue de la régulation, jusqu'au 25 mai 2012

« Économie politique de l'Asie ». Ce dossier offre une chambre d’écho, dans une revue d’économie généraliste, aux recherches, anciennes et récentes, en économie politique sur l’Asie. Les points 1 et 2 au moins intéressent potentiellement l'économie sociale. 

L’économie sociale et solidaire : une réponse à la crise ? Capitalisme, territoire, démocratie

Jean-François Draperi. Dunod, 2011, 256 p.

Dans son dernier ouvrage, J.-F. Draperi ouvre un chantier vaste et stimulant : celui de construire la théorie générale de l’économie sociale et solidaire, défi impossible à relever, selon lui, à partir des approches trop partielles. L’économie sociale est trop insérée dans l’économie capitaliste, même si certaines de ses règles permettent aux hommes d’être « plus vertueux » ; l’économie solidaire restreint le champ de la solidarité économique et l’entrepreneuriat social est trop soutenu par le capitalisme des grandes entreprises. Pour rendre compte des nouvelles pratiques et dépasser l’approche limitée à un ensemblier d’entreprises, l’auteur appelle de ses voeux la reconstruction d’une théorie, ou d’une doctrine, qui l’affirme comme mouvement social susceptible de constituer une alternative, sur la base d’un projet social "qui s’adresse à la société dans son ensemble". Il sait que cette démarche sera de longue haleine, mais il tente d’en poser quelques jalons.

Dossier « RSE, régulation et diversité du capitalisme » dans la dernière livraison de la Revue de la régulation

Nous avons le plaisir de vous informer de la parution du numéro 9 de la Revue de la régulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs. Ce numéro offre l’occasion de poursuivre la réflexion sur les mutations du capitalisme contemporain en interrogeant la notion de Responsabilité sociale des entreprises et sa capacité à jouer un rôle dans la formation de nouveaux compromis.

Au sommaire de ce numéro :
 

"L’exercice démocratique en entreprise coopérative. Du sociétariat au néosociétariat, la coopérative d’entrepreneurs salariés ou l'émergence d'un modèle inédit de gouvernance. Un certain esprit du capitalisme". Olivier JOUAN

Olivier Jouan, 1er Prix 2010 de la recherche coopérative, organisé par le Crédit Mutuel et la Recma.

Comment devenir sociétaire d’une entreprise collective quand on est un entrepreneur ? Comment animer le sociétariat dans une coopérative aux nombreuses originalités ?

Cet ouvrage propose une réflexion sur l’état du sociétariat dans les Coopératives d’Activités et d’Emploi (CAE), et sur son évolution à venir. Le lecteur est invité à effectuer une plongée dans l’Histoire du mouvement coopératif qui éclaire d’une certaine façon sur les fondements du capitalisme. Coopération et capitalisme sont aussi auscultés du point de vue de la psychanalyse institutionnelle.

Cet ouvrage s’appuie sur une solide expérience professionnelle du pilotage d’une CAE par l’auteur en tant que gérant de Port Parallèle, sur une large bibliographie et le rapprochement de plusieurs disciplines pour une meilleure compréhension des enjeux de la coopération, nécessaire à l’animation du sociétariat.

Des enquêtes et des entretiens auprès d’entrepreneurs, de salariés des équipes d’appui et de gérants viennent étayer la réflexion. Ce recueil de données vivantes, complémentaire à l’approche théorique, permet de brosser le portrait du rapport qu’entretiennent ces entreprises particulières aux questions de l’argent, du pouvoir et de la démocratie.

La coopérative d’entrepreneurs pourrait donner sens à un nouvel interagir en entreprise et plus largement en société. Sa capacité à interroger le travail, la subordination, la relation commerciale, peut la conduire à impacter durablement l’économie politique par la réintroduction du bien commun dans des entreprises qui n’appartiendraient plus qu’à elles-mêmes.

L’entrepreneuriat social, l’innovation au service du progrès social ou cheval de Troie du secteur marchand ? Paris, 15 oct 2010

Alors qu'outre Atlantique, des chercheurs s'intéressant à l'entrepreneuriat social (bientôt dépassé par le concept d'"intrapreneur social") se demandent si "bien agir"  est rentable pour une entreprise (réponse:  non, mais ne pas le faire peut coûter cher), la Marie de Paris, dans le cadre de ses rencontres citoyennes, se pose la question "l’entrepreneuriat social, l’innovation au service du progrès social ou cheval de Troie du secteur marchand ?."

L'économie sociale aux " journées de l'économie" JECO, Lyon 9-11 nov 2010

Jeco

Pour la troisième édition, les journées de l’économie ont réuni à Lyon durant trois jours (9, 10 et 11 novembre) 150 intervenants – entre autres Michel Aglietta, Françoise Benhamou, François Bourguignon, Michel Camdessus, Angel Gurria, Jean-Charles Hourcade, Christine Lagarde, Daniel Lebègue, Danièle Meurders, André Orléan, etc. 40 conférences et tables rondes et 6 000 participants. Cet événement se donne pour but de présenter et d’ouvrir l’économie à un public diversifié, des lycéens aux enseignants, des simples lecteurs de la presse aux acteurs de l’économie : bref, tout le monde est convié à participer aux débats et à échanger avec les intervenants.

Les nouveaux modèles d’économie sociale au Venezuela (une réponse au capitalisme rentier ?)

Forte d’un recensement de plus de 250 000 coopératives au second semestre 2009, l’économie vénézuélienne est actuellement en pleine métamorphose, expérimentant de nouveaux modèles de production au service de la collectivité. Les travaux consacrés à la coopération et à l’économie sociale, promue par une politique volontaire, y sont en pleine ébullition. 

De l’entreprise sociale à l’économie plurielle : une opportunité pour l’ESS ? par Nadine Richez-Battesti

On ne peut que saluer la capacité des acteurs de l’Economie sociale et solidaire (ESS) à ouvrir le débat sur l’entreprise sociale tout en regrettant qu’il reste confiné dans l’entre soi de l’ESS, et n’irrigue pas l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques, dans un contexte de crise profonde du capitalisme. Entre la célébration de l‘entreprise sociale et sa dénonciation, la voie semble étroite. Pourtant l’aspiration à concilier efficacité économique et justice sociale est un phénomène ancien. L’entreprise sociale constitue moins une nouveauté en soi, qu’une déclinaison renouvelée de cette articulation.