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L’économie sociale comme réponse à la crise ? Capitalisme, territoires et démocratie, Montréal (Québec), 24/02/2015

Le CRISES vous invite à son prochain séminaire présenté par Jean-François Draperi, directeur du Centre d'économie sociale du Conservatoire national des arts et métiers (CESTES-Cnam), sur le thème "L'économie sociale comme réponse à la crise ? Capitalisme, territoires et démocratie".

Loi cadre ESS: "Retrouver quelques fondamentaux pour avancer", par Marcel Caballero et Jean-Philippe Milésy

Un texte de Marcel Caballero et Jean-Philippe Milésy pour les Brèves de juin du Ciriec France.
Une loi sur l’Economie Sociale et Solidaire est en débat à l’Assemblée nationale. Présentée par Benoît Hamon, alors ministre délégué à l’ESS (ce ministère a été supprimé depuis), elle a été adoptée en novembre par le Sénat, ce qui représente un délai insolite de six mois entre les deux examens. C’est sans doute que, bien que présentée comme une des dix priorités du candidat Hollande, l’ESS, malgré la satisfaction affichée par certains de ses acteurs, prompts à s’ébaudir, n’est guère une préoccupation du gouvernement, à l’heure du Pacte de  responsabilité. Il est d’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Lors de la conférence de presse du président de la République qui portait sur les entreprises et l’emploi et l’annonce du Pacte de responsabilité, l’Economie sociale ne fut pas même citée.  Or, l’ESS représente des dizaines de milliers d’entreprises de toutes tailles, contribuant pour pas moins de 10% au PIB et  employant plus de 2 millions de personnes. Mais surtout, alors  que les entreprises dites « classiques » licencient par milliers,  l’ESS embauche régulièrement. Est-ce une faute  d’appréciation du président ? Ou est-ce son acquiescement au  monopole de l’entreprise et de la création de richesse  revendiqué par le MEDEF et ses supplétifs de la CGPME et de  l’UPA ? En tout cas, cette absence pose à l’ESS un défi à la  mesure des enjeux de son développement dans la France  d’aujourd’hui, à l’instar de celui qu’elle connaît dans le monde.  En effet, l’Economie sociale, à travers ses valeurs et ses  principes, est une alternative utile au capitalisme financiarisé  et donc un enjeu économique, social, environnemental mais  aussi démocratique. Mais comment la mettre en œuvre ? 

Économie politique de l’Asie, nouvelle parution de la Revue de la Régulation

L’analyse hétérodoxe du développement asiatique n’est pas neuve, mais elle reste encore et toujours à approfondir. Ce travail est nécessaire en raison, d’une part de la taille de la région économique couverte, immense et très diverse, d’autre part de la méconnaissance dont elle pâtit en France, en particulier pour l’Asie du Sud-Est (mais aussi peut-être l’Asie du Sud), et enfin de la rapidité des changements qui s’y opèrent. .... Ce numéro est consultable librement à l'adresse suivante : http://regulation.revues.org/

Coopérative, contrôle ouvrier: retour sur l'expéricence de Sadefa à Fumel

Tout est à nous, organe du Nouveau Parti Anticapitaliste, publie dans sa livraison d'avril 2013 un article relatant l’expérience de la longue lutte menée dans l’usine Sadefa à Fumel (47). "C’est la Société aquitaine de fonderie automobile, longtemps entreprise phare et parmi les plus rentables du groupe Saint-Gobain-Pont-à-Mousson. L’usine est située dans une région où se côtoient les mines de fer et les barrages hydro-électriques à la base des fonderies et aciéries. En 1970, nous sommes près de 4 000, avec 3 500 CDI et 500 intérimaires et CDD et des sous-traitants. Nous fabriquons des tuyaux pour la voirie, l’adduction d’eau, des pièces pour l’automobile, la SNCF, des chemises pour pistons de poids lourds, bateaux, des tuyaux spéciaux pour la chimie, la papeterie et l’agro-alimentaire, la voirie, l’adduction d’eau, des plates-formes off-shore et... Beaubourg et La Villette.

