Scop

Les Atelières ex-Lejaby lâchées par les banques et l'Etat (enfin, peut-être pas...)

Le carnet de commandes est plein, les machines à coudre tournent, les couturières continuent leur ouvrage: à Villeurbanne, les "Atelières" dont une poignée d'ex-Lejaby, sont hébétées à l'idée de devoir fermer, juste par manque de financement des banques et le manque de soutien du gouvernement. 

Fessenheim : Longuet propose la création d’une coopérative ouvrière

Quelques jours après l’adoption par le Sénat de la proposition de loi Brottes, sur la tarification de l’énergie, délesté du dispositif de bonus/malus sur la facture d’énergie, Gérard Longuet propose qu’en application de ce texte, EDF accepte la création d’une coopérative ouvrière de production électrique dédiée à la poursuite d’exploitation de la centrale de Fessenheim.

Les « Fralib » touchent du doigt leur rêve de coopérative

Les ouvriers de l’usine occupée de Gémenos ont reçu la visite d’un industriel qui pourrait rouvrir le carnet de commandes de l’usine fermée en 2010. Après onze mois sans salaire et l’annulation d’un troisième plan social, les « Fralib » ont des raisons d’espérer. Pour la première fois en trois ans de lutte, le groupe multinational a accepté de discuter des conditions d’une reprise de l’activité par les ouvriers. Mais surtout, l’usine intéresse des industriels du secteur.

"La qualité des relations sociales dans les SCOP : enjeux descriptifs et prospectifs" 18 décembre 2013, Grenoble

La crise et les dérives constatées dans certaines entreprises classiques ont contribué à mettre au premier plan les SCOP comme modèle alternatif d’entreprise. Elles restent cependant mal connues et c’est dans le but de contribuer à éclairer leurs spécificités qu’une équipe de cinq économistes et gestionnaires des universités Grenoble 2 et Lyon 2 s’est lancée depuis plus d’un an dans un travail de terrain. L’enquête a été menée auprès d’une quarantaine de SCOP de la région Rhône-Alpes sur le thème des « relations sociales » en se centrant sur le fonctionnement du collectif que forme l’entreprise coopérative. La journée d’étude du mercredi 18 décembre vise à rendre compte des résultats de cette étude et donner l’occasion d’un dialogue entre universitaires et acteurs du monde coopératif.

Carcassonne. Pilpa veut redémarrer en Scop

En juillet 2012, la multinationale R & R Ice-Cream envisage de fermer le site après quarante ans d’activités, mais les salariés refusent cette fatalité, réussissent à faire casser deux PSE par la justice et arrachent au passage un protocole d’accord qui oblige la société à financer le démarrage d’une Scop par d’anciens employés. «Nous sommes 27 à prendre notre destin en main en créant une Société coopérative ouvrière et participative. On veut y arriver. Le but de la Scop est de faire de la crème glacée artisanale sous la marque La Fabrique du Sud pour la grande distribution», explique Rachid Aït-Ouaki, représentant du personnel, un des piliers de la future Scop présidée par Christophe Barbier et dirigée par Maxime Jarne.

Transmission de PME saines en Scop : quelles spécificités?

La reprise des petites ou moyennes entreprises par les salariés s’inscrit désormais dans la stratégie de développement du mouvement coopératif. Le présent article analyse les spécificités d’une telle transformation en termes d’implication des acteurs et d’étapes du processus. Pour cela, il se fonde sur une étude de cas et des entretiens avec des responsables du mouvement. L’étude met en évidence les particularités sur le plan humain de cette forme de reprise à la lumière des recherches menées sur les autres types de transmission d’entreprise et des concepts néo-institutionnalistes sur le comportement des individus. Le rôle clé des conseillers du réseau Scop (coopératives de production) apparaît comme le moteur de la nécessaire confiance organisationnelle qui doit exister entre les acteurs. Cette confiance constitue le gage de la réussite du processus de transformation.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma330_057071.pdf1.28 Mo
Auteur(s): 
Marie-Christine Barbot-Grizzo, France Huntzinger et Thierry Jolivet

Marx et les coopératives de production : une question de valeur

Les positions de Marx sur les coopératives de production sont bien renseignées. Selon l’économiste, bien qu’elles dépassent la division en deux classes de l’organisation capitaliste, elles ne supplantent pas le capitalisme en tant que forme politique. Sur la base des études disponibles, le présent article rappelle dans une première partie les positions de Marx sur les plans doctrinal et pragmatique. La deuxième partie aborde la théorie de la valeur, afin de traiter la question du projet politique des coopératives : béquille du capitalisme ou dépassement de ce dernier. Si Marx traite cette question en évoquant une réunion d’hommes libres avec un plan concerté, la théorie de l’équilibre général avec des firmes autogérées est ici mobilisée. C’est en effet au niveau de l’ensemble de l’économie, de l’économie comme société, que les rouages de la valeur font la différence, en tombant soit du côté « du marché du travail », soit de celui d’une valeur qui répond à des normes éthiques. En conclusion, quelques enseignements de Marx aident à éclairer la question actuelle de l’économie sociale et solidaire comme projet politique.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma330_043056.pdf1.23 Mo
Auteur(s): 
Hervé Defalvard