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La coopérative Lur Berri condamné à payer plus d'1,2 millions d'euros au titre de la participation des salariés aux résultats

La Cour d'appel de Bordeaux a condamné la coopérative agro-alimentaire basque Lur Berri, ancien propriétaire de Spanghero, à réintégrer plus de 1,2 million d'euros au titre de la participation des salariés aux résultats de l'entreprise. L'arrêt, exécutoire mais susceptible d'un recours en cassation, a été rendu le 4 avril. Il fait suite à un long marathon judiciaire entamé en 2003 et pourrait faire jurisprudence en s'appliquant "à d'autres coopératives", selon Sauveur Bacho, secrétaire de la CFDT Agroalimentaire Pays basque. Un article de latribune.fr

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Coopératives, marché et transformation sociale: "l’intervention des salariés dans la gestion des associations comme des coopératives devra être imposée"

Un texte riche et documenté de Benoît Borrits pour Cerises : "  [...] "Les années 2010 et 2011 ont marqué un tournant dans les luttes sociales en défense de l’emploi. Dans de nombreuses sociétés (Helio Corbeil, SeaFrance, Inter 59, Fralib…), les salariés ont perçu la reprise de l’entreprise sous forme coopérative comme étant la solution qui permet de préserver l’emploi. Pour autant, les échecs existent et la forme SCOP est tout, sauf une baguette magique. Le cas des salariées de l’entreprise Starissima (cf. le film « Entre nos mains » de Mariana Otero) qui n’ont pu faire aboutir leur projet de reprise suite au défaut d’un client en est un exemple parmi d’autres. D’un autre côté, en cas de succès, on constate un phénomène de dégénérescence des coopératives qui les renvoie vers un fonctionnement de plus en plus capitaliste, à l’image des dernières évolutions du complexe coopératif de Mondragón. Dans les deux cas, la faute au marché.

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L’actionnariat salarial: une voie d’avenir ?

Numero de revue : 326   Année de publication : 2012   Auteurs : Marcel Hipszman

Le 4 juillet dernier sortait, à l’occasion du Ier Sommet de l’actionnariat salarial (1), un rapport qui fera date, établi par un expert indépendant, Graeme Nuttall, du cabinet de consultants Field Fisher Waterhouse. Commandité par le vice-Premier ministre britannique, Nick Clegg, ce rapport passe en revue les solutions adoptées au Royaume- Uni, où le secteur encore modeste, mais en croissance, comprend quelque 250 entreprises, avec 110 000 salariés et un chiffre d’affaires cumulé de 30 milliards d’euros. Il propose un ensemble de mesures destinées à permettre un développement beaucoup plus important de ce type d’entreprise, avec notamment la création d’un organisme-centre de ressources chargé de la promotion du concept.

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Faire une place aux jeunes dans les coopératives laitières

Les Jeunes Agriculteurs (JA) souhaitent rénover la coopération laitière « pour inciter les jeunes à s'y investir ». Jérôme Chapon, vice-président du syndicat, avance plusieurs propositions. « Quand on s'installe, on n'a pas le choix du collecteur, explique Jérôme Chapon. Des éleveurs se retrouvent ainsi coopérateurs “par héritage”, mais pas par volonté. Et doivent parfois suivre une stratégie dans laquelle ils ne se retrouvent pas. Or l'outil coopératif – un projet collectif – est une chance. Nous souhaitons le rénover, pour inciter les jeunes à s'y investir. » Le syndicat Jeunes Agriculteurs a donc travaillé sur la coopération, en particulier dans la filière laitière. Pour impliquer davantage les nouveaux coopérateurs, les membres du réseau ont donc élaboré une série de propositions. Ils les présenteront à la coopération laitière (FNCL) en septembre. Leur objectif : créer une « pépinière » de jeunes dans la coopérative, et accélérer le renouvellement de génération.

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Reprise en Scop, banque publique d'investissement, non au "socialwashing" et label pour les entreprises sociales: Benoît Hamon agite l'ESS

Les sorties de Benoit Hamon ne passent pas inaperçues. Le 28 juin, au Groupe Chèque déjeuner, après avoir prévenu qu'il serait "vigilant au socialwashing", comme il avait fallu l'être à l'égard du "greenwashing", il a déclaré vouloir inscrire dans une loi le droit préférentiel de reprise d'une entreprise par ses salariés, projet porté notamment par l'AP2E depuis plus d'un an, et de nouveau évoqué le lendemain lors de sa visite du Groupe Vitamine T à Lille. Le ministre espère par ailleurs obtenir une part importante des futurs crédits distribués par la Banque publique d'investissement (BPI). Une somme qui pourrait atteindre 500 millions d'euros. Mais attention, « si nous avons les 500 millions d'euros de la BPI, il faudra s'en servir beaucoup mieux que les 100 millions que nous avons obtenus du grand emprunt et qui ont été une vraie usine à gaz », prévient Claude Alphandéry dans l'article des Echos consacré au déplacement du ministre. Lors de ce passage dans une entreprise phare du Mouves, le ministre a également annoncé la création d’un label pour les entreprises de l’économie sociale et solidaires (ESS) dans le cadre de la future loi cadre de l'ESS qui devrait voir le jour en 2013. Ce label permettrait de reconnaître la spécificité du projet des entreprises sociales, en s’appuyant sur des valeurs et dépassant ainsi la seule question des statuts.

