Scop

Goodyear - Amiens : le projet de coopérative balayé par la direction

Le projet de coopérative de la CGT, destiné à sauvegarder une partie des 1 175 emplois de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture, a été repoussé vendredi par la multinationale, qui s'est vu aussitôt reprocher son "manque de sérieux" par le syndicat. Dans une lettre adressée aux salariés, dont l'AFP a obtenu copie, la direction de Goodyear estime que le projet de Scop, annoncé le 26 février par la CGT, "n'est pas une solution de reprise viable des activités agricoles de Goodyear dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA)".

La CGT Goodyear conforte sa place, le projet Scop porté par les salariés

Embarquée dans son projet de société coopérative pour sauver l'usine d'Amiens-nord menacée de fermeture, la CGT a été confortée par les résultats des élections professionnelles qui se sont tenues vendredi et samedi. Avec 83 % des suffrages, la CGT remporte le scrutin haut la main. Dans le collège des ouvriers, elle obtient 87 % des voix pour les délégués du personnel et 84 % au comité d'entreprise. Elle réalise 84 % des voix chez les employés et 48 % chez les cadres.

Bioluz dernière née des coopératives au Pays Basque

Les seuls capables d’accepter des dividendes légers, ce sont les salariés”, affirme Pierre Combroux, pharmacien et tout nouveau directeur général de la désormais Scop (société coopérative et participative) Bioluz, laboratoire pharmaceutique implanté à Saint-Jean-de-Luz dans la zone Jalday et spécialisée dans le remplissage de poches souples stériles. Depuis le 24 février dernier, Bioluz appartient à ses salariés. Un article de Béatrice Molle pour le Journal du Pays Basque.

La CGT de Goodyear veut créer une Scop pour sauver le site d'Amiens

Les délégués CGT de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord (Somme), accusés ces dernières semaines d'avoir provoqué par leur intransigeance la fermeture du site, devaient annoncer, mardi 26 février, leur intention de créer une Société coopérative et participative (Scop), afin de sauver une partie de l'activité du fabricant américain de pneus. "Nous allons demander à la direction de Goodyear que les salariés puissent reprendre à leur compte la production de pneus agricoles", précise Mickaël Wamen, le leader controversé de la section locale du syndicat. "Cette activité est en effet très rentable et n'a aucune raison de fermer", ajoute-t-il.  Goodyear se porte bien et n'a aucune raison de fermer l'usine d'Amiens-Nord, selon la CGT. Selon la CGT, cette reprise en Scop pourrait permettre de sauver environ 800 emplois sur les quelque 1 200 que compte encore l'usine.

Cession de PME: les risques d’un droit de rachat prioritaire au profit des salariés

"Bien qu’en accord avec l’idée de favoriser les schémas de reprise par le personnel" Gilles Ravel pointe pour Miroir social  deux dangers à l'instauration d'un droit de préférence au profit des salariés en cas de cession, idée avancée de longue date par l'Ap2E, reprise récemment dans un rapport de la sénatrice Lienemann et figurant depuis à l'agenda ministériel de M. Hamon : "la perte de confidentialité [...] une source de fuite susceptible de fragiliser l’entreprise " ; une source de conflit syndical. Ce faisant, l'auteur rappelle que "30 % des transmissions de PME se font au profit des salariés. Or, seuls 5,1 % des dirigeants envisagent de transmettre prioritairement à leurs salariés." 

Les 135 salariés du groupe HISA (Havre) reprennent leur entreprise en SCOP

L’entreprise d’ingénierie Hisa dont le siège est basé au Havre et qui compte des implantations à Rouen et Lillebonne a été vendredi officiellement transformée en Société Coopérative et Participative (SCOP). Créée en 1987, HISA est un groupe de bureaux d’études intervenant en prestations de services à l’industrie (CA 10M€), sur des métiers allant de la mécanique à l’informatique industrielle, l’automatisme et l’électricité. Le groupe qui a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros travaille chaque année sur environ 350 projets dans des domaines aussi variés que le pétrole, la chimie, la pharmacie, la papeterie, l’agroalimentaire et l’automobile. L’ancien dirigeant, Yves Maugard, a souhaité transmettre son entreprise à ceux qui « la vivent réellement et qui y travaillent ». Il laisse ainsi les clefs d’une société en bonne santé financière et économique à ses anciens salariés.

 

Coopératives, marché et transformation sociale: "l’intervention des salariés dans la gestion des associations comme des coopératives devra être imposée"

Un texte riche et documenté de Benoît Borrits pour Cerises : "  [...] "Les années 2010 et 2011 ont marqué un tournant dans les luttes sociales en défense de l’emploi. Dans de nombreuses sociétés (Helio Corbeil, SeaFrance, Inter 59, Fralib…), les salariés ont perçu la reprise de l’entreprise sous forme coopérative comme étant la solution qui permet de préserver l’emploi. Pour autant, les échecs existent et la forme SCOP est tout, sauf une baguette magique. Le cas des salariées de l’entreprise Starissima (cf. le film « Entre nos mains » de Mariana Otero) qui n’ont pu faire aboutir leur projet de reprise suite au défaut d’un client en est un exemple parmi d’autres. D’un autre côté, en cas de succès, on constate un phénomène de dégénérescence des coopératives qui les renvoie vers un fonctionnement de plus en plus capitaliste, à l’image des dernières évolutions du complexe coopératif de Mondragón. Dans les deux cas, la faute au marché.