Scop

Coopératives, marché et transformation sociale: "l’intervention des salariés dans la gestion des associations comme des coopératives devra être imposée"

Un texte riche et documenté de Benoît Borrits pour Cerises : "  [...] "Les années 2010 et 2011 ont marqué un tournant dans les luttes sociales en défense de l’emploi. Dans de nombreuses sociétés (Helio Corbeil, SeaFrance, Inter 59, Fralib…), les salariés ont perçu la reprise de l’entreprise sous forme coopérative comme étant la solution qui permet de préserver l’emploi. Pour autant, les échecs existent et la forme SCOP est tout, sauf une baguette magique. Le cas des salariées de l’entreprise Starissima (cf. le film « Entre nos mains » de Mariana Otero) qui n’ont pu faire aboutir leur projet de reprise suite au défaut d’un client en est un exemple parmi d’autres. D’un autre côté, en cas de succès, on constate un phénomène de dégénérescence des coopératives qui les renvoie vers un fonctionnement de plus en plus capitaliste, à l’image des dernières évolutions du complexe coopératif de Mondragón. Dans les deux cas, la faute au marché.

Avec les Fralib, le premier Séminaire ouvrier de l'ESS, Gémenos, 8 décembre

En lutte depuis plus de 760 jours contre la multinationale UNILEVER, les FRALIBien-es de l’usine de Gémenos sont sur le point de lancer leur SCOP : "Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions, SCOP T.I ". Cet extraordinaire combat ouvrier conduit les salarié-es de FRALIB à mettre en pratique des principes prétendument utopistes et irréalistes selon leurs détracteurs.

"Le choc coopératif" de Benoit Hamon (35e congrès des Scop)

A Marseille, pour le 35e Congrès des Scop, le ministre Benoit Hamon a promis un véritable "choc coopératif" (ou "caresse coopérative"- sic- pour ceux que le "choc de compétitivité" a pu commotionner). En s’adressant à 1200 congressistes salariés-coopérateurs, le ministre a bien évidemment pris soin de cibler les Scop dans ce choc coopératif, mais bien chagrin sera le coopérateur des autres familles qui boudera son plaisir à l’évocation des sept grands « leviers » annoncés.

Coopératives: une aide de 300000 euros de la région des Pays de la Loire

La libraire nantaise et maison d'édition L'Atalante (photo), spécialisée notamment dans la science-fiction, le roman noir et le cinéma, est devenue une Scop, une Société coopérative et participative. Les neuf salariés et quatre partenaires historiques ont racheté le capital et sont désormais associés. Cette transformation permet à Pierre Michaut, le fondateur, de préparer la transmission de son entreprise. Désormais les décisions importantes sont adoptées collectivement (une personne = une voix) et tous les associés touchent le même salaire.

Entre Scop et multinationale, le combat de salariés savoyards

L’histoire a tout d’une fable sur la mondialisation. Mais, pour le malheur des quarante-deux salariés qui la vivent, elle est bien réelle. Mardi, le tribunal de commerce d’Annecy leur a signifié qu’il approuvait la reprise de leur entreprise, SET, installée en Savoie et spécialisée dans des composants électroniques de pointe, par la multinationale américano-singapourienne KnS. Au détriment d’un projet de société coopérative (Scop) soutenu par l’Etat, qui a fait appel de la décision. Un article de DOMINIQUE ALBERTINI pour Libération du 8/11/12.

Colloque FNCuma "la coopération agricole de production", 4 décembre, Montrouge: le bilan

En 2012, la Fédération Nationale des cuma a lancé un travail sur la coopération agricole de production, c'est-à-dire la mutualisation par les agriculteurs de tout ou partie de leurs stratégies de production (sous des formes juridiques variées). Celle-ci rencontre aujourd’hui un contexte qui lui est à l’évidence favorable : volatilité des prix agricoles, nécessité d’innover en mutualisant les risques, volonté de mieux organiser le temps de travail, recherche de flexibilité... Cette coopération mérite d’être ré-identifiée dans les débats actuels, retravaillée par la coopération agricole et revalorisée auprès des pouvoirs publics et des agriculteurs. Aussi, la FNCUMA, avec le soutien de plusieurs partenaires, a organisé un colloque sur cette thématique, le 4 décembre prochain à Montrouge. Bilan

Groupement d’intérêt écologique et économique: une chance pour la coopération agricole de production? Paris, 31 oct

La FNCUMA vous invite à participer à la quatrième de ses journées d’étude consacrées à la coopération agricole de production, pour remettre en débat les questions de coopération de proximité en agriculture. Cette journée d’étude supplémentaire visera à mieux comprendre ce que pourrait recouvrir le « groupement d’intérêt écologique et économique » actuellement travaillé par le Ministère de l’Agriculture (voir document joint), et en quoi pourrait-il encourager de nouvelles coopérations entre agriculteurs autour de l’acte de production.