capitalisme

33e journées de l'AES "les nouvelles frontières de l'ESS", 12-13 sept 2013 (candidature pour le Prix Jacques Tymen jusqu'au 15 mars)

La chaire d’économie sociale et solidaire de l’UPEMLV et le laboratoire d’économie Erudite (Paris Est) organiseront les 33e Journées de l’Association d’Economie sociale sur le thème : "Les nouvelles frontières de l’économie sociale et solidaire", les 12 et 13 septembre 2013 à l’université paris Est Marne-la-Vallée. A cette occation sera remis le prix "Prix Jacques Tymen de l’Association d’économie sociale" récompensant des travaux universitaires (Thèse, Master 2) sur l'emploi, les revenus, le travail, la protection sociale, la santé, l'éducation et la formation, la culture, le logement, la famille, la pauvreté... candidatures jusqu'au vendredi 15 mars 2013.

Pays Basque: le REAS promeut les marchés sociaux comme alternative au capitalisme

Entretien du Ripess avec Carlos Askunze, coordinnateur du REAS, le Réseau de l’Economie Alternative et Solidaire du Pays Basque a pour but de lutter contre la crise en créant des marchés sociaux où les organisations s’assemblent afin de créer une chaîne de production, de commercialisation et de consommation. Pour cela, ils comptent sur EHNE, la Banque Ethique Fiare ainsi que d'autres organisations.

Rio+20 : les femmes disent "non au capitalisme vert! Oui à l'économie solidaire, oui à la souveraineté populaire!"

Des milliers de femmes de trente mouvements sociaux et paysans ont défilé lundi matin dans le coeur financier de Rio contre "l'économie verte" prônée au sommet de l'ONU sur le développement durable Rio+20 qui réunira une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement de mercredi à vendredi. Derrière une grande banderole de Via Campesina, le mouvement international paysan, où l'on pouvait lire "Les peuples sont contre la marchandisation de la nature", le cortège a parcouru plusieurs kilomètres en direction de l'Aterro do Flamengo où se déroule le Sommet des peuples organisé par la société civile en marge de Rio+20. Plusieurs centaines d'hommes, solidaires, ont fermé la marche qui a fini avec une vingtaine d'étudiantes enlevant leur tee-shirt et montrant leurs seins. Du haut d'un camion équipé de haut-parleurs, une militante hurlait : "Cette marche est une marche de femmes de la ville et de la campagne contre cette farce qu'est Rio+20!. Non au capitalisme vert! Oui à l'économie solidaire, oui à la souveraineté populaire!".

L’importance de la Mutualité en Amérique latine et dans les Caraïbes, Bogota (Colombie), 1-2 novembre 2012

Les 1-2 novembre 2012 se tiendra à Bogota, en Colombie, le premier forum International organisé par l’Observatoire d’Amérique latine et des Caraïbes pour l’économie solidaire SOLDEAMERICA, la fondation éducative pour la gestion d’entreprise et la Confédération de la Mutualité colombienne, COLOMBIAMUTUAL. Le thème central de ce forum est « L’importance de la Mutualité en Amérique latine et dans les Caraïbes ».

Le capitalisme en crise, quelle réponse des coopératives?

Le présent numéro de la Revue vie économique, sur le thème Le capitalisme en crise, quelle réponse des coopératives ?, veut explorer ce qui est en train de changer au sein de ce mouvement aujourd’hui : 1) une plus forte internationalisation ; 2) une distance critique du capitalisme qui avait été remisée depuis un bon moment ; 3) sa légendaire neutralité politique de plus en plus questionnée ; 4) le virage écologique de certains réseaux à la faveur de Rio+20, etc. Sommes-nous à la veille d’un important tournant ? Les sujets dont nous avons invité un ensemble d’auteurs (chercheurs ou praticiens) à traiter sont :

