Québec

Les réseaux d’échange de proximité au Québec. Bilan d’une enquête statistique

Cet article expose les résultats d’une enquête menée en 2008 auprès de 389 adhérents à douze réseaux d’échange de proximité (REP) québécois. Après avoir présenté ces REP dans leurs dimensions organisationnelle et institutionnelle et décrit le profil de leurs membres, les auteurs montrent, données statistiques à l’appui, en quoi la condition socioéconomique des adhérents vient moduler le lien d’usage entretenu avec le réseau. En effet, si les REP québécois accueillent une diversité de personnes et répondent à des attentes multiples, notre analyse révèle que le genre, l’âge, la scolarité et le niveau de revenu des adhérents sont associés, sur le plan statistique, aux motifs d’adhésion, à l’appréciation du REP et aux retombées perçues. On constate aussi que plus fort est l’engagement des adhérents dans leur REP, plus grandes sont la satisfaction à son égard et les incidences qu’on lui attribue.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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PDF icon recma324_bouliannecomeau_035052.pdf575.66 Ko
Auteur(s): 
Manon Boulianne et Yvan Comeau

Les apports de deux dispositifs de monnaies sociales, le SOL et l’Accorderie, au regard des enjeux du développement local soutenable

On assiste depuis les années 2000 à une multiplication des dispositifs de monnaies sociales. Elles s’inscrivent dans les initiatives citoyennes qui cherchent à répondre aux problématiques du développement soutenable. Nous verrons ainsi comment les monnaies sociales, et plus particulièrement les dispositifs de l’Accorderie et du SOL alpin, peuvent être des outils au service du développement local soutenable. Pour ce faire, nous soulignerons l’apport de trois objectifs des monnaies sociales (la territorialisation des activités, la dynamisation des échanges et la transformation des pratiques, des modes de vie et des représentations sociales) au développement local soutenable.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
PDF icon recma324_fare_053069.pdf665.17 Ko
Auteur(s): 
Marie Fare

Les Verts aiment les coopératives... les coop Québécoises lancent l'opération "Défi climat"

Le Congrès des Verts Mondiaux  s’est tenu à Dakar les 29 mars et 1er avril dernier, rassemblant des centaines de délégués venus de 76 pays. Une résolution votée à l’unanimité des participants a reconnu la corrélation étroite des principes coopératifs de l’ACI et ceux des verts Mondiaux qui appellent les gouvernements à promouvoir la création, le développement et la pérennité des coopératives. Le Congrès a également convenu que les coopératives avaient un impact significatif sur la lutte contre la pauvreté et contribuaient à "assurer un avenir durable et renouvelable pour la planète". Notamment en raison de leur engagement à diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le 1er mai, le chantier de l'économie sociale (Québec) lançait ainsi l'opération "Défi Climat 2012", vaste opération de sensibilisation citoyenne aux GES.

Les coopératives funéraires au Canada : un mouvement en pleine croissance!

Le mouvement des coopératives funéraires est en plein essor au Canada. En 2011, les coopératives funéraires du réseau ont dépassé la marque des 9 600 décès traités en un an ! Rappelons que le Réseau des coopératives funéraires compte 35 coopératives au Canada, dont 25 au Québec. Pratiquement toutes les coopératives ont connu une croissance dans leur marché respectif. Collectivement, il s'agit d'une augmentation de 5,1% en 2011. Si on compare à l'augmentation annuelle moyenne des décès (1 à 2 %), on voit que les coopératives funéraires gagnent des parts de marché d'année en année.

Mouvement coopératif - Les multinationales devront se confronter à un nouvel acteur politique majeur

Pour Louis Favreau, sociologue qui étudie les mouvements sociaux d'hier et d'aujourd'hui, l'effervescence internationale qui tonifie depuis peu les mouvements coopératifs, mutualistes et d'économie sociale lui rappelle celle dans les milieux syndicaux qui a mené à la fondation de la Confédération syndicale internationale (CSI). «Ça évolue à petits pas, mais, dans les années actuelles, il y a un décollage nettement plus rapide», considère M. Favreau. Comme le mouvement syndical international avant le congrès inaugural de la CSI à Vienne, en 2006, le mouvement coopératif semblait lui aussi «affaibli», «léthargique », «adapté au capitalisme» et n'était plus considéré comme un «facteur de changement». 

Cadre conceptuel pour définir la population statistique de l’économie sociale au Québec (Chaire du Canada en économie sociale)

Marie J. Bouchard, Paulo Cruz Filho, Martin St-Denis (décembre 2011).

L’objectif du cadre conceptuel est de fournir des concepts et des définitions pour guider la collecte de données et la production de statistiques cohérentes et comparables sur l’économie sociale québécoise. L’objectif est aussi de contribuer au développement de la recherche analytique sur l’économie sociale en identifiant des indicateurs pertinents pour la décrire quantitativement. Le cadre conceptuel doit être à la fois assez général pour témoigner de l’appartenance de l’économie sociale à un mouvement international, et assez particulier pour bien refléter son originalité québécoise. Dans ce document, nous employons le terme économie sociale dans une définition large et inclusive, couvrant les domaines de l’économie sociale coopérative, mutualiste et sans but lucratif ainsi que l’action communautaire et l’action communautaire autonome, tels que généralement reconnus au Québec.

30 millions de dollars pour Fonds de co-investissement COOP au Québec

Pour favoriser la création et l'expansion des coopératives, le gouvernement du Québec participera à la création, avec la Banque de développement du Canada, du Fonds de co-investissement COOP, dans lequel il investira 30 millions de dollars »,[23 milions d'euros]  a déclaré aujourd'hui le ministre des Finances, M. Raymond Bachand, à l'occasion du dépôt du budget 2012-2013 du gouvernement du Québec.

Québec: "Coopératives, action communautaire autonome et économie sociale: des dynamiques distinctes", par Louis Favreau

C’est pendant la conférence internationale organisée par le mouvement coopératif (sous la coordination du CQCM) en 2010 que j’ai été interpelé par un dirigeant de la CDEC de Québec qui me demandait pourquoi je n’utilisais pas dans ma présentation l’expression « entreprises d’économie sociale » pour parler des coopératives.

Québec : Le milieu coopératif et mutualiste, une force indéniable de l’économie sociale (étude Desjardins)

Le volume 21 de Perspective, la revue d'analyse économique des Caisses Desjardins fait le point sur l'évolution des coopératives non financières au Québec entre 2004 et 2008 (1 514 coop. de consommateurs, 295 de producteurs, 253 de solidarité, 183 de travailleurs, 54 de travailleurs actionnaires), par secteur d'activité (habitation, de loin les plus importantes; agroalimentaire, santé...), par emploi (dominé par l'agroalimentaire et la foresterie), le nombre de membre (domination de la coopérative scolaire, suivi par la coop.funéraire et d'alimentation) et volume d'actif (dominé par l'agroalimentaire puis le secteur de l'habitat).