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Les travailleurs participent-ils à la gestion des entreprises? Une étude des cahiers de l'observatoire transfrontalier de l'ESS (Belgique)

"Les travailleurs participent-ils à la gestion des entreprises ? Enjeux et réalités dans l’économie sociale et solidaire", dernier cahier de l'observatoire transfrontalier de l'ESS. Un des piliers fondateurs de l’économie sociale et solidaire, toujours d’actualité aujourd’hui, est la recherche de démocratie interne dans la gestion et le fonctionnement des entreprises. Ce cahier thématique vise à regarder comment les entreprises d’économie sociale s’organisent aujourd’hui pour atteindre cet idéal en se focalisant sur la place des travailleurs dans les processus décisionnels et consultatifs et dans les circuits d’information. En quelques pages, nous allons essayer de tracer les contours de cette réalité multiforme, source de créativité mais aussi de difficultés. La question est vaste. L’objectif ici n’est pas d’être exhaustif mais de susciter l’envie d’aller plus loin, d’ouvrir la discussion.

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« Scop » pour « Sociétés coopératives et participatives » ?

Suite au dernier congrès de la CGScop tenu à Poitiers au printemps 2008, le conseil national du mouvement s’est prononcé pour un changement de la marque « Scop entreprise ». Confié à l’agence de communication à qui l’on doit « l’Artisanat, la 1ere entreprise de France », le projet a été soumis courant octobre aux adhérents. « Scop entreprises » deviendrait « les Scop : sociétés coopératives et participatives ». Après « ouvrières », ce serait donc au mot « production », de disparaître de la communication des Scop car jugé « un peu négatif » et « restrictif » à l’heure où beaucoup de structures œuvrent dans le tertiaire. Un nouveau slogan-signature est proposé : « la démocratie nous réussit ».

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Equisol: un fonds d’investissement en Ile-de-France...pour l’entrepreneuriat social

Fin septembre 2009, le Conseil régional d’Ile-de-France annonçait la naissance d’Equisol, un fond dédié au développement ou à la transmission d’entreprises « à vocation sociale ou environnementale ». Ce fonds de près de 4 millions d’euros est abondé majoritairement par la Région et le Crédit coopératif avec la participation notamment de la Macif, du Crédit mutuel, de Chorum et de Sifa (France Active). Esfin-Ides en est l’opérateur et il prend la forme d’une coopérative présidée par Jean-Claude Detilleux. Elle a pour mission d’apporter des fonds propres (entre 10 et 100 mille euros) en prenant des participations dans une vingtaine de projets « à vocation sociale ou environnementale ». Pour le moment, explique M. Hugues Sibille, les entreprises ciblées sont des « PME de l’économie sociale et solidaire [ayant reçu] un agrément solidaire ou un agrément services à la personne ou qui ont un statut d’entreprises d’insertion ».

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La gestion participative, une utopie réalisée? L’expérience d’Alexandre Dubois aux aciéries de Bonpertuis

Numero de revue : 313   Année de publication : 2009   Auteurs : Xavier Hollandts

La participation des salariés à la gestion est restée un phénomène très minoritaire, cantonnée à quelques expérimentations. En revanche, la participation des salariés au capital a connu un développement important, surtout au cours des vingt dernières années. Or, la gestion participative s’appuie de manière indissociable sur la combinaison de ces deux dimensions. Cet article se donne pour objectif d’analyser historiquement le cas emblématique d’une entreprise ayant mis en place des structures originales de gestion participative afin de dégager certaines conditions permettant la réussite d’un tel projet. Nous soulignons notamment le rôle fondamental de l’engagement personnel du dirigeant, mais aussi l’importance de la dimension psychologique dans la réussite de ce projet d’entreprise.

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Godin, inventeur de l’économie sociale : mutualiser, coopérer, s’associer

Jean-François Draperi. Ed. Repas, collection « Pratiques utopiques », 2008.

Faut-il remiser au musée de la coopération et de l’économie sociale, après avoir déjà tout dit et tout écrit à leur propos, le Familistère de Guise et son créateur, Jean-Baptiste Godin? Assurément non, comme le démontre Jean-François Draperi dans son livre Godin, inventeur de l’économie sociale. L’auteur met en lumière la modernité de cet « expérimenteur « qui « a mis ses idées en pratique avec les hommes (et les femmes, autre anticipation de Godin et non des moindres) avec lesquels il bâtit, bien au-delà du travail, une véritable contre-société coopérative », comme le souligne l’éditeur dans son avant-propos. Plus que l’aventure du Familistère (mais faut-il parler d’aventure pour une organisation qui a vécu un siècle dont quatre-vingts ans sans Godin ? Aventure humaine, à ne pas en douter), le livre offre aux lecteurs un portrait à multiples facettes de celui que Jean-François Draperi considère comme « l’un des fondateurs de l’économie sociale et sans doute le plus moderne d’entre eux ».
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