rémunération

Les agriculteurs sont-ils traités justement par leur coopérative ?

Grâce à l’analyse des résultats d’une étude exploratoire menée auprès de 534 adhérents d’une coopérative agricole polyvalente du sud de la France, cet article entend montrer la pertinence du concept de justice organisationnelle dans la compréhension de la relation qu’entretiennent les adhérents avec leur coopérative. Il présente également un état des lieux des perceptions qu’ont les adhérents de la justice, d’où il ressort que les relations avec les représentants de la coopérative sont jugées positivement, alors que les questions de participation et de rémunération génèrent un plus grand sentiment d’injustice.

Numéro de revue: 
336
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Valérie Barraud-Didier, Marie-Christine Henninger et Geneviève N’Guyen

Les jeunes agriculteurs veulent renouveler les générations dans les coopératives

Plus de 600 Jeunes agriculteurs, en congrès annuel à Metz du 4 au 6 juin 2013, ont adopté un rapport d’orientation consacré à la rénovation et la réappropriation des outils coopératifs. JA veut limiter « l’âge d’éligibilité des administrateurs à 60 ans » ainsi que le cumul des responsabilités : un même agriculteur ne pourrait plus être simultanément président de plus de deux organisations agricoles, quel que soit l’échelon de ces dernières. JA souhaite également encadrer les indemnités des administrateurs.

L’emploi des cadres dans l’ESS, étude CNCRES-Apec, novembre 2012

La place des cadres dans l’économie sociale et solidaire est importante (16% des salariés de l’ESS sont cadres) et soulève de nombreux enjeux stratégiques en termes de recrutement, de parcours professionnels ou de rapport au travail. Quelles sont les caractéristiques des cadres de l’ESS par rapport à l’ensemble des cadres ? Quelle est la place des jeunes cadres dans ces structures ? Qu’en est-il de l’égalité professionnelle entre les hommes cadres et les femmes cadres dans l’ESS ? Quels sont les parcours professionnels des cadres de l’ESS ? L’Apec et le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRES) se sont associés pour répondre à ces questions. 1 000 cadres de l’ESS ont ainsi participé à l’enquête annuelle de l’Apec sur la situation professionnelle des cadres. Leurs réponses ont pu être comparées à celles de l’ensemble des cadres du privé. 

Banques coopératives: combien faut-il payer les dirigeants de Desjardins (Québec)?

On apprend que les membres d’une caisse populaire de Trois-Rivières ont voté à la majorité pour réprouver le niveau de la rémunération des dirigeants de Desjardins. Dans le contexte de la mauvaise humeur généralisée à propos des rémunérations de dirigeants, cette initiative ne surprend pas et démontre le caractère démocratique de Desjardins. La réponse à cette question passe par l’examen des rémunérations payées à ces dirigeants et l’établissement d’un écart approprié entre ce qui se paie dans le secteur privé et ce que l’on paie dans le secteur coopératif.

L’échelle des salaires est plus resserrée dans le secteur de l’économie sociale (Insee premières, fev 2012)

Pour les 2,3 millions de salariés travaillant dans le secteur de l’économie sociale, l'échelle des salaires est plus resserrée que dans le privé. On y observe en effet un écart moins important entre les plus faibles et les plus hautes rémunérations. Les salariés des associations, les plus nombreux, ont globalement des revenus assez faibles, qui ne s’expliquent pas seulement par la nature des emplois et les domaines d’activité. Ils sont aussi plus souvent à temps partiel. La santé est un des rares secteurs où les salariés sont en moyenne mieux payés que dans le reste du privé, grâce notamment à certains emplois très qualifiés dans des centres de recherche. Dans les coopératives, mutuelles et fondations, les salaires sont plutôt au-dessus de la moyenne, mais la grille salariale n’en est pas moins resserrée. Parmi les explications, l’organisation de certaines coopératives et mutuelles, notamment dans le secteur bancaire et assurantiel, qui concentrent les activités les mieux rémunérées dans des filiales de droit privé. Une étude de Laurent Bisault, direction régionale de Midi-Pyrénées, Insee

L'Insee met à jour ses chiffres sur l'ESS

Débats sur le périmètre de l'ESS mis à parts, avec les difficiles questions de comparaison entre différentes bases statistiques, cet été l'Insee a mis à jour ses données sur l'ESS (2008) : effectif salarié par famille, part relative de chacune dans l'ensemble de l'économie, répartition des effectifs par catégories socio-professionnelles, nombre d'établissements, poids des rémunérations brutes. Des chiffres indispensables.

 

Le coopérateur ouvrier ou la signification du principe de double qualité dans les Scop

"Si le principe de la double qualité est fondateur dans le droit coopératif, il demande à être explicité. L’auteur de cet article s’y emploie en étudiant les coopératives ouvrières de production. La loi de 1978 qui en réglemente le statut est sujette à interprétation, en particulier dans la définition du coopérateur ouvrier. Ce dernier est-il un entrepreneur, un salarié ou bien relève-t-il d’un statut hybride qui reste à inventer ? Le statut du coopérateur ouvrier est étudié au travers des modalités pécuniaires et extra-pécuniaires instituées entre le coopérateur et la coopérative. Entre rémunération classique et participation aux fruits de l’entreprise, les rétributions financières apparaissent directement liées au travail. Le coopérateur participe aux organes de direction en sa qualité d’associé et aux organes de représentation du personnel en sa qualité d’ouvrier ; il bénéficie des droits et obligations d’un salarié, mais des spécificités sont inhérentes à la qualité de coopérateur. L’analyse fouillée de la nature juridique du statut de coopérateur ouvrier montre bien toute la complexité de la question, traduite dans le contrat de coopération."

Numéro de revue: 
299
Année de publication: 
2006
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PDF icon 299_034055.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Hiez D.

Travailler dans un monde de bénévoles : contraintes et limites de la professionnalisation dans les clubs sportifs

Historiquement structurées autour des logiques de l’engagement, les associations sportives, à l’instar de l’ensemble du secteur associatif, sont traversées par un processus de professionnalisation. Au-delà des tendances effectives et des chiffres qui attestent un accroissement quantitatif de l’emploi dans les clubs sportifs, cet article propose une analyse des conditions d’exercice de l’activité des salariés et des stratégies qu’ils développent dans un contexte associatif sportif fortement marqué par l’éthos bénévole. En effet, bastion d’une tradition sportive qui perdure – malgré la forte diversification des structures et des logiques à l’oeuvre dans le monde associatif sportif – et conforté par un rapport de force qui, lui, est très favorable, le bénévolat sportif impose ses règles et sa doxa à l’espace du sport associatif et aux acteurs qui y travaillent, déterminant leurs conditions et leurs identités professionnelles.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
Fichier attachéTaille
PDF icon 306_078091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Falcoz M., Walter E.