Économie sociale

Redécouvrir la source autogestionnaire de l’innovation sociale

L'article 15 de la loi Hamon du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire définit juridiquement l’innovation sociale.

C’est « le projet d’une ou de plusieurs entreprises consistant à offrir des produits ou des services présentant l’une des caractéristiques suivantes :
- soit répondre à des besoins sociaux non ou mal satisfaits, que ce soit dans les conditions actuelles du marché ou dans le cadre des politiques publiques ;
- soit répondre à des besoins sociaux par une forme innovante d’entreprise, par un processus innovant de production de biens ou de services ou encore par un mode innovant d’organisation du travail.


Les procédures de consultation et d’élaboration des projets socialement innovants auxquelles sont associés les bénéfi ciaires concernés par ce type de projet ainsi que les modalités de financement de tels projets relèvent également de l’innovation sociale ».

Numéro de revue: 
346
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Timothée Duverger

Penser le convivialisme en économie sociale contemporaine

Cet article questionne l’économie sociale au prisme d’un auteur contemporain de Polanyi, peu cité dans les travaux : Ivan Illich (1926-2002). L’auteur mobilise la théorie des outils élaborée par Illich et l’applique à l’ESS afi n de mieux cerner les liens et apports potentiels du mouvement  convivialiste – mouvement social qui souhaite une « autre » civilisation, une civilisation de convivialité luttant contre l’inhumanité du monde. Pour l’auteur, Ivan Illich pourrait être intégré à la famille des penseurs de l’ESS et ainsi rénover l’approche de l’ESS. En eff et, les interactions avec le convivialisme pourraient conduire à rénover le projet politique et théorique d’une ESS contemporaine libérant du capitalisme.

 

Numéro de revue: 
346
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Pascal Glémain

L’économie circulaire veut faire la part belle aux initiatives de l’ESS

Fin septembre, Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté sa feuille de route sur l’économie circulaire, qui s’intègre au Plan climat du quinquennat. La secrétaire d’Etat et son ministre de tutelle ambitionnent de « réconcilier l’économie et l’écologie », c’est-à-dire de réduire les émissions de CO 2 tout en créant des emplois.

Le label américain B-Corp s’invite dans l’ESS

Les 2 vaches (groupe Danone), La ruche qui dit oui, Camif.fr ; Nature & Découvertes... Près de quarante entreprises de toute taille et de tout secteur affichent le label B-Corp en France. Ce label, géré par l’organisme sans but lucratif B-Lab, est censé certifier que l’entreprise est socialement responsable et bénéfique à son environnement, et qu’elle ne poursuit pas seulement le profit.