statistiques

The problem of cooperative boundaries: History, considerations and constraints

For more than 20 years, the French cooperative movement has worked on the definition of its economic boundaries, an essential problem for cooperative enterprises. As a satellite account of the social and solidarity-based economy (SSE) does not exist, it organised itself together with public authorities and the players of the SSE in view of defining “extended” boundaries, which take into account the “cooperative core” and the subsidiaries of cooperatives. The cooperative movement is confronted with diverging views on the definition of this economic boundary by the Observatoire national de l’ESS (National SSE Observatory), which engages in the collection of statistics and measurement as well as the observation of the social and solidarity-based economy. This article retraces the major periods of and the background to the establishment of the cooperative boundaries as defined by Coop FR, the organisation representing the French cooperative movement. It also proposes ways to progress towards a better visibility of SSE enterprises and cooperatives in particular.

Numéro de revue: 
0
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Chrystel Giraud-Dumaire

Panorama de l'économie sociale et solidaire à Genève - Etude statistique 2015

Une nouvelle étude statistique sur l’économie sociale et solidaire à Genève dévoile des chiffres inédits qui décrivent le profil de l’ESS genevoise ainsi que les bonnes pratiques de ses entreprises et organisations (égalité femmes-hommes dans les fonctions exécutives, intégration d’apprenti-e-s, prestations élevées pour les salarié-e-s, mesures environnementales, etc.). Une économie socialement et écologiquement soutenable est en marche.

L’Institut national de la statistique publie une étude sur l’économie sociale

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) le reconnaît, dès la première phrase de son étude sur l’économie sociale, publiée vendredi 21 novembre : son travail porte sur les quatre familles traditionnelles de ce secteur, c’est-à-dire les coopératives, les mutuelles, les associations et les fondations.

Luxembourg : l'emploi dans l'ESS a doublé en 10 ans

Les maisons relais pour enfants, les épiceries sociales ou les maisons de soins, voilà ce qu'on appelle des entreprises sociales et solidaires. Au Luxembourg, leur nombre est en constante augmentation. «Avec 25 000 emplois en 2011 (derniers chiffres en date), les entreprises sociales et solidaires ont presque doublé leur poids dans l’emploi total depuis 2000», affirme une étude du Statec du 8 avril 2014, qui ne prend pourtant en compte que l’emploi salarié dans les organismes ayant une activité économique récurrente et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 euros, ce qui sous-estime la taille de l'ESS...

Des coopératives plus grandes qu’on ne l’imaginait

Les coopératives font partie de l’économie sociale (ES), aux côtés des associations, des mutuelles et des fondations (Bisault, 2011), ce qui les amène à revendiquer les mêmes engagements : la démocratie autour du principe « Une personne, une voix », la recherche d’un projet collectif ou encore le refus d’une appropriation individuelle des excédents. Nombre d’entre elles ont privilégié pour se développer la croissance externe en créant ou en achetant des entreprises extérieures à l’économie sociale, c’est-à-dire des entreprises qui ne se réclament pas des principes de l’ES et qui le font d’autant moins qu’elles sont cotées en Bourse. Ce mouvement a pris tant d’ampleur que l’emploi des coopératives n’est plus localisé aujourd’hui que pour 55 % dans les coopératives mères (contre 45 % dans leurs filiales). Il concerne avant tout les coopératives bancaires et agricoles, beaucoup moins les coopératives de consommateurs, où les coopérateurs sont les clients, et les coopératives de commerçants regroupés autour d’une enseigne et d’une centrale d’achat. Les coopératives de production, principalement des sociétés coopératives et participatives (anciennement appelées sociétés coopératives ouvrières de production, Scop), dont les salariés sont les associés majoritaires, sont peu concernées.

La croissance externe des coopératives a des causes multiples. Elles sont souvent économiques, tant il est difficile pour une coopérative d’augmenter ses fonds propres, ce qui passe par la venue de nouveaux adhérents. L’extension en interne se heurte parfois aussi à des obstacles juridiques. Les coopératives agricoles ont ainsi été encouragées à filialiser les activités de transformation pour qu’elles n’échappent pas à l’impôt. L’attrait de meilleurs salaires a également constitué une motivation pour une partie des dirigeants des banques coopératives (Bisault, 2012). La création de filiales est aussi un moyen d’élargir le territoire géographique des coopératives. Cela vaut en premier lieu pour les coopératives agricoles, dont l’action s’inscrit dans un territoire pour lequel elles ont été agréées (Agreste-Primeur, 2009 ; Filippi et al., 2009).

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma330_107115.pdf1.96 Mo
Auteur(s): 
Laurent Bisault

Ce que nous enseignent les statistiques nationales françaises sur les évolutions de la coopération agricole

Cet article vise à analyser, à partir des données statistiques, les mutations majeures des coopératives agricoles, pour comprendre en quoi la course à la taille va conduire ces dernières à poursuivre leurs évolutions organisationnelles. Nous mobilisons une approche par le périmètre coopératif, qui utilise les enquêtes statistiques nationales pour 1995, 2000 et 2005, afin de prendre en compte l’ensemble des entreprises coopératives et de leurs filiales. Les résultats soulignent le développement des groupes coopératifs avec une distinction entre le secteur des industries agroalimentaires (IAA) et celui du commerce de gros. Mais les liens de contrôle partagé et minoritaires entre les entreprises révèlent le développement de nouvelles formes d’alliance et de partenariat, tant à l’aval qu’à l’amont des filières. Ces évolutions questionnent alors les sources de données disponibles sur leur disposition à prendre en compte ces phénomènes.

Numéro de revue: 
326
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
PDF icon recma326_029044.pdf1.23 Mo
Auteur(s): 
Maryline Filippi, Olivier Frey et Stéphanie Peres