FSM 2013 : Déclaration de l'assemblée de convergence sur l'ESS

L'assemblée de convergence "Ici et maintenant un monde alternatif est en marche" rassemblant Attac, Via campesina, le Chantier de l'économie sociale, le Ripess, Solidarius Italia, le Réseau africain d'ESS..., a adopté le 29 mars, lors du Forum social mondial de Tunis, une déclaration commune affirmant que " l’Economie sociale et solidaire et ses formes diverses de par le monde représentent l’alternative au système économique capitaliste mondialisé. C’est une économie conçue par les citoyens pour les citoyens dont l’objectif est d’assurer démocratiquement, un niveau de vie décent et la souveraineté alimentaire des peuples, tout en préservant les ressources naturelles actuellement détruites et gaspillées. C’est une économie de l’émancipation qui permet aux peuples, notamment les femmes qui en sont des actrices majeures, de maitriser leurs destins en éradiquant la pauvreté et en rétablissant pour chacun des droits à une vie digne."

Contribution de la commission nationale ESS du Parti de gauche: " Les alternatives concrètes, laboratoire de l'écosocialisme"

En préparation au 3e congrès du Parti de Gauche, les membres de la commission ESS se sont fendus d'une contribution 3e congrès du Parti de Gauche (22-23-24 mars 2013,  Bordeaux).

Marx nous a enseigné que l’aliénation économique est la source de toutes les aliénations (religieuse, politique, sociale) ; que lesystème économique (le mode de production et les rapports sociaux qui en découlent) est la base réelle sur laquelle s’élèvent la superstructure juridique et politique, la vie sociale et intellectuelle. Attendre de la prise du pouvoir politique une solution à l’exploitation du travail nous semble dès lors similaire au fait de renvoyer la résolution des conflits entre les sexes après la révolution. Les socialistes utopiques et les libertaires ont mis l'accent sur la nécessaire radicalisation de la démocratie à tous les niveaux. Les écologistes radicaux, à travers la plume d'André Gorz, ont insisté, un siècle plus tard, sur l'articulation entre sortie du capitalisme et sortie du productivisme, dans un contexte de finitude des ressources de la planète.  La Révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux passe nécessairement par la démocratisation de l’économie et la planification écologique, outil essentiel de la prise en compte de la finalité de la production, pour en finir avec la politique de l'offre et revendiquer celle de la demande et de la satisfaction des besoins, dans une démarche d'intérêt général.

L'ESS est-elle soluble dans le capitalisme? Paris, 12 février

6e séance du séminaire sur les pensées et pratiques d'émancipation de la Fondation Copernic.Les mouvements alternatifs ou contestataires se sont souvent constitués et érigés, directement ou indirectement, en opposition à l'hégémonie du système capitaliste. Cependant, au fur et à mesure de leur apparition et de leur succès, le capitalisme est parvenu non seulement à leur résister, mais à les récupérer, à les intégrer à son tour, pour s'en faire une vertueuse plus-value.  Ce processus est frappant concernant la protection de l'environnement ou du vivant, nouveaux mots-fétiches, totems officiels - assez inefficients, au demeurant. Pourtant, les problèmes qu'ils désignent et recouvrent ont été, pour l'essentiel, créés et entretenus par le système capitaliste lui-même. Nous aimerions analyser ce type de processus à propos de l'économie sociale et solidaire : constitue-t-elle une réelle alternative au modèle dominant, ou est-elle condamnée à devenir une nouvelle cerise sur le même gâteau ? Invité-e-s : Alain Lipietz, Jean-Louis Laville, Madeleine Hersent.

L’économie populaire solidaire : une perspective anticapitaliste

Au cours des deux dernières décennies, l’économie populaire solidaire a connu un essor important au Brésil et, tout particulièrement dans l’Etat du Rio Grande do Sul, plus connu par sa capitale Porto Alegre, pour avoir innové avec le budget participatif à partir de 1990 et pour avoir été le lieu d’accueil de premiers forums sociaux mondiaux (FSM). Un texte de Richard Neuville pour autogestion.asso.fr