Scop

Transmission de PME saines en Scop : quelles spécificités?

La reprise des petites ou moyennes entreprises par les salariés s’inscrit désormais dans la stratégie de développement du mouvement coopératif. Le présent article analyse les spécificités d’une telle transformation en termes d’implication des acteurs et d’étapes du processus. Pour cela, il se fonde sur une étude de cas et des entretiens avec des responsables du mouvement. L’étude met en évidence les particularités sur le plan humain de cette forme de reprise à la lumière des recherches menées sur les autres types de transmission d’entreprise et des concepts néo-institutionnalistes sur le comportement des individus. Le rôle clé des conseillers du réseau Scop (coopératives de production) apparaît comme le moteur de la nécessaire confiance organisationnelle qui doit exister entre les acteurs. Cette confiance constitue le gage de la réussite du processus de transformation.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma330_057071.pdf1.28 Mo
Auteur(s): 
Marie-Christine Barbot-Grizzo, France Huntzinger et Thierry Jolivet

Marx et les coopératives de production : une question de valeur

Les positions de Marx sur les coopératives de production sont bien renseignées. Selon l’économiste, bien qu’elles dépassent la division en deux classes de l’organisation capitaliste, elles ne supplantent pas le capitalisme en tant que forme politique. Sur la base des études disponibles, le présent article rappelle dans une première partie les positions de Marx sur les plans doctrinal et pragmatique. La deuxième partie aborde la théorie de la valeur, afin de traiter la question du projet politique des coopératives : béquille du capitalisme ou dépassement de ce dernier. Si Marx traite cette question en évoquant une réunion d’hommes libres avec un plan concerté, la théorie de l’équilibre général avec des firmes autogérées est ici mobilisée. C’est en effet au niveau de l’ensemble de l’économie, de l’économie comme société, que les rouages de la valeur font la différence, en tombant soit du côté « du marché du travail », soit de celui d’une valeur qui répond à des normes éthiques. En conclusion, quelques enseignements de Marx aident à éclairer la question actuelle de l’économie sociale et solidaire comme projet politique.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma330_043056.pdf1.23 Mo
Auteur(s): 
Hervé Defalvard

Reprise en Scop : la CFE-CGC et 76 parlementaires soutiennent le projet Hamon

Bien des choses ont été écrites sur le  projet de loi cadre ESS, mais son article 11 est de loin le plus médiatique (bien plus en tous les cas que ceux traitant de la gouvernance mutualiste  ou de la démocratie en général). Une partie du patronat est en effet très mobilisée contre ce "droit d'information des salariés" (en lieu et place d'un droit de préemption comme l'avait promis le candidat Hollande) pour se porter repreneurs de leurs entreprises . La CFE-CGC vient au secours du projet en proposant d'allonger de 2 à 4 mois la période d'information et 76 parlementaires signent une tribune ambigüe "halte aux guerres idéologiques".

Mirambeau (Poitou-Charentes): une coopérative ouvrière sauve Metalit et l’emploi

La tôlerie industrielle Metalit, à Mirambeau, revient de loin. Elle avait été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Saintes le 14 mars dernier, mais avec poursuite d’activité. Car les juges ont fait confiance aux 14 des 23 salariés qui avaient décidé de former une Société coopérative ouvrière (Scop) et de mettre la main à la poche, sur leurs propres deniers et en empruntant à titre personnel, pour reconstituer la moitié d’un capital à 158000 euros. Le reste a été apporté par la Bourse régionale coopérative émanant du Conseil régional de Poitou-Charentes.  Un article de Marie-Laure Gobin pour Sud-Ouest du 4/10/2013

Colombes : des employés sauvent leur entreprise de la liquidation judiciaire

Une Scop pour dire stop ! Une cinquantaine de salariés ont payé de leur poche pour transformer leur entreprise de reprographie en coopérative. La société Reprotechnique, située à Colombes dans les Hauts-de-Seine, spécialisée en reprographie a été sauvée de justesse par ses employés en juillet dernier. Une cinquantaine de salariés ont pris le risque d'investir leur argent personnel dans leur entreprise menacée de fermeture, et devenue désormais une société coopérative et participative (Scop), et ont ainsi sauvé leur emploi. Ils ont apporté au total 300 000 €, à raison d'une participation d'un minimum de 500 € chacun. Une belle aventure, qui a permis à Reprotechnique, créée en 1963, de continuer à vivre malgré son placement judiciaire.

Budget formation en hausse pour les Scop

Pour les Scop et les Scic de moins de 10 salariés, 2013 sera une bonne année en matière de formation avec une consommation supérieure au budget collecté par Form.coop, le dispositif créé par la CG Scop en 2005 pour les formations coopératives et géré par Uniformation, l’OPCA de l’économie sociale. Ce succès résulte en partie de l’attractivité de l’offre de formation à destination des cadres dirigeants mise en œuvre depuis 2011 avec l’université Paris-Dauphine et l’école coopérative de management Coeptis. Les instances dirigeantes d’Uniformation ont décidé d’accompagner cette évolution en allouant une enveloppe de 124 000 euros issue des fonds mutualisés de tous les adhérents de l’Opca.

"Réinventer le travail: la voie coopérative", Nanterre, 2 juillet

Avec un chômage qui ne cesse de croître, la question du travail a cédé le pas à celle de l’emploi. L’organisation coopérative, méconnue et souvent mal servie, constitue une voie extraordinairement fertile et moderne. Son modèle de rapport au pouvoir, au temps, à la propriété, sa manière de construire du lien social et des solidarités permettent d’inventer des organisations de production et des façons de faire de l’économie qui posent les conditions d’une sortie du travail des logiques marchandes. La soirée proposée et animée par Coopaname, commencera par la projection du film "Les Fagor et les Brandt" et se poursuivra par un débat et un échange avec la salle. 

Coopératives et syndicats : un mariage de raison pour lutter contre les restructurations

"C'est possible, on fabrique, on vend, on se paie !" Le 18 juin 1973, les ouvriers de Lip, la célèbre firme horlogère implantée à Besançon (Doubs), inscrivent ce slogan à l'entrée de l'usine. C'est le top départ de la relance de la production de montres pour leur propre compte et leur vente sauvage, décidée par l'assemblée générale du personnel. Sans patron, le PDG Jacques Saint-Esprit ayant démissionné deux mois plus tôt, les salariés et l'intersyndicale CGT-CFDT n'avaient trouvé que cette solution pour maintenir l'emploi face à un dépôt de bilan imminent et au projet de démantèlement du site avec licenciements à la clé. [...] En 2012, il y a eu, par exemple, My Ferry Link, société coopérative et participative (Scop) de près de 500 salariés créée sous l'impulsion de l'ex-CFDT, après la liquidation de SeaFrance ; ou encore l'imprimerie Hélio Corbeil, à Corbeil-Essonnes (Essonne), qui compte environ 80 salariés.