épargne solidaire

Plus d’épargne pour l’ESS ?

Le secteur de l’ESS, qui représente 10 % du PIB français et 12,7 % de l’emploi, milite depuis de longues années pour voir le flux de l’épargne des ménages mieux orienté vers ses entreprises. Finansol, organisme qui labellise les produits d’épargne solidaire, plaide ainsi pour la création d’un livret de développement durable et solidaire (LDDS) qui pourrait permettre d­ ’atteindre, à terme, l’objectif que s’est fixé le secteur : repré­senter 1 % de l’épargne financière des Français.

La NEF veut devenir une vraie banque

La coopérative solidaire a déposé une demande d'agrément auprès de l'ACPR pour devenir une banque de plein exercice. Cette nouvelle tentative de la NEF sera-t-elle la bonne ? La coopérative d'épargne financière solidaire, qui nourrit l'ambition de devenir une banque de plein exercice depuis de nombreuses années, a adressé en octobre dernier sa demande à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour obtenir le statut d'établissement de crédit spécialisé.

6e forum d’échange entre acteurs bancaires et sociaux - 25/11/14 - Paris

« Les financements alternatifs pour les particuliers : pour quels publics et pour quels usages ? »

Si les outils de financement alternatif existent depuis longtemps en réponse à des besoins insatisfaits, le récent succès des plateformes de financement participatif en ligne montre que l’innovation est en marche. Se développent-ils à la marge d’une offre de crédit rendue moins facilement accessible par une réglementation protectrice ? Sont-ils une réponse à de nouvelles formes de pauvreté ? Révèlent-ils l’aspiration à de nouveaux modes de consommation plus collaboratifs, voire un rejet des institutions intermédiaires ?

Frédéric Tiberghien, le nouvel homme fort de Finansol

L'ex délégué interministériel chargé de l'ESS en 2006 et 2007 souhaite faire progresser l'épargne solidaire "à  1 % de l’épargne des Français, ce qui veut dire atteindre environ 35 milliards d’euros". Si Frédéric Thibergien ne s’engage pas sur le calendrier, il a une idée très précise du meilleur moyen d’atteindre l’objectif : reproduire ce qui a si bien fonctionné avec l’épargne salariale, c’est-à-dire introduire des « compartiments solidaires » dans les produits financiers préférés des Français. En clair, les épargnants auraient la possibilité d’orienter une partie (jusqu’à 10 % par exemple) de l’argent investi sur ces placements vers des activités solidaires.

Epargne solidaire : 235 millions d'euros en 2012 pour les entreprises de l'ESS

Environ un million de Français ont à ce jour souscrit un placement estampillé solidaire. Ils étaient moins de 40 000 en 2003. Les salariés peuvent placer une partie de leur épargne salariale dans des fonds qui investissent jusqu'à 10 % dans des sociétés de l'ESS. Et ceux qui misent directement sur le capital de structures de l'ESS profitent d'avantages fiscaux. Cela fonctionne. Le montant des encours progresse fortement (+ 32 %, à 4,69 milliards d'euros) et les sommes irriguant l'économie solidaire ont atteint 235 millions d'euros en 2012.

La Région Pays de la Loire lance une campagne sur l’épargne salariale solidaire

Oui, la finance peut avoir du sens. C’est le message de la campagne régionale sur l’épargne salariale solidaire. Son ambition est de faire en sorte que les fonds des plans d’épargne salariale favorisent le développement de l’économie sociale et solidaire… Circuits courts de l’économie ? « Circuits vertueux », affirme Fabienne Renaud, conseillère régionale chargée de l’économie sociale et solidaire (ESS). Elle présentait la campagne “Votre épargne a plus d’intérêt”, dans les locaux de Nantes Atlantique Place Financière le 2 février dernier. “Pour démultiplier les moyens financiers mis à disposition des entreprises de l’ESS des Pays de la Loire, de leurs projets de développement d’activité et de leurs capacités de création d’emplois, nous voulons inciter à ce que l’épargne des salariés de notre région soit au maximum mise à leur disposition”.

Banques coopératives et innovations sociales

Les pratiques industrielles et commerciales des banques coopératives coexistent avec des innovations sociales. A partir d’une enquête de terrain originale menée en France, l’article tente d’appréhender, en référence aux travaux de C. Vienney (1980, 1994), la capacité d’innovation sociale de ces banques relativement aux banques « SA ». Une différenciation utile est établie entre processus de banalisation et processus d’institutionnalisation. En s’intéressant à l’articulation entre règles, acteurs et organisation et à travers une analyse des services, des produits ou des dispositifs associés à ces différents types de banques, les auteurs soulignent la capacité des banques coopératives à répondre à des besoins non satisfaits par le marché, en privilégiant l’utilité du service sur la rentabilité. C’est aussi la capacité à mobiliser des acteurs collectifs dans le cadre de rapports de réciprocité entre les associés et l’organisation, en bref à faire vivre une démocratie économique, qui est mise en exergue.

Numéro de revue: 
301
Année de publication: 
2006
Fichier attachéTaille
PDF icon 301_025041.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Richez-Battesti N. Gianfaldoni P. Gloukoviezoff G. Alcaras J.-R.

L’épargne de proximité au cœur de l’économie de la vie bonne, réalité et perspectives théoriques

Si elle apparaît comme l’un des principaux déterminants des systèmes de financement locaux de l’action socio-économique locale, l’épargne de proximité, dite aussi « solidaire », reste empirique. Partant de ce constat d’une épargne de proximité délaissée par l’analyse économique contemporaine, l’article apporte une mise en perspective théorique permettant d’en mieux comprendre les mécanismes et d’approcher les motivations de l’épargnant solidaire. L’auteur montre que l’épargne solidaire se trouve à la source d’une cohésion sociale alternative parmi les plus efficaces ; elle révèle une prise de conscience de la nécessité d’un nouveau comportement d’épargne au service de l’économie de la vie bonne. Quel rôle ont pu jouer des groupes tels que les Cigales (Clubs d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’épargne) dans l’émergence de nouveaux processus de développement local? Quelle place occupent aujourd’hui les banques dans la gestion de l’épargne solidaire ? Autant de questions importantes qui sont explorées dans cette contribution.

Numéro de revue: 
294
Année de publication: 
2004
Fichier attachéTaille
PDF icon 294_054062.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Glémain P.