"Une alternative crédible au capitalisme", Roger Belot (Maif) dans le Monde

Nos sociétés occidentales sont plus que jamais confrontées à trois crises de grande ampleur : économique, financière, écologique. Cette situation a provoqué une crise de confiance des consommateurs à l'égard de ce qu'on essaie de leur vendre, des citoyens à l'égard du politique et des institutions, des salariés à l'égard des dirigeants des grandes entreprises. Dans ce contexte, la bonne résistance de nos entreprises de l'économie sociale et solidaire a réveillé l'intérêt des décideurs publics à notre égard : coopératives, associations, entreprises sociales et mutuelles dont nous sommes à la MAIF l'un des piliers fondateurs. Ces modèles d'entreprendre offrent, comme le fait notre mutuelle depuis près de 80 ans, une alternative crédible au capitalisme et se révèlent durables, sécurisants et fiables. Une tribune de Roger Belot (Maif) pour le Monde du 2 mai 2012.

Mouvement coopératif - Les multinationales devront se confronter à un nouvel acteur politique majeur

Pour Louis Favreau, sociologue qui étudie les mouvements sociaux d'hier et d'aujourd'hui, l'effervescence internationale qui tonifie depuis peu les mouvements coopératifs, mutualistes et d'économie sociale lui rappelle celle dans les milieux syndicaux qui a mené à la fondation de la Confédération syndicale internationale (CSI). «Ça évolue à petits pas, mais, dans les années actuelles, il y a un décollage nettement plus rapide», considère M. Favreau. Comme le mouvement syndical international avant le congrès inaugural de la CSI à Vienne, en 2006, le mouvement coopératif semblait lui aussi «affaibli», «léthargique », «adapté au capitalisme» et n'était plus considéré comme un «facteur de changement». 

SIAE : entre capitalisme et économie sociale

Les relations entre grands groupes et structures d’insertion par l’activité économique – les SIAE- trouvent un nouveau souffle, en partie grâce à la clause d’insertion dans les marchés publics. A côté des fondations d’entreprise, qui soutiennent depuis longtemps les actions contre l’exclusion, de nouvelles formes de partenariats voient le jour pour permettre aux grands comptes de répondre à leurs obligations en matière de ressources humaines et de faire preuve de volontarisme : sous-traitance et co-traitance, joint-venture à vocation sociale… Mais certains professionnels craignent de voir les grands groupes faire de l’insertion un marché comme un autre, au détriment de sa vocation première. Un très bon article (très nombreux exemples, présentations des points de vues critiques de J.F. Draperi ou M. Defalvard...)  d'Andrea Parrachini pour le Nouvel économiste

DÉPASSER LE SALARIAT POUR PASSER À L’ÉCONOMIE SOLIDAIRE. L’opportunité du revenu d’existence

L’économie solidaire est porteuse d’une ambition forte : démocratiser l’économie. Cette ambition réclame une réforme d’ampleur du capitalisme, ce qui n’est possible qu’en s’affranchissant du salariat. Comment s’affranchir du salariat ? Les initiatives solidaires, d’un côté, le revenu d’existence, de l’autre, sont deux réponses. Mais, et c’est l’argument central de notre travail, ces deux réponses sont incomplètes l’une sans l’autre et trouvent une force nouvelle dans une société de la connaissance en émergence.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
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Auteur(s): 
Eric Dacheux et Daniel Goujon

Entrevue - Le capitalisme en crise, un défi pour l'économie sociale 1/2

En octobre dernier, Jean-François Draperi publiait L’économie sociale et solidaire : une réponse à la crise ? Capitalisme, territoire et démocratie. Le rédacteur en chef de Recma, revue internationale de l'économie sociale souhaitait y « mesurer les limites de l’économie sociale et solidaire, présenter des pistes pour une critique du capitalisme, puis inviter à une mise en question radicale en proposant des voies de réflexion et d’action générale. » Rejoint par le Journal Ensemble, il a confié sa vision des enjeux sur lesquels porteront la tournée de forums régionaux de l'Année des coopératives au Québec. Voici la première des deux parties de cette entrevue.